Le grand deuil 2

1005 Mots
-Ce que tu m’as souvent conseillé, mais j’ai d’abord paniqué et j’ai crié, avant de courir vers la cuisine pour mettre de l’eau au feu -C’est bien, et ensuite ? -Je suis revenu presque au même moment que maman après avoir mis l’eau au feu, pour continuer à veiller sur Sympho le temps de retourner à la cuisine -C’est très bien -Mais maman, très inquiète, après m’avoir entendu crier est accourue voir ce qu’il se passait de plus près -Je vois. -Malheureusement, lorsqu’ elle est entrée dans la chambre Sympho, et l’a vu dans cet état, elle est tombée évanouie - Alors qu’as-tu fais mon garçon ? - J’ai appelé l’ambulance et j’ai couru chercher l’eau chaude que j’ai rechargé des poches médicales à eau, et je suis retournée dans la chambre de Sympho puis je l’ai porté sans son lit , puis couverte des poches d’eau chaude, recouvertes avec sa couverture , et effectivement, elle n’a pas tardé à ouvrir les yeux. - Et ta mère… -Je l’ai porté vers le portail, et les secours sont venus en ce même temps l’arracher d’entre mes mais, alors je n’ai pas eu d’autre choix que de laisser Sympho entre les mains de Dieu. - Et comment va ta mère maintenant ? - Je ne sais pas papa. Ils ne m’ont toujours rien dit, mais je suis assis ici à ses côtés et on dirait que sa respiration est commandée par la tonne d’appareils qui l’entourent. - Je viens tout de suite. Tu es dans quel hôpital ? - Hôpital « LA GRACE » - D’accord je viens Sûr que Sympho irait mieux, son père ne prit plus de ses nouvelles avant de partir. Lui parler de ce qu’il est arrivé à sa mère, ne ferait qu’empirer sa situation. Il se pressa donc de prendre la voie, pour retrouver Gratien, qui ne faisait que pleurer au téléphone. Tout ceci est de sa seule faute. Voilà combien cher peut coûter une petite erreur médicale. Si jamais il arrivait quelque chose de grave à son épouse, il ne se le pardonnerait jamais. A une cinquantaine de mètres de l’hôpital, à hauteur de la zone la galerie marchande, la sonnerie de son téléphone retentit. C’est Gratien. Il ne décrochait jamais aucun appel au volant, mais cette fois ci il le fallait bien. Au bout de la ligne, la nouvelle qu’il reçoit est très lourde à porter par ses oreilles. Sa chère épouse venait de s’éteindre. Pris d’un v*****t mal de poitrine au moment même de la nouvelle il ne sut à quel moment précis, il avait lâché son volant pour tenir sa poitrine de ses deux mains. Il cria fortement à cause de ce malaise respiratoire, qui obligea son véhicule à trouver refuge dans un fossé. Porté grâce aux alertes des populations témoins, dans le même hôpital qui venait de voir sa femme s’éteindre, il fut admis immédiatement aux urgences ou les mêmes appareils qui venaient de soulager son épouse, se retrouvèrent en relais sur sa vie. Mais contrairement à sa femme, lui il savait qu’il allait mourir, et se demandait plutôt pourquoi cet accident ne l’avait pas arraché en même temps à la vie. Deux jours étaient passés sans que Gratien ne s’en rende compte. Il n’avait pris aucun soin de lui-même depuis ces dernières quarante-huit heures. Sa mère d’abord, l’abandonnant en ce monde au bout de vingt-quatre heures, puis son père qui le replonge en soucis depuis autres vingt-quatre heures. La vie ne pouvait pas être plus cruelle que ça. Il n’avait même pas eu le temps de prendre des nouvelles de sa sœur depuis tout ce temps. Tous ces évènements étaient vraiment plus forts que lui. Il avait pleuré toutes les larmes de son corps, et continuait toujours à pleurer. Son patron, ainsi que ses jeunes collègues de job, l’avaient, massivement appelé pour le réconforter chacun. Ils lui avaient tous promis d’aller le voir après le boulot. Soudain, il sentit une main familière se poser sur son épaule, il aurait tellement voulu qu’il s’agisse de l’un de ses parents. Il se retourna doucement pour voir sa sœur en une belle forme. Cette fois-ci, il pleura d’abord de joie, avant qu’ensemble, tous deux ne se mettent à pleurer pour leurs parents. Elle se jeta dans ses bras en sanglot. Elle n’avait rien su jusqu’à ce matin ou après des séries de sommeils, elle s’est enfin réveillée plus en forme ce matin. La maison était désordonnée et les portes restées ouvertes. Elle fit le ménage partout, prit son bain, mangea un morceau, puis décida de regarder la télévision, lorsque le premier journal télévisé lui apprend la mort de sa mère, et l’admission de son père aux urgences. Tôt ce matin, le père de Gratien lui avait demandé de faire venir à lui son notaire. Le juriste et le vieux psychiatre agonisant ont beaucoup échangés, et l’homme de droit avait même effectué plusieurs navettes entre l’extérieur de l’hôpital, et la chambre de son client. Pour finir, il lui avait demandé de faire venir à lui son fils, mais sa fille aussi était déjà arrivée et ça, il ne le savait pas. Les deux enfants se présentèrent donc et il en fut heureux car, étant sur le point de demander à Gratien de faire venir sa sœur. Il demanda alors au maître, de passer à l’exécution de ses dernière volonté, comme convenu depuis les premières heures d’établissement de son testament, peu importe qu’il se rétablisse ou non. Ce que fit le notaire en remettant à Symphonie le chèque de la somme qui lui revenait de l’avoir en banque de son père, ainsi qu’à Gratien le sien, suivi des papiers officiels du carré à lui octroyé. Puis il les appela. -Venez par ici. Sympho, Gratien, approchez mes enfants. Donnez-moi vos mains, soyez unis. Et toi Gratien, j’ai été injuste envers toi dans mes répartitions, je le sais, mais c’est parce que je te sais travailleur. S’il te plaît, mon garçon, ne m’en veut pas. Je t’en supplie mon fils, puis il expira.
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