CHAPITRE 5: BABADJÈ

2587 Mots
CHAPITRE 5 : Le grand Babadjè. - Non, vous vous foutez de notre gueule. Hurlait Daniel. - On a l'air de quelqu’un qui veut faire de la mauvaise blague ? Regardez ce vieillard tout raide, ça fait partie d'une rigolade aussi tu penses ? Le vieillard était presque intenable sur ces deux jambes, il avait une trouille bleue, et en ce temps là, même si devant les autres j’avais l'air serein, j'ai presque envie de me chier dessus. Voir toute une forêt se métamorphoser et une rivière disparaître devant nous n’est pas un jeu d'enfant. Ici on ne parle pas des hommes armés nous poursuivant, contre qui on pourrait se défendre, mais du surnaturel, quelques chose envers lequel nous n’avons aucune chance de victoire, malin, cruel, mystique et je ne sais quoi encore. Nous avions parcouru des kilomètres de marche dans cette partie de la forêt, mais on avait l'air de tourner en bourrique comme si on revenait sur nos pas. C’est à cet instant que la plupart d’entre eux s'autorisaient de commencer à croire notre histoire. - Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ? S’inquiétait le cinquième membre de notre groupe. C’était une femme qui avait perdu son conjoint dans la fusillade de l’évasion ratée, elle avait fait ce chemin seule jusque là. Elle a pu survivre toute seule dans une forêt noire pendant des heures avec une armée derrière elle avant d'eu la chance croiser les autres. C’est ce que m’avait raconté le vieux boitant et j’avais de l’admiration pour elle. - Madame ? - Victoria - Madame Victoria, je ne sais pas encore, et ce que je vais dire va peut-être vous alarmer tous, mais si c’est évidemment ce que nous croyons tous ; que cet endroit est mystique ou surnaturel ; c'est que très vite on aura la chance d’être visité. - Malchance tu veux dire ouais ! Corrigeait Daniel. - Peut importe, ce qui est sûr en ce moment la on saura ce qui nous attend, donc quoi faire. - On parle de la magie la koffi ! pas d'un homme armé qui peut être maîtrisé par ta machette, non ! Mais d'un quelconque horrible être qui peut nous désosser en un seul claquement de doigt. - Tu ne nous facilite pas les choses-là Daniel. Répliquais-je - Ferme-la chéri, L'exhortais Alida. - Ah mais je ne dis que ce qui est évident. - Oui ferme-la Daniel. Répétais le vieux déjà tout effrayé - Ok, je la ferme, mais au moment de la vérité on aura que le choix de nous soumettre et peut être on s'en ira avec nos os. - Qui te dis ces êtres désosses les gens ? Il font sûrement pire et peut être tu serais le premier cobaye. - Diable, que ta parole soit suspendue à tes lèvres ! On se mit tous à rire malgré, l’épouvantable situation dans laquelle nous étions. Et c’est à cet instant pile que le ciel changeait de couleur sur nos tête, tout devint rouge tel du sang, des cris d’oiseaux jamais entendus, un vent d'air frais nous remplissant les poumons. C’est en ce moment là que nous comprenions qu'on était vraiment condamné. D’habitude on aurait détaler dans tous les sens mais, hébétés étions-nous au point d'en perdre l’usage de nos jambes. Nous le vîmes arriver d'un peu loin, tout en rouge, une robe qui lui arrivait au genoux, une corne sur le front tel une licorne mais en plus sauvage, les yeux d’un rouge vif, la barbe tel un bouc, il était partagé entre la licorne et le bouc mais ses jambes étaient humaines. Je crois que sa couleur préférée est le rouge. Plus il s’aventurait vers nous plus il prend de taille jusqu’au point de mater clairement à l’intérieur de nos crânes. Je ne m'abstiendrai pas de préciser qu'il puait comme un porc d’Afrique de l’ouest. Et c’est là comme pour nous impressionner tel un roi dans son manoir il grogna. - Bienvenue dans mon entre, je m’appelle Babadjè. Et je crois que nous allons bien nous régaler. Et m***e ! À entendre le mot « régaler », nous pensions tous à la même chose. Alors qui se laissera se faire bouffer par un hybride de licorne et de bouc. Ainsi la course reprit du terrain. À peine on se mit à courir qu'on avait compris qu'on ne bougeait plus, comme des statuettes positionnées sur des élans, ce Babadjè vient de nous immobiliser tout le corps entier à part nos tête. Comme s'il laissait cette partie afin qu’on le regarde nous régaler. -Alors vous alliez quelques part ? Personne ne pouvait répondre par peur d'empirer la situation, cependant c’était notre silence qui l'énervait plus. - Je parle et vous m'ignorez ? Une douleur horrible nous envahissait tous, comme si nos organes à l’intérieur de notre organisme se bouillait. Tous se mirent à hurler, j’avais mal au point au je me pissais dessus. À quelques secondes de plus, j'aurais lâcher pire. Il interrompt donc la punition et reposa la question à laquelle on répondait sur le champs. - Nous avions eu peur, pour ça nous nous enfuyons Crions-nous tous l'un après l’autre. Ensuite il explosa de rire avant de s’abaisser devant chacun en le reniflant, arrivé devant certains il ricanait. - Toi tu pues de la m***e, la m***e et aussi la merde - Et toi tu pues de la pisse. Lorsqu’il arrivait à mon niveau, puis il se dirigea vers Victoria. En la reniflant pendant des secondes - Toi tu sens bon, en tout cas pas de la m***e. Alors je te choisis en premier. Elle prit peur, écarquillant les paupières et se fond en l’arme, j’avais eu pitié d’elle mais je ne pouvais rien faire pour la sauver, mes membres était emprisonnés tels dans un coquille étroit. Je ne faisais que la regarder en sanglots et l’autre répugnant qui riait. Il allait lui faire du mal, et je ne savais quoi faire, mais bien sûr j’avais une dernière arme ; ma langue. Ainsi donc je m’empressais de lui lancer. - Tu fais pitié sale porc ! - Quoi ? S’étonnait-il. - J'ai longtemps entendu parler du grand Babadjè de la forêt, effrayant, qui transforme la couleur du ciel et peut tuer en un clin d'œil. C’était une histoire vraiment effrayante. - Vraiment ? égosillait-il a demandé - À ton avis. Mais là en te voyant menacé des gens que tu as rendu immobiles, avant de pouvoir les bouffer, je me rends compte qu’on t’avait surestimé dans les fables. Tu n'es qu'un bouc morveux qui ne peut tuer sa proie que lorsqu'il est immobile. - Ah ! Je vais te faire bouffer tes paroles insolentes. - Si tu n'es pas aussi poule mouillée que je le prétends, alors libère moi voir la p****n de raclée que je te mettrai, petit bouc répugnant. Je sais que ce que je viens de faire c’est de mettre de l’huile au feu, mais c’est le seul moyen que j’ai trouvé afin de le ralentir pour qu'il ne fasse du mal à Victoria. Et bien sûr que je n’ai jamais entendu parlé d'un certains Babadjè. Il fallait provoquer son égos de merdeux. Mais je l’ai un peu trop provoqué. Et à voir ses yeux déjà rouges, se rougissent de plus, j’ai la certitude qu'il était amplement vénère. Alors il nous libère d'un seul coup avant d'hurler. - Vous voulez une vraie chasse, alors vous en aurez une. Courrez le plus vite possible que vous pourrez, car ça risque de faire mal, très mal. Il s’ôta la robe, ce qui nous montrait le truc en dessous, tout poilu tel un c*******é, il sortit ses longues griffes de quelques centimètres. Avant que je ne me retourne pour crier aux autres de fuir, ils étaient déjà à près d’un dizaine de mètres de moi filant comme des autruches. Même le vieux n’y était plus. Ces enfoirés mon laisser seul avec ce monstre. Eh ben je crois que je suis foutu, si je ne détale pas comme eux. Mais le pire se produira lorsque l'hybride bouc licorne en question se transformera en un grand loup. Un vrai loups de la forêt cette fois, mais plus encore monstrueux qu'un loup ordinaire. Je ne pouvais pas me laisser, me faire déchiqueter par ce Babadjè. J'eu l’idée de vite monter sur un arbre avant qu’il ne me rattrape. Le temps qu'il prenne à se transformer entièrement en loup j’étais déjà bien loin. Je trouvais un arbre , un peu difficile à monter afin de ne pas lui faciliter les choses. Pour le moment ce n'est qu'un loup. Féroce peut être mais pas susceptible de grimper un arbre. J’aurai pu m'attarder sur l'arbre afin qu’il s'éloigne plus de moi en direction des autres et prendre l’inverse , sauvant ma peau. Mais je n’ai pas pu le faire. Je redescendis de l'arbre, pris ma machette et courus derrière le loup. Il faut l'attaquer par derrière, puisque la ce n'est plus un être magique mais un simple loup. Mais quelque chose me soufflait à l’oreille de retourner sur mes pas, prendre sa mini toge avant. Ce que je fis immédiatement avant de rejoindre la chasse dans les arbres, sous un ciel rouge. Son hurlement m’indiquait sa direction dont au même moment celle des autres. Dans la forêt pleine de rougeur, j'eu un peu du mal à repérer ses pas, mais j'évoluais calmement à l'aide de ses grognements. Puis j’attendais un cri de femme venant de la même direction et je m’empressais d'aller voir. Arrivé là bas il était face à elle, face à Victoria qui s’était adossée contre un arbre, très apeurée, elle ne pouvait plus vraiment bouger. Je lui criais donc de ne pas bouger, de rester immobile en le fixant droit dans les yeux. Puis l'animal se retourna vers moi. - Allez Babadjè c'est entre toi et moi maintenant. Disais-je ma machette bien lamée en main prête à lui fendre le crâne au cas où il voulut avancer. Mais ce qu'il ne fit pas de sitôt. Malheureusement, Victoria fit l’erreur de bouger pour s'enfuir, alors instinctivement le loup me quittait du regard et se lançait à sa poursuite. Je faisais de même, plus rapide il bondit en premier mettant ses griffes dans la molaire de Victoria qui s'écroula par terre hurlant fort de douleur, j’étais très enragé et avant qu'il ne puisse envoyer sa gueule à son dos, je lui envoyait la machette en pleine patte par derrière. C’était la partie le plus accessible avant qu'il ne morde la dame. La machette lui brisait net la patte en deux. Il laissait donc sa proie pour m'attaquer. D’habitude ça dit « un animal blessé est plus dangereux » mais désolé, Koffi a une machette. Je ne le laissais une seconde de pouvoir me sauter dessus. Je lui renvoyais le coup de machette qui lui frôlait distinctement le front lui laissant une vraie coupure. Le grand loup recula donc craignant son adversaire. Je m'approchais de Victoria l'aidant à se remettre debout étant sur mes gardes. Il était encore là, les yeux plus rouges, au point de se noircir. Là je l'ai vraiment mis en pétard. Je m'avançais peut devant pour lui montrer sa robe que je détenais. Je ne savais préalablement pas que cela lui aurait aussi d’importance. Mais sa réaction me rassurait, il hurla pendant des secondes avant de reprendre sa forme normale. Une jambe en l’air et le visage blessé. Je sentais alors le tenir par les couilles. -Remet moi cette robe immédiatement avant que je n’écroule tout ça y compris toi. - Ah oui ? Pourquoi est-ce si important si le grand Babadjè était fort sans sa nuisette ? - Ça une valeur sentimentale, morpions. - Ah l’argument parfait, dommage que ça ne fonctionne pas avec moi monsieur le Bouc. - Remet la lui ! Me criait Victoria, effrayée par la situation. - Cette gentille dame veut que je te la remette. Mais avant il y a une condition. - Pas de condition avec moi, je suis le maître des lieux et je te ferai la peaux tôt ou tard. - Ah évidemment, c’est justement pour ça il y aura une condition si non, je m******e ta robe avec ce petit joujou que tu vois là entre mes mains, celui qui t'a déjà laissé un petit souvenir au visage. - Non pas question ! tu la déchires je te tue. - Toujours si arrogant ce Babadjè. Ce qui t'a d’ailleurs conduit dans cette situation. Mais j'ai une question, comment se fait-il que le grand Babadjè jusqu’à une certaines minutes n'arrive pas à se cicatriser malgré ses pouvoirs inhumains ? - De quoi tu parles ? Demandait-il jouant à l'ignorant. Et je pris le plaisir de continuer donc - À moins que toute ta puissance ne se trouve dans ta petite robe toute rouge. Ah non ! C’est donc ça. Là il comprit alors que j’avais découvert son plus grand secret, et cette sombre rougeur dans ses grands yeux reprit sa couleur initiale du rouge vif. Mais son égoïsme l'amena à sa perte. C’est vrai que de toute façon je l’aurai tuer mais cela pourrait se reproduire autrement. Je savais qu'il essayera de me jeter dessus afin de récupérer sa robe, prévisible, il fit exactement ce que j’espérais mais encore là j’étais plus rapide que lui. Loup, il n’avait pas réussit, moins encore étant une licorne. Surpris par la situation et voyant sa vie se défiler devant lui comme le sang qui se vidait amplement de sa gorge, tranchée par ma machette d'un seul geste. Il tomba à genoux, les deux mains à la gorge essayant d’arrêter l’écoulement tout en suffocant pendant des secondes. Je me rabaissais donc vers son oreille droite pour lui chuchoter. - Arrivé en enfer, dit au maître des lieux qu'il y en a pire que toi sur terre malgré toute ta puissance et son nom c’est Koffi-codja. Ensuite il s’écroula calmement, le regard vers moi comme s'il attendait que par pitié je lui remettrai la robe. Mais la dernière chose qu'il pût voir c’était mon sourire béant moqueur d'un au-revoir. -On se verra en enfer Koffi-Codja. Disait-il avant de s'assoupir définitivement. Je pris la main de Victoria par-dessus mon épaule essayant de la porter loin d'ici, la robe attachée à mon pied gauche. À peine on lui tournait le dos que le ciel reprit sa couleur normale ainsi que l’atmosphère. Je jetais un coup d'œil vers son corps qui était déjà séché en une seconde tel un cadavre d'il y a des années. Je viens de tuer un être surnaturel, imbattable, du moins qui se croyait imbattable et je suis sûr que ça ne se finira pas là. Cette forêt est très grande et on est loin de finir d’avoir de nouvelles rencontres. - Merci Koffi-Codja. Me lançait-elle à mon épaule - Je ne pouvais pas laisser un prétendus bouc te bouffer ! - Ah non ? Si tu n’étais pas là je serai déjà morte. - Mais je suis là, alors on continue de marcher jusqu’à ce qu'on retrouve les autres et Alida pansera tes blessures. - Tu sais ? Ils ont eu raison de fuir. À leur place je ferai pareil, pas besoin que tous mourront sur le coup. Donc ne leur en veut pas. - Ne t’inquiète pas je ne te laisserai jamais seul devant un loup, moi - J'en suis sûr. Disait-elle me souriant grandement, et je sentais qu’elle me faisait entièrement confiance, ce qui me donnait plus de force à évoluer et tous les buter.
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