XLIX

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XLIXUlysse le chambrion ayant ouvert la porte, se fit une longue-vue de sa main fermée et arrondie. La nuit était claire, les arbres dépouillés tamisaient sur la brume du bois un rayon de lune. Un être vivant apparut à l’extrémité de cette petite clairière dont la maisonnette était le centre. C’était Marton la bossue. Ulysse s’en alla à sa rencontre, laissant M. Victor de Saint-Jullien assis au coin du feu. La bossue et le chambrion qui, dit-on, ne s’en tenaient pas entre eux seulement aux liens de leur parenté, étaient bien faits pour s’entendre à première vue : même taille, même gibbosité, même regard défiant et cauteleux. La Marton était pourtant un vieux serviteur du château de Beaurevoir. Elle était la sœur nourricière de feu M. de Verne, et, grâce à cette circonstance, elle ét

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