LMarton s’en alla ; mais le cousin Ulysse la reconduisit un brin, laissant M. Victor de Saint-Jullien savourant son bonheur par avance, les jambes croisées devant le feu. Un nuage venait de passer devant la lune et la clairière se retrouvait dans l’obscurité. – C’est drôle, dit Marton, mais il me semble qu’on marche derrière nous. Ulysse se retourna et prêta l’oreille : – Je n’entends rien, dit-il. C’est le vent. – C’est possible, dit Marton, qui se remit à marcher. – J’ai pourtant l’oreille fine, dit le chambrion. Personne mieux que moi n’entend les sangliers la nuit dans les avoines. – Cousin, dit Marton, est-ce que vous posez toujours des collets ? – Toujours. Dame ! il faut bien vivre, en attendant les quatre mille francs de M. Victor. – Et les gardes ne vous prennent pas ? –


