Au camp d’Al-Hol, des tentes se dressent à perte de vue. Plus de 35 000 personnes survivent là. Parmi elles, sous haute sécurité, quelques 1 500 réfugiés peuplent « la section spéciale des familles de djihadistes étrangers ». Nadine, Myriam, Émilie et Saida sont parquées dans ce que les ONG appellent l’annexe, un endroit sous haute surveillance au sein duquel on n’a pas accès aux soins au grand regret de Médecins Sans Frontières. Nadine dit regretter sa venue, raconte son quotidien sous la Charia, et se dit même prête à purger sa peine de dix ans de prison. Plus tard, elle change de discours. Elle récite presque : — Si demain il y a un État Islamique, les personnes doivent immigrer vers cette terre m*******e, mais c’est un choix personnel ! D’autres femmes, dans une tente à l’abri des


