Julien l’a écouté un peu dubitatif et lui a répondu : — Mon papa m’a dit tout autre chose… et mon papa est un guerrier. Les femmes sont faites pour mettre au monde des moudjahidines et s’occuper de leur mari… Albert lui sourit et lui répond gentiment : — Tu sais, Julien, la force ne vient pas forcément de la violence… Julien est retourné dans sa chambre, un air peu convaincu sur le visage. Aline et Albert sont parfois démunis devant les réactions de ce jeune garçon, qui présente des troubles de la personnalité qui parfois les effraient. Arrivera-t-il à se libérer de cette espèce d’emprise psychologique qui le pousse inéluctablement vers la violence. Au tout début de son séjour chez eux, il éteignait le téléviseur quand il y avait de la musique. Albert a dû lui expliquer en montant un


