Pour tenter d’échapper à ces pensées obsédantes, dans lesquelles elle sentait que sa raison s’enfonçait comme dans un tourbillon morbide, Marjorie Sweeney se raccrocha, comme à autant de bouées, à des questions simples : Où suis-je ? Depuis combien de temps suis-je enfermée ? Que veut-il ? Comment tout cela va-t-il finir ? Malheureusement, à chaque fois que la réflexion de la prisonnière venait buter sur cette dernière interrogation, son imagination lui esquissait des scénarios de plus en plus angoissants… Dorénavant, la vieille dame n’espérait plus, l’esprit perdu dans ce temps suspendu. Et même si elle acceptait l’idée de mourir, elle voulait juste ne pas trop souffrir lorsque son heure arriverait.
Lors du septième passage de l’homme, ce dernier ne dégagea pas sa tête de l’habitacle. Une odeur âcre s’immisça à travers les trous de la boîte. Puis, avant même que tante Midge n’ait eu la volonté de résister, sa conscience s’était abîmée dans les vapeurs du chloroforme…
– Et j’ai repris connaissance dans l’ambulance, conclut alors la vieille dame, les yeux toujours plantés dans ceux de son neveu. C’est le médecin, hier soir, qui m’a raconté que c’était toi qui m’avais découverte à Crathes, que je te devais la vie, et que tu passerais ce matin.
Sweeney s’était contenté de lui renvoyer un sourire attendri, avant de lui prendre la main.
Lorsque le jeune homme quitta la chambre de la convalescente, et alors qu’il traversait les couloirs impersonnels de l’hôpital, il eut bientôt conscience qu’un sentiment malsain lui envahissait peu à peu l’esprit : la haine ! Une haine indéracinable était en train de prendre possession de tout son être… Et rien à faire pour la repousser, même si sa raison lui rappelait que cette haine naissante était précisément le poison que Trevor Crabtree avait souhaité lui injecter. Il comprenait aussi que s’il cédait à ce sentiment nauséabond, son ennemi aurait alors atteint son objectif. Car l’inspecteur ne parvenait déjà plus à refréner cette pulsion. Dorénavant, « quelque chose » en lui savait qu’un combat, à la vie à la mort, s’était engagé avec l’Irlandais. La prochaine fois que sa route croiserait celle de son ennemi – et ce jour-là arriverait tôt ou tard – la lutte se résumerait à un : « C’est lui ou moi ! ». Ça ne pouvait pas finir autrement… Sweeney avait conscience que, désormais, l’un d’eux allait devoir éliminer l’autre. C’était ainsi. C’était écrit…
*
– Comment va-t-elle ? demanda Sweeney au révérend, alors que ce dernier l’invitait à s’asseoir.
L’inspecteur prit place sur un fauteuil de velours marron, au coussin recouvert d’un tissu fleuri. Son hôte l’imita en s’installant sur un fauteuil jumeau sur la gauche. Puis, comme à son habitude, il laissa le canapé d’en face libre pour les dames. Au moment où le révérend Davis allait lui répondre, les pas de souris de tante Midge se firent entendre dans le couloir. Quelques instants plus tard, la silhouette de la vieille dame se découpait dans l’entrée du salon.
Voûtée, maigrelette dans sa robe noire, les cheveux plus gris qu’à l’accoutumée, Marjorie Sweeney semblait avoir vieilli de dix ans. Paradoxalement, c’est d’un pas toutefois décidé qu’elle traversa la pièce pour venir embrasser son neveu.
– Archie… souffla-t-elle, satisfaite. Je suis heureuse que tu aies pu te libérer. As-tu fait bonne route ? lui demanda-t-elle encore, tout en allant prendre place sur la gauche du canapé.
– Bonjour, tante. Oui très bien, lui répondit-il. Il n’y a personne sur l’A90 en ce moment.
– Et voilà le thé ! s’exclama Patricia Davis qui arrivait à son tour, une théière en porcelaine à la main.
Les cheveux courts poivre et sel, un nez fin – aussi aiguisé que la lame d’un couteau – surmontant une bouche à l’éternel sourire chevalin, l’épouse du révérend ne correspondait en rien aux canons habituels de la beauté. Frêle, figée dans sa bonne humeur ainsi que dans ses petites robes sombres, Patricia semblait être l’archétype même de la femme d’ecclésiastique. Serviable, discrète, douce, prompte à l’empathie, la perfection si domestique de Mrs Davis avait parfois le don d’irriter le jeune Sweeney. Elle est si lisible, si prévisible, si… britannique ! exagérait-il alors, conscient toutefois que la dureté de son jugement n’avait d’égale que son admiration pour le dévouement de Patricia, aussi bien au profit de son mari que de toute leur communauté. En réalité, avait depuis longtemps compris l’inspecteur, elle m’agace parce qu’elle possède des qualités d’altruisme dont je suis moi-même totalement dépourvu !
– Bonjour Archibald, du lait ? lui demanda-t-elle, tirant brusquement Sweeney de sa rêverie.
– Hem… Non merci, Pat. Rien comme d’habitude, lui précisa-t-il, tandis que Mrs Davis finissait de remplir les tasses une à une. C’est alors que le policier remarqua le service à thé parfaitement ordonnancé sur la table basse, environné par un sucrier et un pot à lait aux motifs accordés, ainsi qu’une pleine assiette d’appétissants shortbreads. Cette normalité apaisante doit faire le plus grand bien à tante Midge, voulut se rassurer Sweeney. Avec les Davis, elle est entre de bonnes mains, jugea-t-il enfin.
– Comment te sens-tu aujourd’hui ? pensa-t-il à demander à la vieille dame, alors que Mrs Davis s’asseyait au côté de cette dernière.
– De mieux en mieux, lui déclara sa tante. Simon et Pat sont aux petits soins pour moi, affirma-t-elle en souriant de gratitude à ses hôtes.
– Rien de plus normal après ce qu’il vous est arrivé, releva élégamment le révérend.
– Nous partons aérer la maison de Marjorie deux fois par semaine, indiqua Patricia Davis.
– Oui, reprit tante Midge. Nous y sommes allées ce matin encore. Le simple fait de marcher dans Victoria Road me fait du bien, s’efforça-t-elle de sourire à nouveau. Avant, d’un coup, de planter son regard dans le vide et d’ajouter, l’air triste :
– Mais je ne sais pas quand je pourrai retourner habiter chez moi…
– Il faut être prudent, riposta instantanément son neveu. Tant que nous n’aurons pas localisé Crabtree… sous-entendit-il.
– Je sais. Tu as raison, concéda la vieille dame, résignée. Mais celle-ci ne tarda pas à rebondir :
– À ce propos, dis-moi : as-tu des nouvelles de l’enquête ? Est-ce que ton collègue, l’inspecteur Kane, a pu visiter les caves de cet immeuble dont je lui avais parlé dans Market Street ?
– Oui, mais ça n’a rien donné, l’informa son neveu. Les sous-sols ne ressemblaient en rien à ta description. On cherche une aiguille dans une botte de foin.
– Vraiment ? parut-elle douter. Avant d’enchaîner aussitôt :
– Et les petites maisons le long du port ? Est-ce qu’il est seulement allé voir ?
Au lieu de s’agacer, Sweeney estima au contraire que la combativité manifestée par sa tante s’avérait positive. En s’impliquant autant dans l’enquête sur son propre enlèvement, et en affichant depuis des semaines cette volonté de « faire la peau » à l’homme qui avait voulu la tuer, tante Midge ne pouvait que voir son moral, ainsi que sa santé, s’améliorer. Cette agressivité lui ressemble peu, sourit son neveu, mais bon, si c’est ce qui la fait tenir et lui permet de se reconstruire… finit-il par accepter. Quoi qu’il en soit, conclut-il, ce n’est pas moi qui lui reprocherai cet état d’esprit inédit !
– Qu’est-ce qui t’amuse ? releva Marjorie, qui venait de déceler un sourire involontaire sous la barbe rousse d’Archibald.
– Hein ? Ah… Euh rien, préféra-t-il esquiver.
Le révérend Davis en profita pour changer de conversation :
– Avez-vous entendu les dernières nouvelles concernant la pierre du Destin ? demanda-t-il à la cantonade. Je suis inquiet des tensions que cela commence à susciter avec le gouvernement britannique, s’émut-il. Et puis qu’ont-ils bien pu faire du morceau manquant ? Il va forcément réapparaître, n’est-ce pas ? proposa-t-il encore.
– Je me demande ce que les Anglais, ceux qui ont fait ça, pouvaient bien avoir en tête, commenta Mrs Davis en buvant une gorgée de thé.
– En plus, la pierre se trouve toujours à Londres, reprit son mari. Ils disent que c’est pour les besoins de l’enquête. Mais moi, je pense que tant que notre pierre ne sera pas de retour à Édimbourg, la querelle n’aura aucune chance de s’apaiser.
– Vous avez raison Simon, l’approuva tante Midge.
– C’est juste. Tout ça n’est pas bon, renchérit Mrs Davis. Chez nous, tout le monde va finir par s’énerver.
– Ça semble déjà être le cas ! plaisanta Sweeney.
La boutade de son neveu, si conforme à sa personnalité coutumière, parut détendre tante Midge. Elle en profita pour lui demander des nouvelles de son nouveau commissaire, mais aussi de son ami et ancien coéquipier Ian McTirney, ainsi que du nouveau, Angus Law. Sweeney, afin de ne pas l’inquiéter, choisit de ne pas s’attarder sur le sujet et il se contenta de lui servir les banalités d’usage.
Devinant que le terrain était miné, la vieille dame partit dans une autre direction :
– Alors, et ton chien ? enchaîna-t-elle, tandis que Higgins venait de lui réclamer un morceau de shortbread tout en se laissant caresser le sommet de la tête.
– Ah ? Très bien, se limita l’appréciation du policier. Je te remercie d’avoir pensé aussi vite à m’offrir un nouveau compagnon.
– Remercie plutôt Patricia, sourit Marjorie. J’ai eu l’idée, mais c’est elle qui est allée le choisir. Je m’étais contentée de lui réclamer un « Bobby », tu sais, le même chien que celui du cimetière d’Édimbourg(10) . Avec ton métier, j’ai pensé… insinua-t-elle.
– Tante… se désola son neveu. Bobby était un Skye Terrier, alors que Higgins est un Welsh Corgi. Ça n’a rien à voir.
– Oh tu sais, moi, les races… se défendit-elle. Et puis Patricia est d’Aberdeen, crut-elle devoir argumenter. Elle ne vient jamais dans la capitale, alors elle ne pouvait pas savoir.
Sweeney ne put s’empêcher de sourire, puis il offrit à son tour un morceau de gâteau à Higgins.
– Je n’ai pas l’impression qu’il soit aussi intelligent que Berthie, estima l’inspecteur. Mais je…
– Il est encore jeune, le coupa Patricia Davis.
– C’est vrai, apprécia son invité. Mais de toute façon, ça ira. Il est affectueux, très propre dans l’appartement, et puis il a une bonne tête ! conclut-il en lui secouant les oreilles.
– Je suis ravie qu’il te plaise, répondit tante Midge. Mais aussitôt, cette dernière profita de ce climat plus détendu pour aborder un sujet beaucoup plus sensible :
– Et Ilona ? Tu ne nous en as pas parlé, releva-t-elle.
Instantanément, la mine de son neveu se renfrogna, puis le jeune homme fixa ses pieds. Après quelques secondes de réflexion, il se décida à lâcher, la voix sourde :
– Début janvier, elle a été transférée dans une prison d’Ulster, près de Belfast.
– Ah bon ? s’étonnèrent de concert ses trois auditeurs.
– Elle n’est plus en Écosse ? Tu ne m’avais rien dit, parut s’émouvoir sa tante.
– Je ne voulais pas t’en rajouter, se défaussa Sweeney. C’est mieux aussi pour ses parents, enchaîna-t-il. Ils pourront la visiter beaucoup plus souvent.
– Et toi ? s’inquiéta la vieille dame.
– J’ai prévu d’aller la voir le mois prochain… répondit-il, le regard toujours fixe.
Craignant de réveiller cette mélancolie qui habitait son neveu depuis l’incarcération de sa compagne, tante Midge tenta de le relancer :
– Est-ce que tu ne nous avais pas parlé de nouvelles plus encourageantes avant ça ?
– Si, confirma aussitôt l’inspecteur. Comme le grand public ne sait rien d’elle – les gens croient que le ministre Lawless s’est suicidé –, les gouvernements écossais et britannique ont vite compris que les révélations sur le passé de l’ancien ministre ne servaient les intérêts de personne. Alors les politiques se sont accordés pour mettre Ilona au secret. Aujourd’hui, elle n’est toujours pas officiellement inculpée… soupira-t-il. Mais bon, reprit-il, j’ai l’impression que son transfert en territoire britannique est un signal plutôt positif. L’Écosse lâche du lest. Peut-être estimera-t-on, au bout d’un ou deux ans, qu’Ilona a suffisamment payé pour ce qu’elle a fait, et alors le MI6(11) pourra récupérer son agent en toute discrétion.
– Tu crois vraiment ? douta tante Midge.
– C’est en tout cas le scénario auquel j’ai envie de me raccrocher, lui avoua son neveu, et il la regarda cette fois droit dans les yeux. Tu sais tante, ajouta-t-il, je crois que j’ai fini par comprendre comment fonctionnent les hommes politiques : un bon arrangement vaut toujours mieux qu’un mauvais procès ou bien qu’une mauvaise publicité !
– Votre neveu a raison, proclama l’expérimenté révérend Davis.
– Le Seigneur vous entende… murmura Marjorie pour elle-même.
C’est alors Patricia qui fit dévier la conversation :
– Archibald, est-ce que vous resterez à dîner ? J’ai mis un Scotch broth(12) de côté, je sais que vous adorez ça. Et puis, en dessert, j’ai aussi pensé que vous…
– Non merci, la coupa Sweeney. Vous êtes adorable Pat, et vous me tentez vraiment. Mais je travaille demain, et avec toute cette route à faire de nuit… sous-entendit-il en contemplant l’obscurité qui, déjà, engloutissait les contours de la mer du Nord.
– Vous êtes sûr ? fit mine d’insister la maîtresse de maison.
– Et puis on ne sait jamais, il pourrait se mettre à neiger. En cette saison… insinua encore le jeune homme.
Moins d’une demi-heure plus tard, Sweeney avait fait ses adieux à sa tante ainsi qu’à ses amis, et il se retrouvait déjà sur le trottoir d’en face, debout devant sa voiture, la clé de contact à la main.
Je ne sais pas pourquoi je leur ai menti, se reprocha le policer. Je ne reprends le travail que dans deux jours. J’aurais pu dîner avec eux, passer la nuit dans l’ancienne chambre de leur fils, et rentrer tranquillement de jour, demain, vers Édimbourg… Qu’est-ce qui ne va pas ? s’interrogea-t-il. Avant de se répondre aussitôt : Je crois que je voulais éviter que ma tante ne finisse par déceler mon mal-être. Elle me connaît trop bien… Je voulais la préserver, ne pas l’inquiéter avec mes propres tourments, réalisa-t-il. Mais bon, comprit-il tout aussi vite, j’ai bien peur que mon départ précipité ne lui mette encore un peu plus la puce à l’oreille !
Désabusé, Sweeney prit le temps de respirer à pleins poumons cet air humide et froid qui remontait depuis la mer en contrebas, puis il chercha vainement à distinguer les étoiles dans un ciel nocturne chargé de nuages. Enfin, au bout de quelques instants, il ne put s’empêcher de relâcher un profond soupir. Eh bien voilà, réfléchit-il, les cartes ont été redistribuées : ma tante ne pourra plus vivre chez elle tant que Crabtree n’aura pas été mis hors d’état de nuire ; ce s****d peut s’en prendre à moi à n’importe quel moment ; Ilona s’est éloignée de moi, et je ne sais toujours pas ce qu’elle va devenir ; mon nouveau patron ne peut pas me sentir, et c’est réciproque ; McTirney me manque déjà, tandis que même Berthie n’est plus là… finit-il de se désespérer.
Curieusement, au même moment, Higgins se mit à couiner. En affichant une mine interrogative, puis en s’agitant devant la portière, le chien donna l’impression de ne pas comprendre pourquoi son maître s’obstinait à le laisser à la merci du vent, plutôt que de l’inviter à se réfugier dans le confort douillet des sièges de la Ford. Son regard, où se mêlaient incompréhension et supplication, finit par attendrir le jeune homme.
– Tu as raison Higgins, lui lança-t-il. Allez, grimpe ! et Sweeney déclencha l’ouverture électrique des portes.
Une fois derrière son volant, l’inspecteur réfléchit encore avant de démarrer : Qu’est-ce que j’étais en train de me dire, déjà ?... Ah oui, les cartes ont changé. Comme une nouvelle donne… imagina-t-il. Quels atouts ai-je dorénavant dans mon jeu ? Bien peu, je le crains, douta-t-il. Avant d’envisager : Et puis surtout, quelles sont les règles ? Quelle partie s’annonce ? À quel jeu pervers Crabtree espère-t-il me faire jouer ? Je n’aime pas ça, comprit Sweeney : je n’ai aucune envie qu’une inquiétude sournoise vienne me tarauder jour après jour. Je n’ai pas plus envie que ce pourri me prive de ma légèreté habituelle, insista-t-il. Non, même si la donne a changé, je dois vivre ! Vivre comme je l’ai toujours fait. Ce n’est pas Crabtree qui doit mener le jeu. Si je l’acceptais, alors j’aurais déjà perdu ! finit-il par réaliser.
Enfin, comme s’il était parvenu à ranger les cartes de cette nouvelle donne, ou bien comme s’il était prêt à disputer cette partie, Sweeney, soulagé, lança son moteur avant de prendre la route pour Édimbourg.
(1) C’est en montant sur la pierre du Destin, ou pierre de Scone (en anglais Stone of Destiny), que les rois d’Écosse furent couronnés à partir du IXème siècle jusqu’en 1296. Cette année-là, les Anglais prirent la pierre comme butin de guerre et l’emportèrent à l’abbaye de Westminster. Elle fut alors placée sous le trône des souverains anglais, avant d’être restituée à l’Écosse par le gouvernement britannique en 1996. La pierre se trouve actuellement au château d’Édimbourg. On dit toutefois qu’en 1296, la « vraie » pierre aurait été dissimulée avant l’arrivée des Anglais, et que l’original se trouverait encore quelque part en lieu sûr, dans l’est du pays.
(2) Scottish National Party : fondé en 1934, le parti indépendantiste dirige le pays depuis sa victoire aux élections législatives de 2007.
(3) Un référendum sur l’indépendance de l’Écosse s’est tenu le 18 septembre 2014. Avec 55% des voix en faveur du « Non » contre 45% pour le « Oui », le pays a opté pour son maintien au sein du Royaume-Uni.
(4) Nicola Sturgeon, femme politique écossaise, est devenue en novembre 2014 la première femme chef du gouvernement autonome d’Écosse.
(5) Lire Mortelles Hébrides.
(6) Criminal Investigation Department : service de police criminelle dont les inspecteurs travaillent en civil, à la différence des autres branches de la police qui portent l’uniforme.
(7) Lire Mortelles Hébrides.
(8) Lire Mortelles Hébrides.
(9) Le National Trust for Scotland est l’organisme chargé de la protection ainsi que de la promotion du patrimoine naturel et culturel de l’Écosse.
(10) La célèbre statue de Bobby, un chien de race Skye Terrier, se dresse près de l’entrée du cimetière de Greyfriars. Son maître John Gray, policier de nuit, mourut de tuberculose en 1858. Le lendemain de son enterrement, Bobby vint s’allonger sur sa tombe. Chassé, l’animal revint pourtant chaque nuit, afin de veiller sur son maître défunt. Jusqu’à sa mort en 1872, Bobby n’accepta jamais d’être adopté et il veilla sur la tombe du policier John Gray pendant quatorze ans. Depuis, « Greyfriars Bobby » est devenu pour les Écossais le symbole de la fidélité.
(11) Le MI6 (Military Intelligence, section 6) ou Secret Intelligence Service (SIS), est le service des renseignements extérieurs du Royaume-Uni.
(12) Bouillon écossais à base de mouton, d’orge, de lentilles et de pois.