Le cabinet d’avocats Giraud & Associés, situé dans un immeuble moderne aux vitres teintées du quartier de Monte-Carlo, était un temple de discrétion et de pouvoir. Ses bureaux, avec leurs murs lambrissés d’acajou, leurs tapis persans et leurs œuvres d’art abstrait, respiraient l’argent et la confidentialité. À 10 heures du matin, sous un ciel d’azur qui semblait narguer la gravité de l’instant, Lydie Moreau, 27 ans, se tenait dans une salle de réunion au dernier étage. Elle portait une robe noire toute simple, empruntée à une collègue du bar Le Dauphin, et ses cheveux châtains, habituellement attachés en queue-de-cheval, tombaient en vagues nerveuses sur ses épaules. Ses mains, crispées sur un sac à main usé, trahissaient une anxiété qu’elle s’efforçait de masquer. Aujourd’hui, elle allait


