chapitre 4

2905 Mots
Noira regarda Hans droit dans les yeux, sa voix ferme trahissant pourtant une légère hésitation. « Non, Hans. Je ne veux pas que tu paies mes factures. » Il fronça les sourcils, surpris par cette réponse. « Mais Noira, ce n’est pas une question d’argent, c’est juste que… je veux t’aider. » Elle secoua doucement la tête, déterminée. « Je comprends, et je suis touchée que tu veuilles m’aider, mais je dois apprendre à me débrouiller seule. Je veux être capable de prendre soin de moi, sans dépendre de personne. Ce n’est pas juste pour moi, c’est pour mon avenir. » Hans baissa les yeux un instant, puis releva la tête avec un sourire tendre. « Je respecte ça. Mais sache que je serai là si jamais tu changes d’avis. » Noira sourit en retour, un peu soulagée. Elle sentait que ce choix était difficile, mais nécessaire. Arrivée au travail, j’ai posé mes affaires sur le petit bureau qui me servait pour travailler. Ensuite, je me suis mise à travailler. Ma patronne n’était pas encore arrivée. Je préparais la prochaine commande, mais j’avais du mal à me concentrer. Je n’arrêtais pas de penser à Hans, à ses baisers, ses caresses. Il était plus que jamais présent dans ma vie. En y repensant, je pouvais encore sentir l’odeur de sa peau sur moi, ses doux baisers… j’avais envie de lui rien qu’en y repensant. J’étais tellement distraite que je n’avais pas entendu ma patronne arriver. — Hé, descends de ton petit nuage ! J’ai besoin de ton aide, suis-moi. Je me suis levée de ma chaise et l’ai suivie jusqu’au rayon des vêtements pour hommes. — Je vais te présenter M. West. — M. West ? — Oui, M. West est l’un de nos meilleurs clients. Tu dois t’occuper de lui. D’habitude, c’est moi qui m’en charge, mais j’ai un rendez-vous. Ne t’inquiète pas, avant que tu aies fini avec lui, je serai de retour. Je ne pouvais pas distinguer son visage, mais de dos, j’ai remarqué un homme avec un corps athlétique, d’environ un mètre quatre-vingt-neuf ou quatre-vingt-dix. Des cheveux bruns très soignés. Il essayait difficilement de mettre une cravate bleue. — M. West, je vous présente mon assistante, elle va vous servir à ma place. Il ne s’était toujours pas retourné ; je suppose qu’il n’avait même pas remarqué ma présence. Quelques minutes plus tard, j’étais seule avec lui. Il se retourna brusquement avec un petit sourire accueillant. — Alors, vous allez m’aider à arranger cette cravate ? Je voudrais l’essayer. — Et dites-moi ce que vous pensez de cette cravate. C’était un homme très beau, avec des yeux vraiment magnifiques, un regard et un sourire à faire craquer n’importe quelle jeune fille. Et des lèvres vraiment très sexy, je dirais. — Je pense que cette couleur vous va très bien, mais toutefois… En me retournant pour lui chercher une nouvelle cravate, j’ai senti son regard se poser sur moi à chacun de mes pas. J’avais choisi une cravate avec des reliures bleu et noir. — Celle-là vous ira beaucoup mieux. En avançant vers lui d’un pas assuré : — Vous m’aidez à faire le nœud ? Vous avez pu remarquer que je suis nul avec les cravates. Je me suis approchée sans dire un mot, tout en faisant le nœud de sa cravate. — Vous êtes nouvelle ici ? Je ne vous ai jamais remarquée lors de mes dernières visites. — Oui, je suis nouvelle. Toujours en l’aidant à arranger sa cravate : — Vous êtes vraiment magnifique. J’ai répondu d’un ton sec et avec un petit sourire forcé : — Merci, M. West. — Ne m’appelez pas M. West, appelez-moi plutôt Édouard. Tous mes amis m’appellent ainsi. — Mais je ne suis pas l’une de vos amies, M. West. Il me prit par le poignet, pas avec brutalité, mais en douceur. — Mais c’est ce que je veux. Je ne voulais pas qu’il s’énerve, ni risquer d’être renvoyée ensuite. Je tenais à mon emploi. Comme on dit, le client est roi. — OK, Édouard. Il me lâcha doucement le poignet, et j’ai continué à faire le nœud de sa cravate, toujours avec son regard posé sur moi. Après avoir terminé, il se regarda une minute dans le miroir. J’ai pu voir la satisfaction dans son regard. — Et désolé de vous avoir tenue le poignet sans votre autorisation. Ça m’avait touchée qu’il présente ses excuses. Beaucoup d’autres à sa place ne l’auraient pas fait. Je lui ai fait un petit sourire pour lui montrer qu’il était excusé. J’ai passé près d’une heure à l’aider dans ses achats. Il avait acheté beaucoup plus de costumes que de vêtements décontractés. J’ai pu remarquer que c’était un homme assez important : il recevait un appel presque toutes les cinq secondes. Il me demandait mon avis sur tout ce qu’il achetait, après les avoir essayés. Il se moquait un peu de ceux qu’il avait choisis lui-même. L’atmosphère était assez détendue. Il faisait aussi de petites blagues auxquelles j’acquiesçais d’un petit sourire pour rester professionnelle. Après avoir fini avec lui, il est allé directement dans le bureau de ma patronne. Après qu’il soit sorti de la boutique, ma patronne est venue directement me trouver. — Je ne sais pas ce que tu lui as fait… Je pensais que j’allais être renvoyée après ces mots, ou réprimandée. Je suis restée silencieuse un moment, prête à m’excuser pour je ne sais quel reproche. Quand ma patronne prit à nouveau la parole : — Mais continue, c’est la première fois qu’il est aussi satisfait. Ouf, je pouvais à nouveau respirer. J’étais soulagée. C’était comme une bouffée d’air frais. — J’ai fait de mon mieux. — Alors continue comme ça. Avec un sourire satisfait, elle retourna dans son bureau après avoir discuté avec moi. La journée passa très vite après l’épisode de M. West. Il était maintenant l’heure de partir. J’étais soulagée. Avec tous les va-et-vient qu’il y avait dans la boutique, je ne savais plus où donner de la tête. Enfin l’heure de partir. Il faisait déjà nuit. Mon lit me manquait, et surtout une bonne douche. J’ai pris mes affaires et suis sortie du magasin. Hans m’attendait dehors. J’étais vraiment heureuse et à la fois surprise de le voir. — Mais qu’est-ce que tu fais ici ? — C’est comme ça que tu salues ton homme ? Alors je me suis approchée de lui à grands pas et déposai un b****r sur ses lèvres. Il m’a tout de suite enlacée et m’a serrée très fort dans ses bras. Il m’ouvrit la portière pour que je puisse monter dans la voiture. Une fois arrivés au parking de l’immeuble, j’allais descendre de la voiture, mais Hans ne voulait pas me laisser partir, passant une main autour de moi. — Attends ! — Mais je suis arrivée, Hans. — J’ai envie de toi. — Quoi ?!! — Mais moi, je veux juste rentrer chez moi. — Non, j’ai envie de toi, là, maintenant. Avec un petit sourire coquin : — Dans la voiture ? Tu veux le faire dans la voiture ? Je disais ça avec un air étonné. — Oui !!! Là, maintenant. Je n’ai même pas eu le temps de répondre qu’il déposa délicatement ses lèvres sur mon cou. Je frissonnais à son simple contact. Il continua à me caresser en glissant sa main dans ma culotte, caressant délicatement mes parties intimes. D’un coup, il introduisit un doigt dans mon vagin, ce qui me fit sursauter un instant. Il me fit encore ce petit sourire, puis déposa ses lèvres sur les miennes avec plus de fougue qu’avant. Les va-et-vient de ses doigts étaient tout simplement divins, j’étais maintenant à sa merci. — Dis-moi ce que tu as envie de moi. — Hans, arrête, on est dans ta voiture. Je réussis à dire tout bas, mais il continua ses mouvements, ce qui me donnait beaucoup de difficultés à articuler ou même à penser correctement. — Je m’en fiche. Il continua à me caresser le cou. J’étais à bout, gémissant de plaisir. — Dis-moi que t’as envie de moi ? — Hans !!! J’avais très envie de lui, mais rien qu’à l’idée de le dire, j’étais gênée. On aurait dit qu’il voulait que je le dise. Il continua à me caresser, à me doigter doucement. D’un coup, j’avais envie qu’il soit en moi. J’avais besoin de le sentir en moi, sa peau contre ma peau, ses lèvres contre les miennes. — Dis-le-moi, sinon j’arrête. Mais il était complètement fou, cet homme ! Il voulait que moi aussi je devienne folle à chacune de ses caresses, me mette dans cet état d’excitation, puis me dire qu’il allait arrêter à cause d’un simple mot. Je suis restée silencieuse. Il enleva ses doigts de mon vagin, puis recula. — Puisque tu n’as pas envie de moi… Mais il était aveugle ou quoi ? S’il ne voyait pas à quel point j’avais envie de lui ! C’était clair comme de l’eau de roche, ma culotte était complètement trempée. Il n’était pas aveugle, quand même, me répétais-je sans cesse dans la tête. Il allait sortir de la voiture, mais cette fois c’est moi qui le retenais. — Hans, j’ai envie de toi, j’ai envie de te sentir en moi. — Redis-le ! — J’ai envie de toi, Hans. Son regard croisa le mien. C’était un regard de vainqueur, comme s’il avait gagné un truc. Cette fois, c’est moi qui l’embrassai. Il recula le siège de la voiture, grimpa sur moi, et me pénétra directement. J’ai senti une vague de plaisir m’envahir, comme si mon corps attendait ça depuis longtemps. Je n’avais pas tardé à jouir. Après quelques va-et-vient, c’était à son tour de jouir. Il s’écroula sur moi en me donnant un dernier b****r. — Je veux être indispensable à toi. Nous sommes restés quelques minutes collés l’un à l’autre, puis on monta à mon appartement. En arrivant à l’intérieur, je suis directement entrée dans la salle de bain. Bien sûr, Hans me suivit. J’étais en train de prendre ma douche quand j’ai senti quelqu’un me caresser le ventre. Je savais que c’était lui, alors je me suis retournée, puis j’ai commencé à le caresser en déposant un b****r sur sa joue, sur son cou, puis sur ses lèvres. J’ai senti son sexe durcir sur mes cuisses. — Petite coquine. Tout en me plaquant contre le mur de la douche, c’était parti pour un deuxième round. Il sortit en premier de la douche. Je suis restée quelques minutes. Après être sortie de la douche, je le trouvai assis sur le lit, collé à son téléphone. — Tu parlais avec qui ? — Avec une jolie jeune fille, j’en suis sûr, parce qu’elle avait une jolie voix au téléphone. J’étais très fâchée après ce qu’il venait de dire. — Alors va retrouver ta jolie voix. Il éclata de rire. — Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle. Tu appelles une autre femme chez moi ? Il continua à rire. J’étais encore plus énervée. Alors je me suis rapprochée de lui pour lui montrer que je ne rigolais pas, en le pointant du doigt et en essayant de lui donner un coup de poing. J’ai bien dit essayer, parce qu’il arrêta directement le coup, puis me poussa sur le lit. Mon poing était toujours dans sa main. Il était maintenant couché sur moi. — Lâche-moi ! En me débattant sous lui. — Arrête et écoute, je n’appartiens qu’à toi, et cette femme au téléphone, c’était pour commander le dîner. J’étais vraiment rassurée après ces mots, mais je boude encore, je regardais ailleurs pour ne pas croiser son regard. — Je ne savais pas que tu étais jalouse. — Non, je ne le suis pas, je n’aime pas qu’on se moque de moi, c’est tout. En prenant ma voix la plus calme. Il éclata à nouveau de rire. — Tu étais morte de jalousie. Je me débattais pour me retirer de son emprise, mais rien à faire, il était beaucoup plus costaud que moi. — Je n’ai aucun problème avec ta jalousie, parce que moi, je le suis aussi. Je mourrais rien qu’à l’idée que quelqu’un d’autre te touche. Puis il déposa un délicat b****r sur mes lèvres. Le lendemain, Hans me réveilla avec un bisou sur le front. Je me suis collée à lui pour me serrer dans ses bras. Il me serra à son tour dans ses bras en me donnant un bisou sur la joue. — Réveille-toi, mon amour. — Je suis ton amour. Il me serra à nouveau dans ses bras. J’adorais la façon dont il m’avait appelée, ces mots sonnaient comme une douce mélodie dans mon oreille. — Oui, et tu n’es rien qu’à moi. J’ai préparé le déjeuner. Je n’avais pas remarqué qu’il était déjà habillé, prêt à sortir. — Tu t’en vas ? — Oui, j’ai une réunion aujourd’hui avec quelques employés. Je me suis mise debout sur le lit et ai passé mes mains autour de son cou. — Et moi qui espérais qu’on allait passer la journée ensemble. En lui déposant un léger b****r sur la joue, il me jeta sur le lit et m’embrassa le cou, puis les lèvres. Il allait descendre plus bas, mais son téléphone se mit à sonner, à mon grand regret. Il se leva sur moi pour aller prendre son téléphone. Il sortit de la chambre pour répondre à son appel, ce qui me dérangea un peu. Pourquoi ne pas répondre devant moi ? C’était la question que je me posais. Alors j’ai décidé d’aller prendre une douche. Quelques minutes plus tard, il s’approcha de la salle de bain et resta au pas de la porte. — Je dois y aller, les associés sont déjà là. — Ok, j’attends ton appel. — Je passerai te chercher au travail. Et n’oublie pas de prendre ton petit déjeuner, il est sur la table. Je pensais te l’apporter, mais je dois partir. — À plus. Il me fit un dernier sourire avant de quitter la chambre. Quelques minutes plus tard, j’étais seule à mon appartement. Après avoir pris ma douche, je me suis habillée, maquillée, puis j’ai pris mon petit déjeuner, et ensuite direction le travail. Aujourd’hui, j’étais sur un petit nuage, je me sentais pousser des ailes. Arrivée au travail, je n’avais même pas déposé mes affaires qu’une cliente m’attendait. J’ai senti que ce serait une journée très chargée, mais comme j’étais heureuse, je prenais tout positivement. J’ai passé la moitié de mon temps à m’occuper des clients. Je n’avais même pas pris la peine de regarder l’heure. Ma patronne est venue me trouver dans mon petit bureau. — C’est l’heure de ta pause. Je ne veux pas qu’on dise que je fais travailler mes employés comme des esclaves, alors va prendre ta pause. — Merci, je n’avais pas vu l’heure. — Allez, tu fais quoi encore ici ? Je veux que tu travailles, mais tu seras beaucoup plus efficace si tu ne tombes pas malade et que l’on ne me fasse pas un procès. Elle retourna directement dans son bureau après m’avoir dit ça. J’ai rangé mes affaires une fois qu’elle était partie, puis je suis sortie du magasin. Je suis allée dans un resto au coin de la rue. Arrivée au resto, j’ai pris une table, ensuite j’ai passé ma commande. En attendant, j’ai pris mon téléphone pour vérifier mes messages. J’avais cinq appels manqués de Hans, et quelques messages de Carine. C’était sûrement urgent s’il m’appelait autant, alors j’ai décidé d’appeler Hans en premier. J’ai attendu quelques minutes avant que quelqu’un décroche. Je suis tombée de haut en entendant la voix d’une femme au téléphone : — Petite g***e, arrête d’appeler mon fiancé ! J’ai raccroché directement le téléphone. J’ai ensuite vérifié le numéro, c’était bien le numéro d’Hans. Mais qui pouvait bien être cette femme ? Ma respiration s’accéléra. J’ai cru recevoir un poignard en plein cœur. J’ai pris un verre d’eau, croyant que cela m’aiderait à aller mieux, mais je tenais à peine mon téléphone. Je ne savais quoi faire à ce moment-là. Je pouvais juste attendre les explications d’Hans. À un moment, j’ai cru que c’était une mauvaise blague qu’il me faisait. Le serveur m’apporta ma commande, mais je ne pouvais rien avaler. J’ai payé et suis sortie du restaurant. Je suis allée au magasin pour finir le travail, mais j’avais la tête dans les nuages. J’étais paniquée, je ne pouvais penser à rien d’autre que la voix de cette femme. Contrairement à ce matin, le reste de la journée passa d’une lenteur incroyable. Les secondes, les minutes étaient comme une éternité. J’ai fini le travail vers seize heures. D’habitude, je reste jusqu’à dix-sept heures, mais je n’étais pas d’humeur à éplucher ou même envoyer des listes de commandes. Hans n’était pas venu me chercher comme il l’avait dit ce matin. Je n’osais même pas l’appeler, j’avais peur de trouver cette même femme au téléphone. Je suis rentrée chez moi, j’étais comme déboussolée. Je suis restée assise dans le noir à réfléchir à tout ça. Je n’avais même pas enlevé mes vêtements. J’ai appelé Carine pour qu’elle me tienne compagnie ce soir-là. Il fallait que j’en parle à quelqu’un. Elle arriva quelques minutes plus tard. — Alors, raconte, ma belle. Je lui ai tout expliqué. — Tu n’as pas essayé de l’appeler ? — Non, je n’ai pas osé
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER