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2073 Mots
Jody Une lueur incertaine traverse le regard de Loras tandis que je prends moi-même conscience de mes mots. Je resserre ma poigne sur ses avant-bras, mon cœur battant à tout rompre. — Ne vous arrêtez pas, je réitère d’une voix douce, mais sûre. — Si je continue, je crains de ne plus pouvoir m’arrêter, me prévient-il. — Ce n’est pas grave. — Jody… Je plaque mon index contre ses lèvres, le faisant taire. — Je connais les risques, Loras. Je suis prête à tenter ma chance. Son regard intense m’observe longuement. À l’intérieur, j’y devine la bataille qui se livre en lui. Après un moment qui me semble suspendu hors du temps, il finit par céder. — Dans ce cas… Il plonge vers moi et s’empare de ma bouche. Ses doigts reprennent leurs caresses douces mais impitoyables. Ses lèvres descendent le long de ma gorge jusqu’à ma poitrine, toujours couverte de ma chemise de nuit, à travers laquelle il mordille mes tétons dressés, m’arrachant des cris de plaisir. Son regard malicieux se lève un instant, puis il poursuit sa descente jusqu’entre mes cuisses. Son souffle chaud et doux vient intensifier la friction de ses doigts. — Préparez-vous à voir les cieux, mon ange, souffle-t-il contre ma peau. Comme pour sceller sa promesse, il me caresse d’un coup de langue tout en glissant un doigt en moi. J’aspire ma lèvre inférieure que je mords avec force pour contenir un cri. Mes ongles s’enfoncent dans la peau de ses avant-bras alors qu’il commence à bouger son doigt au rythme des caresses impitoyables de sa langue et de son pouce sur mon point sensible. Son bras libre s’enroule autour de mes cuisses pour maintenir en place. Mon cœur bondit entre mes côtes, prêt à imploser sous la vague de plaisir qui menace de me submerger. Chaque b****r, chaque mouvement me fait me cambrer davantage contre ses lèvres. Il me dévore avec une voracité maîtrisée, étirant chaque sensation jusqu’à l’insoutenable. — Dites-moi d’arrêter. (Ses mots me font frissonner de plus belle.) Dites-moi d’arrêter, réitère-t-il. Ma réponse est immédiate, viscérale. — Non. Un grondement sourd monte de sa poitrine. Sans crier gare, il se redresse, m’arrachant un grognement de frustration, puis me soulève dans ses bras comme si je ne pesais rien. — Nous serons mieux dans ma chambre, décrète-t-il la voix rauque. Il ouvre la porte avec discrétion et nous sortons dans le couloir plongé dans la pénombre. Je glisse mes mains derrière sa nuque et love ma tête dans le creux de son cou, consumée par la puissance et la chaleur de ses bras ainsi que les palpitations du désir inassouvi entre mes cuisses. Un gémissement presque imperceptible franchit la barrière de mes lèvres, malgré moi. Un grondement sourd monte de sa poitrine. Soudain, sans prévenir, il se redresse, m’arrachant un grognement de frustration, puis me soulève dans ses bras comme si je ne pesais rien. — Nous serons mieux dans ma chambre, décrète-t-il d’une voix rauque. Il ouvre la porte avec discrétion et nous sortons dans le couloir plongé dans la pénombre. Je glisse mes mains derrière sa nuque, lovant ma tête dans le creux de son cou, consumée par la puissance et la chaleur de son étreinte, par les palpitations du désir inassouvi qui brûle entre mes cuisses. Un gémissement presque imperceptible franchit mes lèvres, malgré moi. — Patience, mon ange, m’intime Loras alors que nous nous engageons dans les escaliers. Chaque battement de mon cœur résonne à l’unisson avec le sien. Un souvenir remonte : un après-midi dans une clairière, non loin de la Children’s House. Nous nous chamaillions près d’une rivière. J’étais tombée accidentellement en trébuchant, il avait ri avant de me repêcher et de me porter jusqu’à l’intérieur sous les regards interloqués – et celui particulièrement méprisant d’Angela. Comme aujourd’hui. A ceci près que les frissons qui me traversent n’ont plus rien d’enfantin. Le bruit de la porte de sa chambre me sort de mes pensées. L’intensité du désir qui brûle dans ses yeux suffit à m’embraser. Il referme la porte du puis, et me dépose sur le lit avec une précaution infinie, malgré la tension de ses muscles qui trahissent son contrôle. Nos regards ne se quittent pas. Je m’agenouille et, d’un geste hésitant, glissent mes doigts sous le col souple de sa robe de chambre. Le tissu glisse sans résistance le long de ses épaules. Les doigts tremblants, je m’attaque aux boutons de son haut de pyjama. Lorsqu’il tombe, son torse parfaitement sculpté – digne des dieux grecs – se révèle. Un frisson me parcourt face à cette beauté brute. Mon regard s’attarde, comme pour en retenir le moindre détail, avant de glisser plus bas. Je déglutis nerveusement en voyant la bosse proéminente sous son vêtement. Il referme ses mains sur les miennes avec une infime douceur pour mieux les guider. Nos doigts joints se referment sur l’élastique de son bas. Ensemble, nous le faisons glisser lentement le long de ses jambes. Il s’en débarrasse d’un coup de pied furtif, puis guide de nouveau mes mains. Mes doigts effleurent la peau lisse de son sexe dressé. Nous frémissons tous les deux. Le cœur emplit de hardiesse, je referme doucement ma main autour de lui. Sa tête bascule légèrement en arrière, paupières mi-closes. Un râle guttural remonte des tréfonds de sa gorge. — Jody… Les réverbérations de sa voix me procurent une décharge le long de la colonne vertébrale. Encouragée par ses réactions, je fais courir mes doigts le long de sa longueur, fascinée par le pouvoir que j’exerce sur lui. Son être entier tremble sous mes caresses, son contrôle mis à rude épreuve. Dans un grondement rauque, il m’attire brusquement contre lui. Sa bouche capture la mienne avec une voracité qui me coupe le souffle. Ses mains agrippent l’ourlet de ma chemise de nuit, qu’il me retire avec empressement. Le tissu s’envole et retombe au sol, me laissant nue sous son regard incandescent. Mes joues s’enflamment sous la caresse de ses yeux qui embrase la moindre parcelle de ma peau. — Vous êtes magnifique, murmure-t-il, la voix brisée par le désir. Ses mots sont une caresse qui attise le feu entre mes cuisses. Je m’allonge, les jambes instinctivement écartées. Un sourire effleure ses lèvres alors qu’il prend place entre mes cuisses, son corps tendu au-dessus du mien, ses mains posées de chaque côté de mon visage. — Quelle impatience, me taquine-t-il. Son sexe dur se cale contre mon bas-ventre. D’un mouvement lent, contrôlé, il s’enfonce entre mes plis humides. Un hoquet m’échappe. Un pincement douloureux me traverse. Mes muscles se crispent. Mon souffle se bloque un instant dans ma poitrine. — Détendez-vous mon ange, m’intime Loras avec douceur. Je fais ce qu’il dit et prend une lente inspiration tout en me relâchant. — Voilà, comme ça. Il se retire doucement, puis s’immisce à nouveau en moi. Je serre les draps, la tête rejetée en arrière, les yeux fermés. Loras va-et-vient lentement, son souffle erratique mêlé au mien. Son bras libre m’agrippe les hanches et les incline pour que mes jambes s’enroulent autour de lui. Guidée par l’instinct, je le saisis par les fesses pour l’attirer plus près. Je commence à bouger, maladroitement d’abord, au rythme de ses poussées lentes et profondes. — C’est ça mon ange, m’encourage-t-il. Sa bouche aspire les perles salées au coin de mes yeux, glisse le long de ma mâchoire, de mon cou, puis entre mes seins. Ses lèvres s’emparent de mes tétons durcis, mordant et suçotant avec une faim dévorante, tandis que sa main s’amuse à titiller mon point sensible. Je halète, mon être entier traversé par une onde de choc qui dissout la douleur. Mes doigts s’enfoncent dans la peau ferme de ses cuisses. Je rouvre les yeux, mon regard immédiatement happé par le sien. — Enfin, grogne-t-il d’une voix rauque. Sa bouche retrouve la mienne dans un b****r tendre, en parfaite contradiction avec la frénésie de nos corps. Ses doigts deviennent plus insistants. Mes gémissements font écho à ses râles étouffés par notre b****r. Nos corps tremblent comme sur le point d’imploser. Le lit grince, secoué par notre ébat passionné. Loras murmure mon prénom entre chaque coup de reins, telle une prière. Je m’accroche à lui de toutes mes forces. Perdue. Dévorée. Transcendée. Le monde se dissout dans une spirale de chaleur, de froissements de draps, de plaisir viscéral. Je rejette la tête en arrière, les yeux révulsés, noyés sous une pluie d’étoiles. Le plaisir me submerge. Brutal. Irrépressible. Son prénom m’échappe dans un cri aigu alors que je me cambre sous lui : — Loras ! Il me suit aussitôt, se brisant en moi dans un râle rauque, guttural, tout son être tendu, tremblant. Un frisson me parcourt tandis que je le sens se répandre en moi, transcendée. Son corps haletant et moite retombe contre le mien. Nous restons là, enchevêtrés, nos cœurs battant à l’unisson, comme deux moitiés d’un même être, liés d’une manière qu’aucun mot ne pourra jamais exprimer. Nos respirations revenues à la normale, Loras dépose un b****r furtif au coin de mes lèvres, puis se retire doucement. Ses bras puissants se referment autour de ma taille, et je me blottis contre lui. Un soupir d’aise m’échappe. La chaleur de son corps, le parfum de sa peau, la force de son étreinte…tout m’enveloppe. Et pourtant, une question demeure, suspendue au creux de mon esprit. Je lève la tête et appuie mon menton sur son torse, osant à peine briser ce moment. — Pourquoi tout le monde me compare-t-il à Abigail ? je lui demande. (Un éclat de colère et de douleur passe dans les yeux de Loras, mais il ne dit rien.) Hier votre sœur m’a confondue avec elle et… — Abigail est morte, me coupe-t-il fermement. — Ce qui n’a pas empêché votre sœur de m’appeler par son prénom, ni feu votre grand-père de vous dire un jour : « Il est grand temps que tu oublies cette trainée. Son sosie devrait t’y aider ». Est-ce que…Est-ce que je lui ressemble tant que ça ? je murmure, une pointe d’incertitude dans la voix. Le regard de Loras s’adoucit. Ses doigts remontent lentement dans mes cheveux, caressant mon cuir chevelu dans des gestes apaisants. — Vous êtes à des années lumières de lui ressembler, mon ange. Lorsque je l’ai connue, Abigail était une jeune fille solaire, spontanée, pleine de vie, comme vous. Ensuite… — Elle s’est laissé séduire par un autre et elle s’est enfuie avec lui, je murmure. Un rire sec franchit la barrière de ses lèvres en guise de réponse. Je hausse un sourcil, surprise : — Ce n’est pas ça ? je le questionne, incertaine. — Selon les dires officiels, si. Quant à la vérité…Disons qu’elle est légèrement différente. Je le fixe, l’encourageant silencieusement à poursuivre. — Elle s’est laissée séduire par mon cousin, Anthony Turner, qui s’était mis en tête de ruiner notre relation pour se venger du fait que je n’ai pas pris son parti lorsque notre grand-père, Lord Reece – qui l’avait pris sous sa tutelle à la mort accidentelle de ses parents – a décidé de lui couper les vivre pour le punir de la mauvaise utilisation qu’il faisait de son argent. — C’est…infect, je soupire avec dégoût. Son regard plonge dans le mien tandis que sa main glisse sur ma joue dans une douceur infinie. — Aussi infecte et dure que cette trahison ait pu être, c’est elle qui m’a mené jusqu’à vous. (Il attrape ma main et dépose des baisers lents sur mes doigts. Un doux frisson me parcourt l’échine au contact de ses lèvres contre ma peau.) Vous êtes la lumière qui me garde loin des ténèbres, mon ange, souffle-t-il contre ma paume. Je pose ma main libre sur sa poitrine, là où son cœur bat aussi frénétiquement que le mien. De son autre bras, il resserre son étreinte autour de ma taille, protectrice et possessive, comme s’il voulait m’ancrer définitivement en lui. — Je serai votre endroit sûr et vous serez le mien, je chuchote doucement, faisant écho à des paroles prononcées jadis. Un éclat surpris traverse ses iris. — Vous vous en souvenez ? J’acquiesce : — Je me souviens de chaque moment passé avec vous. Son regard s’emplit de tendresse. Il saisit mon menton et me relève doucement la tête, sa bouche à quelques centimètres de la mienne. L’ombre d’un sourire effleure ses lèvres : — Moi aussi, mon ange. ** ** ** ** **
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