(Fatima )
Au bout d'un moment ma fille se mit à vomir du sang. Je lui ai donné quelques potions médicinales pour calmer sa température puisqu'elle avait le corps chaud. J'ignorais ce qui lui arrivait. Je n'avais pas de ressources nécessaires pour connaître son problème et savoir comment la traiter. Le comble est que malgré les questions que je posais, ma fille refusait de me parler. Quand je demande ce qui s'est passé, elle se met à pleurer. A chaque fois que je sollicite l'aide de mes coépouses pour comprendre ce qui se passe avec ma fille, elles m'ignorent. Je suis une personne noble. J'ai accepté mes coépouses malgré moi. Je les respecte car nous formons une seule et même famille. Malgré ce respect précieux que je leur accorde, je suis humilié et délaissé en retour. Personne ne prend en considération mes propos. Elles m'ont donc dit de me débrouiller pour parler à ma fille. De son côté, Asbath ne me facilite pas la tâche. Elle ne veut rien dire. Elle ne fait que pleurer. J'ai comme l'impression qu'elle est traumatisée. Vue l'état dans lequel elle est rentrée à la maison, mon instinct me dit qu'elle a été agressée. Mais je ne pourrai confirmer mes idées que si elle m'expliquait la situation. Au nombre de toutes mes tentatives pour discuter avec Asbath, je n'ai recueillis que du silence et des pleures. J'étais pensive. Au début, j'étais rentré à la maison juste pour me laver et repartir à l'hôpital. Je devais retourner auprès de ma sœur jumelle. Actuellement je n'ai plus le moral. Entre ma fille qui pleure et qui refuse de me parler et ma sœur jumelle qui se trouve dans un état critique, j'ignore où mettre la tête. Je souffre. Je pense beaucoup. Et comme si cela ne suffisait pas, j'ai reçu un appel téléphonique de l'hôpital où était hospitalisée ma sœur jumelle. On venait de m'informer qu'elle a rendu l'âme. Ma sœur jumelle est morte. C'était la plus terrible des nouvelles du jour. Je peinais à respirer. Mon cœur battait à vive allure. J'étais sur le point de pleurer. Cette journée était la plus mauvaise des journées que j'ai eues jusqu'à présent. Je n'en pouvais plus.
( Aïchath )
Ziyad BOUFALE est un homme généreux. Il est l'homme le plus parfait que je n'ai jamais rencontré. Je suis très heureuse de l'avoir épousé. Malgré que je sois sa quatrième épouse, il prend bien soin de moi. Je lui ai donné un fils. Le jour où j'ai mis les pieds dans sa maison, j'ai décidé de me battre pour le garder pour moi seul. Qu'il ait déjà trois femmes, ne me concernait pas. J'avais mon plan. J'étais déterminé à emprisonner son cœur. Je veux qu'il se consacre uniquement à moi et à mon fils. Mes coépouses sont Fatima qui est la première femme, Oulfath la seconde et Haliyath la troisième. A l'exception de Fatima qui ait fait une fille, nous trois autres avions fait des mâles à Ziyad. Je m'assure d'être sa préférée. Lorsqu'il est allé au boulot, je me suis enfermé dans ma chambre. Pendant tout le temps que Fatima et les autres s'occupaient d'Asbath, moi j'étais dans ma chambre. J'étais au téléphone. Je parlais à mon magicien. C'est à dire mon féticheur.
- Il vient de partir. Je lui ai préparé ce matin sa nourriture préférée et j'ai versé la potion magique que vous m'avez remit hier. (Disais-je)
- As-tu respecté mes consignes ? As-tu fait exactement ce que je t'ai conseillé ? (Demandait mon magicien)
- Oui maître. J'ai respecté vos consignes. J'ai fait tout ce que vous m'avez demandé (Répondis-je)
- Alors soit relaxe. A partir d'aujourd'hui, Ziyad te mangera dans la main. Il fera exactement tout ce que tu lui demandes. Ton époux sera encore plus dingue de toi. Tu as ma parole (Ajoutait mon magicien)
Après cette conversation, je raccrochai.
En effet, nous sommes dans un monde où les plus faibles sont mangés par les plus forts. Si je n'agis pas pour mon bonheur et celui de mon enfant personne ne le fera à ma place. Je suis dans un foyer polygame et je dois réagir le plus vite. Cela fait pratiquement un an que Ziyad est sous mon emprise. Je le maîtrise. Il fait quasiment tout ce que je lui demande. Au début de notre relation amoureuse, il était violant. Bien que je l'aime, il me battait souvent. L'amour que j'éprouvais pour lui était énorme. J'ai dû emprunter des voies obscures pour le contrôler. Mais cela ne me satisfait pas. J'avais également l'intention de maîtriser mes coépouses. Je ne veux pas que du jour au lendemain, elles viennent détruire ce que j'ai pris du temps à construire avec Ziyad. Mon fils s'appelle Mahrez. Il ne ressemble pas à son père. J'essaye de le façonner à l'image de Ziyad. C'est lui qui doit être le principal héritier de la famille. Cela paraît dingue mais je vise mon bonheur. Bien avant d'être madame BOUFALE, je vivais avec mes parents. Je viens également d'une famille polygame. J'ai été toujours maltraité par mon père. Dans cette souffrance ma mère a perdu la vie. Toutes ses situations m'ont permis d'acquérir de l'expérience. Je refuse de vivre ce que ma mère a vécu auprès de mon père et je refuse que mon fils Mahrez subisse les mêmes souffrances que moi. Je ne suis en fait pas une sorcière ou une mauvaise personne. Je cherche à survivre. Je me mis à ranger ma chambre lorsque mon téléphone portable sonnait à nouveau. Cette fois c'était mon époux Ziyad. Je décrochai.
- Allô {DADA} es-tu bien arrivé au travail ?
- Alhamdoulilah (qui signifie je remercie ALLAH en arabe). Je viens d'arriver. Je pensais à toi et j'ai voulu t'appeler. Entendre ta douce voix est une source de bénédiction et de motivation pour moi (Répondis Ziyad)
- Waouh. Tu me flattes {Dada}. Cela me fait plaisir et me rend encore très amoureuse de toi (Répondis-je)
- Toi et moi sommes faits l'un pour l'autre Aïchath. Je t'aime tellement (Ajoutait Ziyad)
- Je t'adore également {DADA}
- Oulfath vient de m'appeler. Elle m'informe que sa carte d'identité est expirée. Et elle voudrait que je lui donne de l'argent pour qu'elle renouvelle cela. J'ai bien envie de le faire mais je voudrais demander ta permission mon ange. Est ce que tu m'autorises à le faire ? (Demandait Ziyad)
- Non {DADA}. Ne l'a donne rien du tout. Dit l'a que tu n'as pas d'argent. Je voudrais qu'elle se débrouille. Es-tu sensé céder à toutes leurs requêtes ? Non je ne t'autorise pas cela. (Répondis-je)
- D'accord ma chérie. Je vais la rappeler pour l'expliquer que tu as refusé que je l'aide et que si elle veut insister alors qu'elle vienne vers toi te convaincre. Si tu cèdes, je cède. Mais si tu refuses alors je refuse également (Ajoutait Ziyad)
- Merci beaucoup pour cette considération énorme que tu portes à ma modeste personne. Je t'aime DADA. (Disais-je)
- Je t'aime aussi Aïchath.
Il raccrocha. Depuis que je vis avec mon époux, c'est bien la première fois qu'il demande ma permission avant donner de l'argent à l'une de ses femmes. Oulfath est la deuxième épouse. Et apparemment elle aurait besoin d'argent pour renouveler sa carte d'identité. De toutes les façons je viens d'interdire à Ziyad de payer quoique ce soit. Qu'elle vient me voir d'abord. Et d'ailleurs j'imagine la tête qu'elle ferait lorsque Ziyad l'obligera à venir vers moi prendre ma permission d'abord. L'envoûtement est vraiment formidable.
( Oulfath )
Il faut battre le fer quand il est chaud. Il y avait de cela quelques jours, j'ai fais un mauvais rêve. Une force maléfique guide notre époux Ziyad. Je me suis rapproché de certaines personnes mystérieuses qui m'ont fait comprendre que mon mari n'est plus lui même. Il est sous l'emprise d'une force maléfique. Le seul moyen d'y remédier est de lui faire un certain nombre de sacrifices. Et l'argent qui va servir à réaliser ses sacrifices doit venir de sa poche. Ça fait un bon moment que je n'utilise plus ma carte d'identité. Je l'ai mis de côté car elle était expirée. Aujourd'hui j'ai voulu me servir d'elle pour soutirer de l'argent à Ziyad afin d'enclencher le processus de sacrifices que je devais lui faire. On m'a interdit de l'informer de la situation. Je n'avais alors aucune autre excuse pour l'amener à me donner de l'argent. Là n'était même pas le problème. Le véritable souci est qu'il refusa de me donner quoique ce soit et m'ordonna de voir ma coépouse Aïchath. Il m'envoyait prendre une autorisation auprès de sa quatrième épouse. C'est la pire des humiliations que Ziyad ne m'a jamais fait jusqu'à présent. J'ignorais comment m'y prendre. Je ne savais plus quoi penser. Cela me paraissait embarrassant car selon la hiérarchie, j'étais là avant elle. Je me suis mariée à Ziyad bien avant elle. A défaut de me faire humilier, j'ai décidé de faire autrement. Je me suis vite changé. Je sors de ma chambre et je me dirige vers Aïchath. Je m'apprêtais à cogner avant d'entrer mais la porte de sa chambre était ouverte. Je rentre tout en l'interpellant. Il n'y avait personne dans la chambre. Au moment de ressortir, une odeur nauséabonde m'envahit. Il y avait un réfrigérateur dans la chambre. L'odeur venait de ce réfrigérateur. Je pousse ma curiosité pour voir ce qui pouvait bien sentir dans ce réfrigérateur. Au moment de l'ouvrir, je reçois un véritable coup sur la tête puis je m'écroulai.
QUELQUES HEURES APRÈS
Je peinais à ouvrir mes yeux. J'avais mal à la tête. Tout le corps me faisait mal. Le pire est que j'étais attaché à une chaise. J'ignorais où j'étais mais je me retrouvais dans une petite chambre étrange. L'obscurité régnait à l'intérieur. Néanmoins je pouvais constater quelques squelettes dans la pièce. J'avais peur. Je tremblais. J'étais sans voix. J'essayais de me détacher mais je ne pouvais pas. On m'avait sérieusement ligoté. Au bout d'un moment quelqu'un venait vers moi avec une lampe torche. C'était Aïchath. Une fois près de moi elle disait:
- Je n'ai rien contre toi Oulfath. Mais tu as signé ton arrêt de mort aujourd'hui. Tu étais sur le point de découvrir un secret très précieux. As-tu la moindre idée de ce qui était dans ce réfrigérateur ? Je suis désolée mais je ne pouvais pas te laisser l'ouvrir. Tout mon secret allait être dévoilé si tu avais réussi à voir ce qu'il y avait à l'intérieur. Il fallait que j'agisse. Je suis désolée chère coépouse. Je ne pouvais pas permettre que tu détruis tout ce que j'ai pris la peine à bâtir. Tu resteras ici pour quelques jours. Personne ne viendra te sortir de là. Après je te tuerai.
A suivre.