XX Ce jour-là, dans l’après-midi, Edith me demanda si par hasard j’étais retourné voir la chambre souterraine où l’on m’avait trouvé ? – Pas encore, lui répondis-je ; à parler franc, j’ai reculé devant cette visite par crainte des vieux souvenirs et des émotions violentes qu’elle pourrait réveiller. – Oh oui ! dit-elle, vous avez bien fait de vous abstenir, j’aurais dû y penser. – Non, je suis content que vous m’en parliez. Le danger – si danger il y avait – n’a vraiment existé que pendant un ou deux jours ; grâce à vous – à vous surtout et toujours – je marche maintenant d’un pas si ferme, si assuré, dans ce monde nouveau, que si vous consentiez à m’accompagner là-bas pour éloigner les fantômes, je serais très disposé à y retourner cet après-midi. Edith eut un instant d’hésitation ;


