Dire la vérité

4082 Mots
Zita dit au revoir et s’en va. C’est un jour particulièrement gai pour la petite famille. Ils partagent tous un repas copieux alors que durant quelques jours ils mangeaient des restes et ne buvaient que de l’eau pour survivre. Nabila est heureuse d’avoir pu mettre un plat copieux sur la table. Elle est heureuse de voir sa sœur et son frère se disputer en mangeant. Elle est heureuse de voir sa mère sourire, malgré la fatigue, malgré le poids de cette maladie. C’est une journée qui ressemble à celles vécues autrefois lorsque tout était parfait. Nabila accompagne sa mère se reposer dans sa chambre. _ Ah ma fille, je suis pleine. Tu m’as forcé à finir mon plat. _ Et ça serait toujours comme ça jusqu’à ce que tu reprennes des forces. Le fait que le docteur t’ai mise sous régime est un peu compliqué pour moi. Tu ne dois pas manger n’importe quoi. _ C’est ce dont je crains car nous ne pouvons pas nous permettre de cuisiner deux repas. Dis-moi, tu as pu trouver quelque chose à faire ? _ Pas encore. Je cherche. Ta sœur m’a envoyé une proposition d’emploi dans une boutique comme vendeuse. Franchement, j’attendais de l’argent d’elle et non ça. Comment elle fait pour ne pas t’aider alors qu’elle est mariée. _ Hum Nabila, tu ne connais pas les réalités des mariages donc ne la juge pas. _ Tu as raison. Surtout qu’elle ne travaille pas. Voilà pourquoi je ne pourrais pas me marier si je ne travaille pas. Elle dépend entièrement de son mari. C’est déplorable. Au moins elle m’aide en m’envoyant les offres qui la plupart du temps ne me conviennent pas. _ Ma fille, tant que c’est un travail décent tu peux le faire. Ne baisse jamais ta culotte pour de l’argent, tu me le promets ? _ Oui maman. Je sais que je peux faire n’importe quoi mais le problème est au niveau du salaire. Tes médicaments coûtent vraiment trop cher. Et s’il faut manger à la maison, payer les factures. Si je pouvais, je cumulais deux travaux mais ce n'est pas possible. Les horaires s’étendent sur toute la journée. Bref je vais trouver ce n’est pas un problème. _ Je suis désolée que tu doives passer par là. C’est à moi de jouer mon rôle et non à toi. Ah Seigneur permet moi de m’occuper de mes enfants. Ils ne doivent pas souffrir pour moi. Nabila s’en veut. Un peu. Beaucoup même. Elle repense à cette promesse faite à sa mère : ne jamais vendre son corps pour de l’argent. Une promesse qu’elle n’a pas su tenir. Il est trop tard maintenant. Le mal est fait. Elle prie pour qu'elle ne sache jamais rien. Avant que la journée ne s’achève, elle parcourt le quartier, puis le voisinage à la recherche d’un travail. Elle frappe, elle demande, elle espère. Mais partout, la même réponse silencieuse. Rien. Pas une seule opportunité. Aucun poste disponible. Comme si le monde entier s’était ligué contre elle. Elle finit par rentrer, bredouille. Plus tard, Nabila se rend chez sa copine Zita avec ses affaires. La robe, désormais sèche et propre, est soigneusement pliée. La perruque aussi et le maquillage. Des objets qu’elle lui a prêtés pour cette nuit. Elle salue la maman de Zita, esquisse un sourire, puis les deux jeunes filles se retirent dans la chambre. Là, à l’abri des regards, et des oreilles indiscrètes. _ Ma chérie je t’apporte tes affaires. La robe a été lavée. _ Merci. C’était comment tes recherches ? _ Infructueuses. Pff ce pays est compliqué. _ Ton type peut t’en trouver. _ Mon type ? Tu parles de qui ? _ De ton rencard. Tu peux lui demander. S’il a beaucoup d’argent ça veut dire qu’il occupe un bon poste. _ Il n’en a pas. _ Qu’est ce qu’il fait dans la vie ? _ Je ne sais pas. En fait j’ai oublié. Comment va Kaleb ? _ Nabila pourquoi j’ai l’impression que tu me caches quelque chose ? _ Tu parles de quoi ? Pourquoi tu es si curieuse stuip. _ Voilà, tu es déjà sur la défensive. Je croyais qu’on se disait tout. Je suis ton amie, ta sœur, parle-moi. Je te connais suffisamment pour savoir que tu me cache quelque chose. _ Je n’ai rien à dire Zita. Je dois rentrer comme tu évites le sujet de ton mec. C’est ma vie qui t’intéresse. _ Navrée si tu le prends ainsi. Je n’ai pas l’intention de te mettre mal à l’aise. Et non, ta vie ne m’intéresse pas sauf si je dois te venir en aide. Si tu estimes que je ne suis pas à la hauteur de savoir ce qui se passe dans ta vie alors nous ne sommes pas vraiment des amies. Nabila baisse la tête, elle joue avec ses doigts. Zita revient à la charge. _ Entre amies on s’entraide. On se soutient. Je fais de mon mieux, tu le sais. Et je fais tout pour que tu ne te sentes pas inférieur à moi qui suit dans l’opulence. Je t’aime beaucoup tu le sais. T’es ma seule vraie amie. _ C’est bon tu as gagné je vais te dire. Tu as raison de te poser des questions au sujet de ce rencard. Je sais que tu vas m’en vouloir mais je n’ai pas trouvé d'autre solution. Il fallait que j’aide ma mère. _ Qu’est ce que tu as fait Nabila ? _ Je suis tombée sur une publication sur f*******:. « Coup d’un soir ». Tu couches avec un homme et tu as de l’argent. _ Non c’est pas vrai, tu rigoles. T’as pas fait ça Nabila. _ J’étais arrivée à un niveau où je pouvais vendre mon bras pour sauver ma mère. Je l’ai fait. J’ai contacté l’agence et j’ai supplié cette femme de me programmé la même nuit. Elle a été très gentille avec moi. Elle m’a donné tout l’argent sans retirer sa commission. _ Seigneur ! Mon amie, je suis désolée. Ah mon Dieu je ne sais même pas quoi dire. Zita est si mal qu’elle a les yeux rouges. Elle est prête à pleurer. _ Eh Zita ne te met pas dans cet état pour moi. Je vais bien. _ C’est pas juste que tu traverses ça. Vraiment ce n’est pas juste. Cette vie est trop dure pour les orphelins. _ Ce n’est rien. Merci déjà de ne pas me juger. _ Ça me fait mal parce que mes parents ont de l’argent mais sont tellement chiches. Je n’ai même pas la possibilité de voler pour te donner. _ Eh tu ne voleras pas tes parents pour moi, qu’est-ce que tu racontes. J’ai fait ce que j’avais sous la main et je ne regrette pas parce que si je n’avais pas pris cette décision, on serait en train de pleurer sa mort. Zita se rapproche de sa copine et la prend dans ses bras. _ Je suis profondément désolée. Les enfants ne devraient pas en arriver là. Ça me fait mal. _ N’en parle à personne s’il te plait. Encore moins à ma mère parce que si elle le sait, je suis cuite. Je vais lui dire que tu m’as prêté de l’argent lorsqu’elle va encore me poser la question à savoir où j’ai eu l’argent. Je sais qu’elle va encore me demander. _ D’accord. Dis-moi comment c’était ? Tu n’as pas trop souffert j’espère. Et cet homme, dis-moi que ce n’était pas un vieillard et qu’il s’est bien comporté. _ Ne t’inquiète pas. Ce n’était pas un vieux et oui il s’est bien comporté. _ Cool. C’était qui ? Tu le connais ? _ Pas du tout et son identité est anonyme. Le mien également. _ D’accord. Tu as aimé faire ça ? _ Si je dis oui ça sera grave ? _ Hein ? Ça veut dire que ça t’a plu ? _ Je ne sais pas si c’est le vin que j’ai avalé pour me shooter un peu mais j’ai trouvé ça sympa. Surtout qu’il était si doux comme j’aime bien. C’était vraiment bien. Raison pour laquelle ça ne me fait pas de mal et je ne me sens pas sale. Tout va bien moralement. _ D’accord. Pardon ma chérie, dès lundi on va marcher pour te trouver du travail. Je vais demander à mes camarades de classe. Il n’est pas question que tu retournes faire ça. Ah ça jamais ! _ Merci ma copine pour ton soutien. J’avoue que je voulais en parler à une personne. Je suis contente de le faire avec toi. _ Je serais toujours là pour toi. Tu n’es pas seule. Ah cette vie, il faut vivre pour confirmer que la vie n’est pas facile. Mais il y a un Dieu là-haut qui va essuyer tes larmes tu verras. Tu es une gagnante, toutes tes peines, ton sacrifice seront récompensés au nom de Jésus. _ Amen ! T’es adorable ma puce. Regarde comment tu viens de me booster le moral. Les deux filles se font un long câlin. Zita fera tout son possible afin que sa meilleure amie trouve quelque chose à faire. Elle ne voudrait plus entendre cette histoire de coup d’un soir. C’était la première et la dernière fois. Chaque matin, Nabila s'occupe de sa mère, veille à ce qu'elle prenne ses médicaments, puis disparaît aussitôt, animée par une seule obsession : trouver du travail. Elle est épaulée par sa copine Zita. Ensemble, elles sillonnent les quartiers, frappent, essuient des refus. Entre les salaires misérables qui frôlent l'exploitation et le comportement déplacé de certains employeurs, les deux filles encaissent sans se décourager. Nabila a décidé de consacrer toute cette semaine à cette recherche. Elle ne s'arrêtera pas tant qu'elle n'aura pas trouvé. Cette fois, elle veut un travail honnête et stable. Aujourd'hui, une lueur d'espoir se présente. Un entretien avec un restaurateur à la recherche d'une cuisinière pour son établissement. Le rendez-vous a été pris via f*******:. Zita étant à l'école, Nabila s'y rend seule. Le monsieur la reçoit dans son bureau. _ Alors jeune fille, tu m'as dit que tu savais bien faire la cuisine c'est ça ? _ Oui monsieur. J'ai longtemps aidé ma mère à vendre de la nourriture. Je sais très bien préparer. _ Ici je fais plus des mets traditionnels le week-end et des fritures en semaine. - C'est parfait pour moi. _ Hum, tu en es sur ? _ Faites-moi confiance monsieur, vous ne serez pas déçu. D'accord. Je vais te prendre à l'essai pour un salaire de soixante mille le mois et si après trois mois je suis satisfait de ton travail, tu passeras à cent mille. Ça te convient ? _ Oh c'est génial monsieur. Même si soixante mille pour un début est peu. Mais je n'ai pas le choix. Trois mois ça passe vite, on va se serrer la ceinture. _Es-tu mariée ? As-tu des enfants ? _Non, ni l'un ni l'autre. _ Et pourquoi tu parles comme si tu étais la maîtresse d'une maison. _ C'est le cas. Je m'occupe de mes frères et de ma mère malade. _ Ah je vois, je comprends. Avoir un parent malade c'est compliqué. Surtout une maman, celle-là même qui porte toute la maison. Du coup tu te retrouves en train de jouer son rôle. _ C'est justement ça. - Ça doit être pénible. _Je m'en sors. On dit souvent que Dieu ne peut pas te donner un fardeau que tu ne peux pas porter. Donc je sais que s'il m'a donné ce fardeau c'est parce qu'il _ Très bien dit. Sinon, il y a d'autres façons d'arrondir ses fins de mois ici. Le monsieur se lève et va se placer derrière Nabila. Il pose les mains sur ses épaules, la jeune fille sursaute. _ Les jeunes filles belles comme toi ne peuvent pas avoir de problème d'argent. Nabila se redresse, l'obligeant à retirer ses mains de ses épaules. _ Vous parlez de quoi monsieur ? Il fait le tour et va s'asseoir sur la table juste en face d'elle. Il croise les pieds. Nabila est déjà mal à l'aise. Ecoute, tu es belle, tu es jeune, tu es brune, le teint qui attire, tu pourras facilement te faire deux cent mille le mois si tu acceptes ma proposition. _ Euh c'est quoi votre proposition ? demande Nabila avec un air curieux alors qu'au fond elle avait déjà compris ce qu'il voulait dire. _ En plus d'être la cuisinière de mon établissement, tu peux vendre autre chose. Suis mon regard. _ hahahahahaha. - Quoi ? Ça t'amuse? _Attendez, il y a écrit prostituée sur mon front ? C'est une question sérieuse. — Ça n'a rien à voir ma belle. Les jeunes filles aujourd'hui savent saisir les opportunités surtout lorsqu'elles sont dans le besoin comme toi. _ Je ne suis pas ce genre de fille. Je suis désolée de vous décevoir. Je venais ici pour le poste que vous offrez mais je me rends compte que ce poste cachait en réalité une entreprise de prostitution. Je ne suis pas intéressée. Je vais devoir y aller. Nabila se lève. _ Tu pars comme ça ? Et le poste de cuisinière alors ? _ Gardez le pour la prochaine proie. _ Ah les jeunes filles qui cherchent du travail, toujours en train de fuir alors qu'elles ont de la marchandise sur elles. C'est comme ça que vous allez mourir pauvre. _ Vous avez des enfants monsieur ? _ Oui pourquoi ? _Ils ou elles sont des prostituées? Ou alors c'est leur mère qui joue ce rôle ? Je vois que vous portez une alliance. _Pardon? _ Oh je vous ai offensé ? Vous avez aussi conseillé à vos enfants de vendre leur marchandise? Peut-être qu'elles sont encore jeunes. Mais elles vont grandir et offrir leur bijou aux vieux hommes comme vous contre rémunération. En attendant votre femme joue la p**e pour vous c'est ça ? _ Sors de mon bureau avant que je ne réponde plus de rien. Petite insolente. Regardez-moi ça. Tu parles de ma famille, tu les connais où ? N'importe quoi. Vous êtes choqué hein. Hahahaha les enfants des autres sont bien à exploiter sexuellement. Sachez que c'est comme ça qu'on va bien gaspiller vos filles dehors. On va les presser comme du citron comme ça vous serez très fier d'elles. N'importe quoi. Je vais vous saboter sur f*******:. Il est là comme la malchance. Nabila sort en écoutant cet homme crasseux l'insulter. Alors qu'elle pensait avoir trouvé du travail, ce n'était qu'un appât pour avoir les filles. Dégoûtée, elle rentre directement à la maison. Elle raconte tout à sa mère. _Ma chérie, ce monde de l'emploie est tellement parsemé d'embûches. Je prie que le Seigneur te conduise vers un emploie honnête et décent. _ Je suis dégoutée maman. On fuit les femmes pour aller chez les hommes, là-bas c'est la catastrophe _ Ça va aller. Corine n'est pas encore rentrée. Tu devrais lui interdire de mettre aussi long dehors. Si on n'a pas acheté toute la marchandise qu'elle rentre. _ Je le lui ai déjà dit mais elle s'obstine à vouloir tout vendre. Elle va rentrer. Je vais me coucher au salon, cet imbécile m'a donné des maux de tête. Pendant ce temps, Zita se trouve dans une buvette avec son petit ami Kaleb. Deux verres de jus de fruits sont posés devant chacun. Kaleb parle à sa copina mais celle-ci a le regard dans le vide et les idées ailleurs. _ Eh Zita, voilà ton père. _ Hein quoi ? Mon père il est où ? Je suis morte. _hahahaha donc il fallait que je dise ça pour attirer ton attention. _ Ah Kaleb tu m'as fait peur. Tu sais que si mon père entre ici c'est toi le premier à fuir. Tu vas faire semblant de me connaître. _ Tu penses à quoi ? Pour te voir c'est compliqué. Le jour où j'y arrive tu es ailleurs. C'est quel homme qui t'occupe autant l'esprit ? _ Arrête ça. Tu veux déjà dire que je te trompe c'est ça ? Alors que c'est toi l'infidèle ici. _ Ne commence pas. Je rigolais. Dis-moi donc ce qui te dérange. _Je pense à Nabila. Elle avait un entretien aujourd'hui, le s****d lui a proposé de vendre son corps. C'est-à-dire qu'il y a des malades dans cette république. Ça craint pour cette jeunesse. _Ah ma chérie que veux-tu que je te dise. Il faut de tout pour faire un monde. _Je déteste cette phrase. Vous voulez tout justifier. _ Ça ne veut pas dire que j'approuve ce qui se passe. C'est juste pour que tu comprennes que ça existe depuis la nuit des temps. Autant il y a de bons employeurs, autant il y en a des mauvais. A chacun de faire son choix. Je 42 suppose qu'elle a refusé. Ça ne change pas le fait que certaines filles acceptent. C'est ça la vie. _ Hum ma copine ne s'en sort pas. Je ne sais pas comment l'aider ça m'énerve jusqu'à. _ Elle m'a parlé de ça. Nous avons échangé par messagerie. Je lui ai dit que si je voyais quelque chose je lui dirais. _ Merci. _Parlons de nous maintenant. Pourquoi tu t'éloignes de moi ? _Je m'éloigne de toi parce que toi-même tu le fais. Je suis tes pas. C'est toi qui a commencé. _ Bébé, arrêtons de jouer à ça. Tu me manques. Ok dis-moi tu passes à la maison quand ? Voilà tout ce à quoi tu penses. Je ne suis pas disponible. Tes autres copines disent quoi ? _ Vraiment tu fais chier. _ Eh parle-moi bien. Tu crois que je suis ton égale. _ Mon Dieu Zita, depuis quand tu as pris des ailes ? Je ne te reconnais plus. Parce que tu as été habitué à la fille docile et soumise que j'étais avant. Elle n'existe plus depuis ta trahison. Je te sers le traitement que m'as servi et arrête de jouer à l'amoureux, ça ne me séduit pas, du moins, plus. stuip. Je vais rentrer. Zita porte son verre qu'elle vide et s'en va sans même regarder son petit ami. Resté seul, Kaleb est dépassé. Il sent qu'il est en train de la perdre et ne sait pas comment faire pour empêcher ça. Zita ne rentre pas directement chez elle, elle s'arrête chez sa copine. Les deux copines s'asseyent dehors devant le portail sur un banc. _ Ton message m'a glacé, dit Zita. Comment les pères d'enfants peuvent se comporter de la sorte ? _ Je suis dépassée. Je me voyais déjà être cuisinière. Je dois encore marcher demain pour chercher. C'est épuisant. _ Très épuisant. Je me mets à ta place je serais déjà morte. Tu es forte ma copine. _ Merci. Pourquoi tu rentres tard aujourd'hui ? _J'étais avec Kaleb. _ Qu'est ce qui se passe entre vous finalement ? _Je n'arrive plus à lui faire confiance du coup je m'éloigne. _Alors que c'est toi qui te plaignais de son éloignement. _ Oui c'était le cas lorsqu'il s'occupait de ses autres copines. A son âge il joue dans plusieurs clubs, il va arriver ? _ hahahaha qu'est-ce que tu appelles club, tu es terrible. Ma chérie, si tu as pardonné son infidélité, tu tournes la page. Tu ne peux pas dire que tu lui as pardonné et t'accrocher encore dessus. A la moindre occasion tu lui sors ça à la figure. Si ça ne va pas, libérez-vous. Peut-être que c'est ce que je vais faire. Je ne le supporte plus. J'ai essayé ça m'a dépassé. Est-ce que ça veut dire que je ne pourrais pas supporter l'infidélité de mon mari ? Sachant que tous les hommes sont infidèles. _ Arrête d'écouter les commentaires des filles désespérées qui supportent l'humiliation en avançant cette excuse ridicule comme quoi tous les hommes sont des infidèles. Ceux qui sont fidèles vont la magie ? Ce sont des extraterrestres ? Ma chérie, si tu ne peux pas supporter l'infidélité d'un homme fait le savoir à ton homme afin qu'il se prépare à une rupture. A force de les pardonner ils croient qu'ils ont raison. Autant il y a des femmes dehors, autant il y a des hommes. 44 ... _ Je suis d'accord avec toi. Tu as raison. Dieu lui-même sait que je ne supporte pas ça. Il m'enverra mon homme fidèle, riche, travailleur, beau gosse qui me fera voyager dans le monde entier. _ Ma chérie, c'est un souhait à la fois. Tu as le gros coeur hein tu veux tout avoir comment! _hahahahaha. Le téléphone de Nabila sonne, elle le retire de sa poche et est surprise par l'appelant. _ La femme ci m'appelle pourquoi ? Qui est-ce ? _Madame Hortense, de l'agence « coup d'un soir ». _ Oh ! Peut-être que tu as oublié ton caleçon à l'hôtel. Elles éclatent de rire ensemble. Nabila décroche ensuite. _ Oui madame. _ Bonsoir Nabila. J'espère que je ne te dérange pas. _ Non madame, tout va bien ? _ Oui ça va. Et ta mère, elle va mieux ? _ Un peu. Les médicaments la soulagent un peu. Il faut juste qu'elle les prenne constamment sans plus sauter les jours. _ A ce sujet, as-tu déjà trouvé une activité ? _ Pas encore madame. C'est chaud dehors. Peut-être que c'est ce que je vais faire. Je ne le supporte plus. J'ai essayé ça m'a dépassé. Est-ce que ça veut dire que je ne pourrais pas supporter l'infidélité de mon mari ? Sachant que tous les hommes sont infidèles. _ Arrête d'écouter les commentaires des filles désespérées qui supportent l'humiliation en avançant cette excuse ridicule comme quoi tous les hommes sont des infidèles. Ceux qui sont fidèles vont la magie ? Ce sont des extraterrestres ? Ma chérie, si tu ne peux pas supporter l'infidélité d'un homme fait le savoir à ton homme afin qu'il se prépare à une rupture. A force de les pardonner ils croient qu'ils ont raison. Autant il y a des femmes dehors, autant il y a des hommes. 44 ... _ Je suis d'accord avec toi. Tu as raison. Dieu lui-même sait que je ne supporte pas ça. Il m'enverra mon homme fidèle, riche, travailleur, beau gosse qui me fera voyager dans le monde entier. _ Ma chérie, c'est un souhait à la fois. Tu as le gros cœur hein tu veux tout avoir comment! hahahahaha. Le téléphone de Nabila sonne, elle le retire de sa poche et est surprise par l'appelant. _ La femme ci m'appelle pourquoi ? _ Qui est-ce ? _Madame Hortense, de l'agence « coup d'un soir ». _Oh ! Peut-être que tu as oublié ton caleçon à l'hôtel. Elles éclatent de rire ensemble. Nabila décroche ensuite. _ Oui madame. _ Bonsoir Nabila. J'espère que je ne te dérange pas. _ Non madame, tout va bien ? - Oui ça va. Et ta mère, elle va mieux ? _ Un peu. Les médicaments la soulagent un peu. Il faut juste qu'elle les prenne constamment sans plus sauter les jours. _ A ce sujet, as-tu déjà trouvé une activité ? _ Pas encore madame. C'est chaud dehors. _Tu parles comme si elle mettait l'arme sur la tête des filles pour les prostituer. Celles qui sont au goudron pour tacler les clients c'est toujours elle ? _ Hum tu l'as défend si bien. _Oui parce qu'elle m'a aidé. Et arrête de juger. On n'a dit qu'on ne juge pas. _ Si ce boulot est noble alors je serais très contente pour toi parce que je suis fatiguée de te voir déprimer à cause du travail. _ Moi également. Ça sera la fin de ma souffrance, du moins pour un temps parce que maman n'est pas guérie. Eh Seigneur ne m'abandonne pas. Fait en sorte que demain je sois prise par cette femme. A l'heure ci qu'importe le salaire je vais seulement travailler. Corine va continuer à vendre et je vais jumeler mon salaire à la recette, ça va donner quelque chose. _ Incha Allah, dit Zita. Je vais y aller. _Allons je t'accompagne. Je vais me dégourdir les jambes. Ah cette journée ne pouvait pas mieux s'achever. En passant, qu'est-ce que je vais me mettre demain ? je dois être présentable. _ Eh ne commence pas hein. _Je suis sérieuse Zita. Je ne peux pas me présenter chez les riches avec les vieux vêtements. _Je peux encore te prêter la robe rouge. Les deux filles éclatent de rire et sortent ensemble.
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