XLVIII

1362 Mots

XLVIIILe brigadier retourna à la caserne, dont la principale façade donne sur la Grande-Rue, tandis que le derrière, qui est pourvu d’un assez vaste potager, touche aux champs du côté du nord. Un de ses gendarmes l’attendait. – Mon cheval est-il sellé ? demanda Nicolas. – Oui, brigadier, comme vous me l’avez dit ; vous le trouverez attaché à un arbre au bout du jardin. En quelques secondes, Nicolas se fut dépouillé de son uniforme, qu’il remplaça par une bonne blouse de fermier, et au lieu de son tricorne, il mit sur sa tête un de ces larges chapeaux de meunier de feutre grisâtre, qui sont le signe distinctif de la profession. Puis il passa à son poignet un gros bâton, de houx retenu par un solide cordon de cuir, et il se dirigea vers l’extrémité du potager où le cheval attendait. Le

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