Le tribunal princier de Monaco, avec ses vitraux projetant des éclats colorés sur les boiseries sombres, était une arène où l’histoire des Grimaldi se jouait sous les yeux du monde. À mi-parcours du procès intenté par Alexandre Grimaldi contre son père, le roi Louis II, pour contester son reniement et la coupure de ses ressources financières, la salle d’audience vibrait d’une tension électrique. Lydie Moreau, 27 ans, assise au premier rang, serrait la main d’Alexandre, ses doigts crispés sous son tailleur bleu marine. Leur vie à Beausoleil, marquée par la précarité et les paparazzis, dépendait de ce procès, non seulement pour leur survie financière, mais pour rétablir leur dignité face aux accusations de Louis et aux jugements des tabloïds. Les premiers jours du procès avaient été éprouva


