CHAPITRE 9 : Fadoul mon bienfaiteur.

2230 Mots
( KHADIDJATH ) La trahison est l'un des maux qui laissent des cicatrices trop profondes .Peut-on refaire confiance à quelqu'un qui nous a trahit autrefois ? J'ignore ce qui se passe entre Asbath et Ali. Je n'ai pas besoin de les surprendre en pleine relation sexuelle pour comprendre qu'il y a une liaison entre eux. La vie est parfois délicate. Malgré l'aide que je l'ai fait, elle voudrait arracher mon époux en guise de remerciement. Depuis un moment, ils sont toujours ensemble. Ali s'est beaucoup rapproché d'elle. Cela a affecté notre mariage. Le s**e est comme sa nourriture préférée. Lui qui adorait me f***********r et brusquement tout avait changé. Il ne me touche même plus. J'étais folle de jalousie. A défaut de me mettre en colère contre mon époux, j'ai décidé de mettre Asbath à sa place. A partir d'aujourd'hui, elle ne fera plus la cuisine. Elle ne fera aucune tâche ménagère. Elle va juste s'occuper de sa chambre et laisser mon époux en paix. Si je ne n'agis pas le plus vite possible, je perdrai Ali pour toujours. Ce qui s'était passé entre Asbath et moi avait mit Ali mal à l'aise. Cette nuit il ne prononça aucun mot puis s'endormit. [LE LENDEMAIN] Je me suis réveillée très tôt. J'ai nettoyé la maison puis préparer la douche d'Ali. J'étais à la cuisine et je lui préparais son petit déjeuné Lorsqu'Asbath arrivait vers moi. - Bonjour Khadidjath. Comment tu vas ? Je ne l'ai pas répondu. J'étais très en colère contre elle. Elle soupira un petit peu avant de dire : - Je savais que tu ne me parlerais pas. Je te connais très bien. Écoute-moi attentivement. Je ne sors pas avec ton époux si c'est ce que tu penses. Il n'y a jamais rien eu entre lui et moi. Tu es comme une sur pour moi. Je ne pourrai jamais te faire un coup pareil. Certes je voudrais te remercier toi et ton époux pour m'avoir aidé quand je n'avais personne. Je vous suis redevable. Cependant, il est temps que je parte. Il faudrait que je m'en aille. Je ne pars pas à cause du malentendu qui s'est produit entre nous hier non. Je pars parce qu'il faudrait que je démarre une nouvelle vie. Remercie ton époux pour m'avoir accordé du travail au sein de sa structure. Je lui ai écris une lettre de démission. Je voudrais également démissionner de son entreprise. Je dois sortir de ma zone de confort et redémarrer une nouvelle vie. Tu vas me manquer, certes j'espère qu'on s'appellera. À nos revoir Khadidjath. Asbath s'est parlé aux gens. Elle a l'art de convaincre et d'être persuasive. S'il y avait un moyen de ramener les morts à la vie avec la parole, Asbath en serait capable. A la fin de ses mots elle s'en alla. Je la regarderais partir. D'un côté j'ai ressenti un vide en moi. D'un autre côté, c'était une bonne chose. Elle était partit pour de bon. Je n'avais plus envie de faire la cuisine. Une partie de moi voulait la rattraper et l'empêcher de partir. J'avais du remords. Asbath ne ment jamais. Même si elle commet un crime, elle l'avouât et attend son jugement. Ce n'est pas le genre de fille à mentir pour sauver sa peau. Lorsqu'elle m'expliqua sincèrement qu'elle n'avait eu aucune relation avec mon époux, je n'avais pas envie de la croire. Pourtant c'était vrai car elle parlait en toute franchise. Il m'est venu à l'esprit de me poser la question de savoir si je n'avais pas commis une grave erreur. J'ai essayé de penser à autre chose tout en me forçant à achever la préparation du repas que mon époux mangera avant de sortir de la maison. Une chose est sûre, j'avais mal. ( Asbath ) J'étais certaine que les choses allaient se terminer ainsi. Je voulais juste accorder le bénéfice du doute à Ali. Les hommes sont tous pareils. Il a fallut que je me mets à aider sa femme en m'occupant des tâches ménagères et monsieur pense que je suis la fille parfaite. Je me pose même la question de savoir s'il a sa tête sur les épaules. N'ayant nul part où aller, j'ai loué un appartement avec le peu d'argent que je gagnais en travaillant auprès d'Ali. J'ai informé ma marâtre HALIYATH de la situation. Je lui ai rassuré que Youssef ne courait aucun problème même si je ne travaillais plus là. Ali ne le licenciera pas. Elle a proposée que je vienne vivre chez elle mais j'ai déclinée son offre. Ma mère est morte pour un crime que mon père à commit. Mon père a été également assassiné. Je viens de perdre la confiance de ma meilleure amie. Il était temps pour moi de conjuguer tout cela au passé et de reprendre ma vie. Je devais me battre pour réussir. J'étais prête à tout faire. Je devais me consacrer sur mon bien-être. J'ai postulé à d'innombrables emplois mais je peinais à trouver du travail. C'était ainsi que sur ma conquête d'un travail quoiqu'il soit, je rencontre Mohamed mon demi-frère aîné. Le fils d'Oulfath. Je me suis rapproché de lui. On a échangé. Il m'a parlé de ce qu'il faisait et comment il vivait à présent. Je lui ai informé du décès de notre père Ziyad car il n'était pas au courant. Je lui ai également parlé de la lettre qu'Aïchath nous avait laissée. Nos retrouvailles on porté ses fruits car il a promit me trouver du travail. Par la suite, on s'est donné un rendez-vous. Je l'ai respecté. Je me suis présenté à l'endroit qu'il m'avait indiqué et j'étais même en avance par rapport à l'heure qu'on s'était fixé. Mohamed traînait dans d'innombrables affaires louches que j'ignorais. C'était ainsi qu'au lieu de me présenter à un ami qui pourrait me donner du travail, Mohamed me jouait un sal tour. Il m'avait vendu à des trafiquants d'humains. Je n'en croyais pas à mes yeux jusqu'à ce que l'on m'enchaîne dans une case comme si j'étais un animal. L'idée était de me tuer puis ensuite de vendre mes organes. C'était le business dans lequel Mohamed traînait. Ma vie venait de prendre un nouveau virement. Loin de mes proches, je n'avais que la mort comme unique issue. Je tremblais. J'avais peur. À une époque donnée, j'étais prête à mourir et rejoindre ma mère. Aujourd'hui j'ai pris goût à la vie et je réalisais que je n'étais pas prête à mourir. Je me mis à implorer mon Dieu. Au bout d'un moment un homme vêtu de noir et rouge s'approchait de moi. Il avait mit une cagoule. Il m'assommait puis je me suis évanouie. [QUELQUES HEURES APRÈS] Je peinais à ouvrir mes yeux. J'avais mal à la tête. J'étais ligotée. Tout le corps me faisait mal. J'ouvre mes pupilles et je me retrouve dans une brousse. Il y avait plusieurs corps à mes côtés. J'avais également retrouvé le corps de Mohamed ; mon demi-frère aîné. L'endroit ne m'était pas du tout familier. Je n'avais pas la moindre idée de ce qui s'était passé mais il y avait partout autour de moi les corps de mes ravisseurs. J'étais la seule survivante. Peut-être que Dieu essaie de me délivrer des griffes du mal. Je me suis détaché puis j'essayais de prendre la fuite. Je sors de cette brousse étrange puis je réussis à trouver une route où passaient les véhicules. L'endroit où j'étais, les personnes que je rencontrais, tout était bizarre. Je n'avais plus mes affaires sur moi. Je me suis alors rapproché d'un passant et je lui ai posé la question de savoir si j'étais bien en Algérie. Ce dernier me répondit que j'étais au Maroc. Je ne croyais pas à mes yeux. En l'espace de quelques heures, j'ai été transporté au Maroc. Je n'ai aucune famille ici. Je ne connaissais personne. C'était le pire cauchemar de ma vie. Je ne pouvais quand même pas me plaindre puisque Dieu m'avait libéré des griffes de Mohamed et de sa b***e. C'est lui qui avait finis par mourir. Je soupirai un moment car cela prouve que de l'au-delà, ma défunte mère veille sur moi. L'unique problème qui se posait en ce moment était que j'ignorais où dormir et quoi manger. Je marchais tout simplement. Je marchais sans savoir où j'allais. Je réfléchissais à une manière de retourner au pays. Des heures passèrent et je ne cessais de marcher. J'étais épuisée. J'avais faim. Cela faisait deux jours que je n'avais rien mangé. Je peinais à tenir debout. Et comme Dieu n'oublie personne, j'ai finis par croiser un homme sur ma route. Je lui ai demandé de l'aide. Je lui ai expliqué ce qui m'était arrivé. Il avait déjà tout compris. Il me fixa d'un simple regard et dit : - Donc tu ignores comment tu as atterris ici. Tu as de la chance mademoiselle. D'après les explications que tu viens de me donner, sache que tu es très chanceuse. La brousse dans laquelle tu es ressorti est un endroit où l'on décapite les humains. Le trafique d'organes est très fréquent dans notre ville. Lorsqu'on kidnappe une personne, c'est dans cette brousse on finit par retrouver le reste de son corps. Si tu as pu t'en sortir de la, remercie Dieu. Tu as vraiment de la chance. - Allah est grand (répondis-je) - La nuit va bientôt tomber. Vu ton état tu as besoin de te reposer mais avant de prendre une bonne douche. Je propose te venir en aide. Si tu restes trop longtemps dehors tu pourrais être victime d'une agression. Cette ville n'est pas trop sécurisante. (Disait-il) A la fin de notre conversation, je monte dans sa voiture puis il me conduit chez lui. Il avait l'air de quelqu'un d'honnête. Il a même souhaité m'héberger pour un moment. Cet homme s'appelait Fadoul. Des heures de trajet plus tard et nous arrivons dans sa demeure. C'était un homme marié qui vivait avec sa femme et sa mère. Ils m'ont bien accueilli. On m'a donné une chambre. Après un bon bain, j'ai mangé puis je me suis endormie. J'étais tellement épuisée. [AU LENDEMAIN] Les premiers rayons du soleil succèdent lentement à l'obscurité de la nuit. Le gros coq du quartier à la voix rauque a lancé son troisième cocorico. Tout le monde s'éveille y compris moi. J'avais des courbatures mais ça devrait aller. Peu à peu les activités reprennent. De bonne heure, je sors de ma chambre puis je vais rencontrer Fadoul et sa famille. Je les salut et leur remercie pour leur hospitalité. Cependant, j'ai proposé à Fadoul de m'engager comme femme de ménage. Avec l'argent que je gagnerai, j'économiserai jusqu'à ce que j'atteigne une somme importante qui me permettra de rentrer au pays. Fadoul consulte l'avis de sa femme et de sa mère. Avec leur accord, j'ai été embauché. J'étais désormais une ménagère dans un pays où je ne connaissais personne. ( Ali ) Le départ d'Asbath m'à rapproché de mon épouse. J'ai présenté des excuses à Khadidjath. On a enterré les petites querelles et nous nous sommes retrouvés. Mais je remarquais qu'il y avait un vide chez ma femme. Elle pensait toujours à Asbath. Khadidjath et elle sont comme des surs. C'est dur pour ma femme de vivre sans elle. Après avoir eu la certitude que je n'ai jamais eu une quelconque aventure avec Asbath, Khadidjath essayait de contacter sa copine pour lui présenter ses excuses et lui demander de revenir. Malheureusement depuis un moment, Asbath est hors de la zone. Je me suis rapproché de sa marâtre HALIYATH par le biais de Youssef, mais le résultat était le même. Et moi, et Khadidjath même sa marâtre n'avions aucune nouvelle d'elle. On ignorait où elle pouvait être. Khadidjath se sentait coupable de la disparition de sa copine. Elle était morte de trouille. On avait même lancé un avis de recherche à son sujet. Ma mère célébrait son anniversaire. Mon épouse Khadidjath et moi avions fait nos bagages. C'était une occasion pour nous de rester auprès d'elle pour un moment. On était parti la rendre visite dans l'idéal de passer un merveilleux anniversaire à ses côtés. Les choses ne s'étaient pas passé comme nous l'avons voulut. Ma mère était mécontente de voir Khadidjath. Elle a passée tout le temps à la dévisager du regard. Non seulement ça, elle insultait ma femme à longueur de journée. A chaque fois que j'intervenais elle me prenait pour un mauvais garçon. Le problème de ma mère était le fait que jusqu'à présent Khadidjath ne m'avait pas donné un fils. Elle voulait être une grande mère. Cela l'énervait au point où elle a demandé à ma femme de partir de chez elle et qu'elle n'était pas la bienvenue. Ma mère a ordonné à Khadidjath de s'en aller. Elle pouvait revenir uniquement que si elle finit par lui donner un petit fils. Khadidjath était troublée. Ma femme a passée un mauvais moment aux côtés de ma mère. Dès notre retour, on était frustré. Elle passait des jours à pleurer. Elle était inconsolable. Au bout d'un moment Khadidjath et moi avions décidé de faire des analyses. Moi je n'avais pas besoin de ça. J'étais certain qu'au moment opportun elle me ferait un bon garçon. Mais elle voulait à tout prix savoir pourquoi jusqu'à présent elle n'était pas enceinte. Nous avons fait les analyses et les résultats sont sortis. Khadidjath était stérile et n'allait jamais concevoir. A suivre..
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