chapitre 3

2840 Mots
Deux semaines plus tard. J’avais trouvé un travail dans un magasin de vêtements. Il fallait bien que je paie les factures. J’étais assistante de la directrice, une femme d'une trentaine d'années, blonde, très élégante, toujours à la pointe de la mode. Elle était sans cesse sur mon dos, mais elle me traitait bien. Elle m’appelait jour et nuit, et j'avais un très bon salaire, ce qui compensait le fait qu’elle m’appelle aussi souvent. Hans n'était toujours pas rentré de son voyage, mais il m'appelait tous les soirs. Ses appels n’étaient pas très longs, apparemment il était très occupé. Il me manquait terriblement, même si l’on ne se connaissait que depuis quelques semaines. Ce soir-là, Carine et moi avions décidé d'aller faire la fête. Elle était passée me chercher au travail. On avait choisi d’aller en boîte de nuit. J’avais bu quelques verres histoire de me relaxer. Carine et moi avions passé toute la soirée à danser entre filles. Il était environ minuit quand je suis rentrée. J’avais beaucoup trop bu, car je ne pouvais plus tenir sur mes jambes. Arrivée devant la porte de chez moi, j’avais du mal à ouvrir ; je n’arrivais pas à voir clairement la serrure pour y introduire la clé. Puis, j’ai senti quelqu’un prendre les clés et ouvrir la porte à ma place. Dans d’autres circonstances, j’aurais eu peur, mais je reconnaissais son odeur à des kilomètres, je pouvais distinguer son toucher parmi mille. — Qu'est-ce que tu fais ici ? — Je t’ai attendu, je voulais te faire une surprise, mais madame est allée faire la fête. Je n’arrivais pas bien à distinguer son visage, mais sur le ton de sa voix, j’avais compris qu'il était très énervé. — Laisse-moi tranquille, c’est toi qui m’as laissé seul depuis des semaines. Je me suis jetée dans ses bras, en pleurant sans vraiment savoir pourquoi. Il prit mes clés, ouvrit la porte et me souleva. Il entra dans l’appartement, se dirigea vers ma chambre. J’étais toujours dans ses bras. Puis il alla dans la salle de bain. J’avais encore mes vêtements sur moi, mais il me fit entrer sous la douche. — Hans, c’est froid ! Il resta un moment sans rien dire, puis répondit : — Ça t’apprendra à boire autant. Toujours sur le même ton qu’avant. — Pourquoi tu me cries dessus ? Je ne suis pas une gamine, et ici, c’est chez moi, je fais ce que je veux ! Je gesticulais devant lui. Il resta silencieux, puis m’enleva mes vêtements. J’étais totalement nue devant lui. Dans d’autres circonstances, j’aurais été gênée, mais là j’étais détendue. Après quelques minutes sous la douche, je commençais à reprendre mes esprits. Je me mis immédiatement une main sur mes seins et l’autre sur mon sexe, comme pour cacher ma nudité et ma fragilité. Le battement de mon cœur s’accélérait sous son regard. Puis il me laissa sous la douche quelques minutes de plus pour que je reprenne totalement mes esprits. Ensuite, il revint, me souleva et me porta jusqu’au lit. Il prit une serviette pour me sécher, me laissa quelques secondes seul pour aller chercher quelque chose à mettre dessus, puis me borda. Il allait partir, mais je lui tins la main. Je ne voulais pas qu’il me laisse seule. — S’il te plaît, reste. — T’inquiète, je reviens, je vais juste éteindre la lumière. D’un ton plus doux que tout à l’heure, quelques secondes plus tard, il était couché à côté de moi. Je posai ma tête sur son torse, tout près de son cœur. C’était tellement rassurant et agréable de l’avoir à mes côtés après toutes ces semaines loin de lui. J’avais besoin de lui. J’ai tout de suite compris que je commençais à tomber amoureuse de lui. Il caressait lentement mes cheveux avec ses doigts, un sentiment si agréable que le sommeil me gagna quelques minutes après. Le lendemain, je me réveillai avec un horrible mal de crâne, et je me souvenais de tout ce qui s’était passé la veille. Soudain, j’ai compris : Hans était rentré et nous avions dormi ensemble. J’étais tellement heureuse. Il n’était plus à mes côtés, mais je pouvais encore sentir son parfum sur les draps, ce qui me procurait un sentiment d’apaisement. Comme il n’était plus dans la chambre, j’ai supposé qu’il était parti pendant que je dormais. Je ne travaillais pas aujourd’hui, je ne travaille que quatre jours par semaine. Je décidai d’aller dans la cuisine pour trouver quelque chose pour calmer cette migraine. Il était là, en train de cuisiner. Je n’avais pas rêvé, il cuisait vraiment ! Il ne portait rien à part son pantalon. Je bavais littéralement devant ses abdos. Il était beaucoup plus sexy sans chemise. Je le regardais avec les yeux remplis de désir. J’avais plus envie de me blottir dans ses bras que de manger ce qu’il préparait. — Tu fais quoi ? Je m’avançai vers lui, l’air de rien. — Ça ne se voit pas ? Je cuisine, je te prépare à manger ! J’ai trouvé ça assez romantique, le fait qu’il cuisinait pour moi, ou peut-être juste pour lui. Dans tous les cas, je trouvais ça sexy et romantique. — Avant mon voyage, tu m’avais dit que je ne savais rien faire, non ? — Je n’avais jamais dit ça, j’avais juste dit que tu avais plein d’employés. C’est un vrai miracle que tu n’aies pas mis le feu à l’appartement. Il me sourit et continua ses tâches. Il avait un sourire à faire craquer n’importe quelle fille. — Je voulais te faire la surprise hier soir, mais tu étais complètement bourrée. Pendant qu’il disait ça, il me tendit un verre puis des cachets pour ma migraine. Ce petit geste m’avait touchée, je me sentais importante pour lui. Après tout, il avait peut-être des sentiments pour moi, même petits. Me suis-je dit intérieurement en avalant les cachets. — Je peux t’aider ? — Reste assise, regarde faire le chef. — Ok, chef. Nous avons passé un bon moment à blaguer pendant qu’il cuisinait. Je commençais à le connaître autrement, pas comme cet homme autoritaire qui passait son temps à me donner des ordres, mais comme quelqu’un de plus ouvert et attentif. Il me parlait un peu de son enfance, et moi aussi, même s’il parlait peu de sa famille. Après avoir cuisiné, nous avons déjeuné dans la bonne humeur. Chaque regard qu’il me lançait me faisait frissonner. Sans même me toucher, il avait un effet sur moi, de plus en plus chaque jour. Quand je mis une première bouchée dans ce qu’il avait cuisiné, ce fut une explosion de saveurs. Je devais bien l’avouer, le repas était délicieux. — Qui t’a appris à cuisiner ? — Personne ! — J’ai appris toute seule. Je trouve les recettes sur Internet quand je suis seul à l’appartement, dans mes heures libres, et que j’ai envie de manger du fait maison plutôt que d’appeler une livraison. Au début, tous les plats étaient soit trop salés, soit sans goût, mais après plusieurs essais catastrophiques, j’ai commencé à bien cuisiner. — Je suis impressionnée, je ne pensais pas qu’un homme comme toi... — Habille-toi, on va sortir. Son côté autoritaire avait repris le dessus, mais ça ne dura pas longtemps, laissant place à son côté plus ouvert et attentif. De toute façon, je n’avais rien prévu pour la journée et j’avais envie d’être à ses côtés, même si je ne voulais pas l’avouer. Je pris donc une douche, me maquillai un peu, et enfilai une robe assez moulante qui me mettait en valeur. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais envie de lui plaire. Il y a quelques semaines, ça n’avait aucune importance pour moi. Quand je sortis de la chambre, il avait le regard rempli de désir. Je compris que j’avais obtenu l’effet escompté, car il déposa un léger b****r sur mes lèvres. Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes à un immeuble assez chic. À vue d’œil, je ne pouvais pas dire combien d’étages il comptait. Nous prîmes l’ascenseur, qui s’arrêta au dernier étage. — Tu voulais tout connaître de moi. On va commencer par chez moi. Je n’en revenais pas, il m’avait vraiment emmenée chez lui. Me suis-je dit intérieurement. C’était un appartement immense et luxueux. L’ascenseur donnait directement sur le salon. On distinguait plusieurs portes, mais une seule était complètement vitrée. Derrière, il y avait une cuisine qui donnait sur un large balcon. — Et après ? Je n’avais pas terminé ma phrase qu’il s’empara de mes lèvres. — Je me retiens depuis hier soir de te prendre sous la douche et de te faire hurler de plaisir à chacune de mes caresses. Avec cette robe, tu as empiré ton cas, ma princesse. J’avais dégluti après ces mots, c’était un réflexe de ma part, sans pour autant répondre. Il continua à me caresser le cou, glissa une main sous ma robe et commença à caresser mon intimité. De l’autre main, il me caressa l’autre côté. C’était tellement bon. Il enleva ma robe, je me laissai faire. Ensuite, il me dirigea vers sa chambre. J’étais comme hypnotisée par ce désir qui brûlait en moi à chacune de ses caresses. Arrivé dans sa chambre, il m’allongea sur le lit, commença à caresser mes cuisses, puis remonta jusqu’à mes lèvres. Il caressait ensuite mes seins, puis retira ma culotte et se mit à caresser mon intimité. L’envie me consumait. À chaque coup de lèvres sur mon sexe, il malaxait mes seins avec ses mains. J’étais à bout, je pensais que j’allais exploser tellement c’était délicieux. J’avais envie de beaucoup plus. Il ne tarda pas à me pénétrer. J’ai senti une vive douleur au début, mais ensuite ce fut de plus en plus doux. Entre ses coups de reins, j’allais bientôt jouir. Après quelques minutes, ce fut son tour. Il se leva sur moi puis se mit à mes côtés, me prenant dans ses bras comme pour me rassurer. J’avais enfin perdu ma virginité. C’était difficile à décrire ce que je ressentais après avoir fait l’amour avec lui. Je ne savais pas si je le détestais ou si je l’aimais. — Je t’aime, Noïra. J’étais encore dans ses bras, presque endormie. Il avait enfin dit le mot que j’attendais, mais pourquoi me l’a-t-il dit qu’après avoir fait l’amour avec moi ? — Depuis quand ? — Depuis la première fois que je t’ai sauvée dans les escaliers. — Vraiment ? Et maintenant que je suis dans ton lit, qu’est-ce que tu ressens ? — J’ai envie de t’embrasser encore et encore. Il s’empara à nouveau de mes lèvres. Cette fois, il prit beaucoup plus de temps pour me caresser, comme s’il voulait que je sache que chaque centimètre de mon corps lui appartenait. J’étais encore un peu timide devant lui. Nous avons fini par refaire l’amour. Puis, nous avons pris une douche ensemble. Sous l’eau, il m’embrassait avec fougue et passion, mais nous nous sommes contentés de prendre une douche après nos baisers passionnés. Cet homme avait désormais une emprise sur moi. Il me possédait, et je l’aimais comme personne avant lui. J’ai senti qu’aucun autre homme ne pouvait me faire sentir ainsi, ni mettre fin à cet amour, ni m’enlever ce bonheur. Je sortis le premier de la douche. — Où sont les serviettes ? Il me fit signe de la main en direction d’un placard à côté de la porte vitrée qui reliait la chambre et la salle de bain. Je pris une serviette pour sécher mes cheveux, et une autre pour mon corps. Une photo attira mon attention. Il y avait un groupe de personnes, je conclus que c’était une photo de famille, car j’avais remarqué Angela dessus, ainsi que deux autres personnes plus âgées, sûrement ses parents. Mais une autre jeune femme était sur la photo. Hans lui avait passé une main autour de la taille, ils semblaient complices. Bizarrement, cette jeune femme attira mon attention. J’étais captivée par la photo. — Maintenant tu m’espionnes, dit-il en passant une main autour de ma taille. — Non, pas du tout, je te fais confiance. — Et tu as raison de me faire confiance, me disait-il. Je voulais lui poser la question, lui demander qui était cette jeune femme sur la photo. J’avais comme un blocage, ou alors je ne voulais pas qu’il pense que j’étais une fille collante et possessive. Alors je lui fis volte-face et déposai un léger b****r sur ses lèvres. J’allais ensuite sortir de son emprise pour aller m’habiller, mais lui voulait plus qu’un léger b****r. J’étais prise au piège, mon dos contre le mur. Alors je l’embrassai pour qu’il baisse sa garde. Au moment où il commençait à prendre plaisir à notre moment, je me libérai rapidement de son emprise. — Petite coquine, tu ne vas pas t’en sortir comme ça. En deux pas, il était déjà tout près de moi, et j’étais cuite. Il me prit par la taille et me porta sur le lit pour me couvrir de baisers. Je ne pouvais pas me retenir, je riais à gorge déployée. Je pensais qu’il était impossible de ressentir autant de bonheur dans les bras de quelqu’un. — Dis-moi que tu es à moi ! — Pas question, mais arrête… — Dis-le-moi, sinon je ne vais pas m’arrêter. Je riais, je n’en pouvais plus, je ne pouvais plus retenir mon fou rire. — Je suis à toi, Hans ! — J’ai rien entendu. — Je suis à toi, Hans ! Beaucoup plus fort que la première fois. Alors il s’empara de mes lèvres avec sensualité. Nous avons passé le reste de la journée ensemble. — Tu as fait quoi comme bêtise pendant que je n’étais pas là ? — Je me suis amusée, nuit et jour. — Alors je ne t’ai pas manqué ? Je me levai du canapé où nous étions assis, lui tournai le dos pour répondre à sa question. — Pas le moins du monde. — Regarde-moi dans les yeux. Je ne pouvais déjà pas le regarder dans les yeux, surtout pour lui mentir. — Arrête, Hans, avec tes questions stupides, je vais m’habiller et rentrer chez moi. — Pas avant que tu répondes à ma question. Mais il était impossible, cet homme. Je me tournai vers lui. — Que tu m’aies manqué ou pas, ça n’a aucune importance pour toi. — C’est là que tu te trompes. Tout ce qui te concerne m’intéresse. Il avait su trouver les mots justes. Je me jetai dans ses bras en lui disant : — Bien sûr que tu m’as manqué, imbécile ! Il me serra encore plus fort dans ses bras. Je me sentais en sécurité. Je commençais à tomber amoureuse de lui de plus en plus, surtout après m’être donnée à lui. Je ne voulais pas que ce bonheur s’arrête. — Je dois rentrer maintenant, il est vraiment très tard. Il me regardait avec moquerie, comme si j’avais dit quelque chose de stupide. — Tu penses vraiment que je vais te laisser rentrer chez toi ? — Qu’est-ce que tu veux dire par là ? Je fronçai les sourcils. Son téléphone se mit à sonner au même moment. — Surtout, ne bouge pas, je vais répondre à cet appel. Il se retira pour aller dans son bureau, puis répondit. Je me suis vite habillée et suis sortie en douce de l’appartement, prenant l’ascenseur. Il fallait que je rentre chez moi. J’étais bien avec lui, mais il fallait aussi éviter que je me fasse virer de mon emploi. Je devais me préparer pour aller travailler le lendemain. Arrivée chez moi, je me jetai sur le lit, comme si cela faisait des siècles que je n’avais pas dormi. Après tous mes ébats avec Hans, c’était normal que je sois fatiguée. J’essayais de dormir, mais je me souvins que je n’avais pas eu le temps de dîner. Je me levai donc pour me préparer quelque chose à manger. J’étais dans la cuisine quand j’entendis frapper à la porte. J’allai ouvrir. Il avait le visage tout crispé, comme si des cornes allaient sortir de son crâne. Son regard était noir. — Mais je t’avais dit de m’attendre cinq minutes ! Il me prit par le bras et m’attira vers lui, mais pas en douceur. — Lâche-moi, je fais ce que je veux, quand est-ce que tu vas comprendre ? — Tu sembles oublier quelque chose, tu es à moi ! Il m’embrassa avec beaucoup plus de fougue, comme pour me faire comprendre que j’étais à lui et rien qu’à lui. J’étais vraiment en colère contre lui. Je le repoussai de toutes mes forces et rentrai chez moi ainsi. — Mais pourquoi es-tu aussi en colère ? Contrairement à toi, qui peux prendre des vacances quand tu veux, moi je travaille demain. — Mais pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt ? Tu n’as pas besoin de travailler. — Parce que tu étais au téléphone et que j’étais pressé. Bien sûr, il faut que je travaille, il faut que je paie les factures. — Je peux m’en charger.
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