CHAPITRE 8 : La vengeance.

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(AÏCHATH ) - Tu sais ; depuis le jour où je t'ai épousé, je savais que tu serais celle qui restera auprès de moi jusqu'à la fin de mes jours (Disait Ziyad) - Et qu'est ce qui te fait penser cela ? (Demandais-je) - Regarde autour de toi. En dehors de toi, ton fils et moi; il n'y a plus personne dans cette maison. Oulfath m'a quitté. Ce qui me fait de la peine est qu'elle a abandonné son fils. Haliyath et moi avions divorcés et Fatima est décédée. Il ne reste que toi. Notre famille qui au départ était une famille polygame, aujourd'hui il n'y a que toi et moi Aïchath (Ajoutait Ziyad) - C'est la volonté de Dieu. Je suis également contente d'être là pour toi. (Répondis-je) Ziyad, Mahrez et moi étions à table. Nous déjeunons. En effet, les choses n'allaient plus bien entre Ziyad et sa troisième épouse Haliyath. Ils ont finis par divorcer. Le reste de la famille est également partie. Il ne restait que Mahrez, Ziyad et moi. J'avais tout planifié. Les choses allaient convenablement comme je le souhaitais. Lorsque vous avez la volonté de réussir dans la vie, il vous faudra établir un plan. Tout passe par l'organisation. Il faudrait également être discipliné. Ma mission auprès de Ziyad touchait à sa fin. Jusque là, il n'avait rien vu venir. Mon unique objectif était de détruire la famille BOUFALE. Je voulais venger la mort de ma mère et la destruction de ma famille. Je me rappelle encore de cette nuit terrible comme si c'était hier. Les événements douloureux ne s'effacent pas du jour au lendemain. D'autres restent à jamais encrés en nous. A l'époque, j'étais une petite fille. Ma mère souffrait énormément auprès de mon père mais ils s'aimaient. J'étais également dans une famille polygame. Mon père n'avait que deux épouses. Malgré la souffrance que mon père faisait endurer à ma mère, il l'aimait vraiment. C'était ainsi qu'un jour un jeune homme arriva chez nous. Il cherchait du travail. Mon père avait eu pitié de lui et lui proposait d'être notre jardiner car il n'avait aucun diplôme, aucune compétence. Il vivait avec nous et travaillait chez nous. Il était devenu un membre de la famille. On faisait confiance à ce jeune homme. Notre vie a simplement basculé une nuit. Une nuit dont les souvenirs me hantent jusqu'à présent. C'était un samedi soir lorsque je revenais du marché j'entendis des coups de feu dans notre maison. J'avais peur. J'étais dehors toute seule. On avait été cambriolé. Nous avons un petit passage secret qui nous permet de rentrer dans la maison sans passer par le portail. J'ai emprunté ce passage pour rentrer chez moi. Une fois à l'intérieur de la maison, je me dirigeai vers la fenêtre du salon sans être repérer. A ce stade j'avais peur. Je voulais sauver ma famille des griffes de ses malfrats mais j'ignorais comment procéder. Une fois près de la fenêtre du salon, je me redresse un tout petit peu et j'aperçois notre jardiner. Le jeune homme qui était venu chercher du travail chez nous, il y a quelques semaines. Il tenait en main un revolver. Il était donc de mèche avec ses cambrioleurs. Après avoir prit tout nos biens, ils décidèrent de s'en aller lorsque notre jardiner pointa son revolver sur ma mère. Il tira une fois puis tira sur ma marâtre puis sur mon père après. Ils avaient tué toute ma famille. J'étais là toute accroupie puis je versais les larmes. Seule et petite dans le temps, je n'avais d'yeux que pour pleurer. Ils n'avaient pas porté des cagoules et donc j'ai dû voir leurs visages. Ziyad BOUFALE était parmi ses cambrioleurs. J'ai gardé son identité et son visage. Je savais que tôt ou tard il paiera pour son crime. Quinze ans plus tard, il devient un homme riche et important. J'étais également devenue une charmante demoiselle. On s'est croisé à une soirée de gala et il s'est intéressé à moi. J'avais enfin l'occasion de venger la mort de ma famille. C'était ainsi je suis devenue sa femme. Pendant que je préparais mon plan pour le détruire, lui; il ne m'avait pas du tout reconnu. Il ignorait que j'étais la fille des victimes qu'il avait autrefois tuées. En amont j'ai essayé de l'envouter pour qu'il n'aime que moi. Ensuite j'ai éliminé un par un ses femmes. Haliyath était très chanceuse. Si elle restait dans cette maison encore pour un bon moment, j'allais également l'éliminer. >, c'était ma devise. Aujourd'hui je suis à la fin de cette tâche que je me suis confiée. C'est aujourd'hui que je mettrai fin à la vie de Ziyad. On était tous à table. On avait presque terminé. J'ai empoisonné le repas de Ziyad. Cette fois ci je n'ai pas utilisé une potion qui tue vite mais plutôt un poison qui tue lentement. D'abord il sera paralysé, ensuite il perdra la vue pour finir par mourir. Je voulais qu'il souffre. Je voulais qu'il meure lentement. Au moment où le poison a commencé par agir en lui, il ne se sentait pas bien. Je sentais que c'était le moment d'activer la phase finale de mon plan. Ziyad tremblais. - Aïchath qu'est ce qui m'arrive ? Je ne sens plus mes deux jambes (Disait-il) - Ce n'est que le début Ziyad. (Répondis-je) C'était en ce moment précis que je me mis à lui confesser mes crimes. Il n'était pas en position de force et donc il ne pouvait plus me nuire. Je lui ai confessé le meurtre de ses deux épouses que j'avais commis. Je lui ai également fait comprendre qu'il agissait sous mon emprise et que je l'ai envoûté. Je lui ai rappelé l'époque où il avait éliminé ma famille. Le comble dans tout cela est que Mahrez n'était pas son fils. Et d'ailleurs, je n'étais pas non plus sa mère. Lors de mon accouchement, j'avais fait un mort né. Je savais que Ziyad tenait à moi et à ma grossesse. La chance que j'avais était que durant mon accouchement il n'était pas à mes côtés. Je me suis arrangée avec un des médecins qui m'avaient prit en charge afin d'avoir un enfant. On m'a alors remit un jeune bébé né dont sa mère avait laissé la vie. Ce jeune bébé était Mahrez. J'avais donc acheté Mahrez à l'hôpital. J'avais réussi à tout monter. Pendant que je me confessais, Ziyad pleurait. Ainsi que Mahrez. - Tu n'es pas ma mère ? Tu es donc une sorcière ? (Demandait Mahrez en pleurant) - Je ne suis pas ta mère. Je ne suis pas une sorcière. J'essayais de venger la mort de mes parents. Je m'excuse de t'avoir mêlé à cette vie. Je me suis simplement servit de toi Mahrez. Je suis désolée (répondis-je) - Pourtant je t'aimais tellement (Ajoutait- Mahrez). La vengeance est un plat qui se mange froid. Certains pensent qu'il est inutile de se venger et qu'il faudrait laisser la nature s'occuper des choses. C'est vrai mais cela prend du temps. Je devais agir quoiqu'il arrive. ( HALIYATH ) Je suis très heureuse pour Asbath. Cela lui a prit du temps mais elle a finit par trouver un sens à sa vie. Le décès de sa mère lui a coûté énormément. Aujourd'hui tout cela semble être du passé même s'il existe toujours des souvenirs qui ne s'effacent jamais. Ziyad, mon époux ne me rendait pas la tâche facile. J'ai finalement plié mes bagages et je me suis séparée de lui. Je suis parti avec mon fils Youssef. J'avais un rendez-vous avec Asbath. Je voulais qu'elle m'aide à trouver du travail à Youssef. Elle était venue me voir et on parlait jusqu'à ce qu'Aïchath m'envoi un message. C'était la première fois qu'elle me contacte. J'ai trouvé son message suspect. Elle me demandait de venir à la maison. Et que j'allais trouver des explications aux problèmes qu'on a vécus durant ses derniers jours auprès de Ziyad. Je ne voulais pas y aller. Asbath m'y obligea. Je l'ai demandé alors de m'accompagner. Elle et moi étions donc partir à la rencontre d'Aïchath. Une fois dans la maison de Ziyad BOUFALE, on pouvait entendre les mouches voler. Un silence régna. Nous allons au salon puis grand fût notre choque lorsque nous avons surprit les corps de Ziyad BOUFALE mon époux et d'Aïchath à terre. Ils étaient vraiment morts. On a fouillé toute la maison et il n'y avait personne d'autre. Même Mahrez n'était pas là. A côté du corps d'Aïchath, il y avait une lettre. Elle était écrite par Aïchath. Asbath et moi sommes mis à lire cette lettre. Aïchath nous avait tout confessé. Le meurtre de Fatima la mère d'Asbath, le meurtre d'Oulfath et les autres problèmes qu'elle nous avait causé. Et pour finir elle s'est également suicidée. Asbath et moi nos yeux se croisèrent un moment puis les larmes nous envahissaient. On s'est mis à pleurer. C'était tellement douloureux. - A cause des crimes causés par mon père, ma mère n'est plus. (Disait Asbath les larmes aux yeux) - Je suis navrée ma chérie. Ne te laisse pas emporter par cela. (Répondis-je) - J'avais mal c'est vrai mais lorsque j'ai lu cette lettre, j'ai encore plus mal (Ajoutait Asbath) J'ai fait le nécessaire pour la calmer. Nous avons alerté les forces de l'ordre pour leur montrer la scène du crime et leur remettre la lettre écrite par Aïchath. Nous avons définitivement tourné le dos à tout ce qui nous liait à Ziyad. Peu de temps après, Asbath réussit à trouver du travail pour mon fils dans la même entreprise où elle est. C'est une société agroalimentaire. J'étais très contente de voir Youssef évoluer à ses côtés. Aujourd'hui je suis la seule famille qu'elle a. J'espère que je saurai l'éduquer. C'est une très bonne fille. ( Ali ) [DES JOURS APRÈS] Plus le temps passe, plus je me rapprochais d'Asbath. A la maison, on passait du temps à organiser les activités qu'on ferait au boulot. On riait, on se taquinait à longueur de journée souvent. Avec elle j'apprends beaucoup de choses. De son côté, ma femme n'avait pas pris conscience. Elle agissait comme bon lui semble. J'étais beaucoup plus proche d'Asbath que de ma femme. Un soir on déjeunait à trois. Asbath, ma femme Khadidjath et moi. Il m'est arrivé un moment de tousser. Mon verre d'eau était vide. Asbath s'est levé et voulait me servir un autre verre d'eau quand Khadidjath réagit : - Qu'est ce que tout ceci veut dire ? Asbath que fais-tu ? Qu'est ce que tu essaies de faire dit moi ? - Ton mari tousse. Et je voudrais lui donner de l'eau (Répondit Asbath) - Tu as bien dit mon mari. Alors repose tes fesses sur cette chaise. C'est à moi de lui servir de l'eau et non toi. (Disait Khadidjath d'un air arrogant) Asbath était vexé. Elle n'avait pas du tout apprécié la manière dont Khadidjath lui avait parlé. Elle n'avait pas terminé son repas puis est allé dans sa chambre. J'étais également furieux. Je me suis levé de la table à manger. Je suis allé prendre une douche. Khadidjath de son côté, mangeait tranquillement. A ma sortie de la douche, je suis allé voir Asbath. J'ai voulu l'a calmé - Je m'excuse pour la manière dont Khadidjath t'a parlé tout à l'heure (Disais-je) - Je ne suis pas fâché. Je suis juste vexé. Mais ça va aller. Ne t'inquiète pas. (Répondit Asbath) Je soupirai un moment avant de continuer en disant : - Tu sais ; je voudrais me séparer d'elle. A ses propos, Asbath écarquilla les yeux et rétorquait : - Tu voudrais faire quoi ? Mais tu déconnes là. Elle t'a fait quoi ? - En fait ça fait un bon moment que cela me passe par la tête. Je voudrais te faire un aveu. Khadidjath ne me traite pas de la façon dont je le souhaite. Avec toi c'est différent. Tu me respectes. Tu me considères. C'est toi qui me fais à manger. Tu me prépares la douche. C'est toi qui s'occupe de moi dans la maison. Tu agis exactement comme une femme au foyer. Sans le vouloir je suis tombé amoureux de toi Asbath. Et Khadidjath me saoule déjà (Disais-je) - Stop. Ne dit plus un mot. Écoute-moi très bien Ali. Sais-tu pourquoi ta femme a réagis brutalement envers moi tout à l'heure ? Et bien elle pense que je sors avec toi. Elle pense que je veux lui arracher son époux. C'est normal. Depuis un moment tu ne passes plus assez de temps avec elle. Tu es toujours avec moi et on rigole ensemble à longueur de journée. Tu tas trop rapproché de moi et cela l'a rend jalouse. Si elle est jalouse alors sache qu'elle t'aime. Si moi j'ai accepté que tu te rapproches de moi de cette façon c'est bien parce que tu es mon patron. Je travaille dans ton entreprise. Rien de plus. J'ai grandi avec Khadidjath. Nous sommes comme des surs. Ta femme est une grande paresseuse. C'est son unique défaut. Khadidjath est une bonne femme. Elle a reçu une bonne éducation. Elle est juste paresseuse et crois moi c'est son unique défaut. D'ailleurs tu devrais déjà le savoir puisque vous avez été fiancés avant de vous marier. Si j'ai pris la responsabilité de faire les tâches ménagères à sa place, c'est parce que je l'aime et je ne veux pas que tu découvres son défaut tout de suite. Je me suis considérée comme votre domestique. Et dans une maison où il y a une domestique, la dame de la maison n'est pas sensée beaucoup travailler. Mon idée était qu'en faisant toutes les tâches ménagères, tu n'auras pas à te plaindre d'elle et tu ne sauras pas de si tôt que ta femme est une paresseuse. Elle a toutes les qualités d'une bonne épouse. Elle n'aime pas seulement travailler. J'essayais de couvrir ma copine. Je ne l'ai pas fait pour toi mais pour elle car je l'aime. Encore qu'elle a passée toute sa vie auprès de son père, Khadidjath n'a pas eu la chance de recevoir l'éducation et l'amour de sa mère. Maintenant si tu as mal interprété mes intentions et que tu penses que tu as le droit de me faire des avances alors tu te trompes. Ça ne va pas chez toi ? Comment tu peux me dire que tu voudrais quitter ma copine pour ensuite me faire des avances. ? Je suis navrée Ali mais tu n'es pas normal. Voudrais-tu monter Khadidjath contre moi ? Est ce que tu t'entends parler ? As-tu la moindre idée de ce que tu dis? (Demandait Asbath.) Je n'avais plus les mots. J'avais l'air d'un moins que rien. Elle m'ordonna ensuite de sortir de sa chambre. A suivre..
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