CHAPITRE 3 : Une abomination.

2074 Mots
( HALIYATH ) Dans un monde où règne la terreur, l'amour du prochain n'a plus de sens. Je suis la troisième épouse de Ziyad BOUFALE. Avant de m'engager avec Ziyad, mes parents m'ont beaucoup conseillés. Ils ont essayé de me dissuader. Ma mère a beaucoup pleuré. Elle ne voulait pas que j'épouse un homme polygame. Ziyad avait deux épouses avant moi. Je croyais que j'allais être la dernière de ses conquêtes puisqu'on s'aimait éperdument. Malheureusement il lui a fallut peu de temps pour en épouser une quatrième. Depuis ma venue dans la famille BOUFALE, j'ai toujours respecté mes coépouses. Elles étaient là avant moi. A l'exception de Fatima qui s'entend très bien avec moi, les autres épousent sont égoïstes. Oulfath et Aïchath agissent très mal. Mais Ziyad est toujours de leurs côtés. Nous sommes toutes ses quatre épouses et mais il ne nous traite jamais de la même façon. Si j'avais su que ma vie auprès de lui allait être ainsi, jamais je ne l'épouserai. Je souffre auprès de Ziyad. La polygamie n'est vraiment pas facile à vivre. Mais pourtant autrefois en Afrique, la polygamie était très sollicitée et appréciée. En effet, la famille polygame était reconnue dans la société traditionnelle africaine comme utile pour la communauté qui la pratiquait. À travers elle, les familles pouvaient résoudre certains problèmes comme le manque de main-d'œuvre familiale pour les travaux champêtres, l'infertilité d'une femme en prenant en mariage une autre épouse susceptible de procréer, etc. Le temps a évolué, certains phénomènes ont surgit et cela a conduit les gens à changer leurs opinions sur la famille polygame qui devient de moins en moins acceptée. Mais cette forme familiale résiste malgré tout fortement aux différentes mutations socioculturelles dont l'Afrique contemporaine est le théâtre. Ainsi, elle assure la continuité ou la survie de la famille traditionnelle africaine dans la société moderne, avec ses avantages et ses inconvénients. Ma mère est souffrante. J'étais auprès d'elle depuis quelques jours pour m'occuper de son état de santé. Subitement Asbath me contacta. Sa voix tremblait au téléphone. Je peinais à entendre ce qu'elle me disait mais j'avais pu écouter une phrase. Elle demandait mon aide. Elle me disait que sa mère n'allait pas du tout bien. J'ai posé quelques questions pour avoir plus d'éclaircissement sur ce qui se passait mais elle n'a voulu rien me dire de plus. Je savais juste une chose ; elle n'allait pas du tout bien. J'étais stressée à la suite de son appel. Je paniquais. J'ai dû patienter quelques heures afin que l'état de santé de ma mère se stabilise. Ensuite j'ai pris le bus pour me rendre directement à la maison. Je devais passer plus de temps auprès de ma mère mais la conversation téléphonique que j'ai eue avec Asbath me mettait mal à l'aise. Quelques minutes de trajet plus tard, me voilà à la maison. Pendant qu'Aïchath passait son temps à tailler ses ongles, Fatima était allongée au salon. Asbath était près d'elle. - Asbath qu'est-ce qui ne va pas ? Ta voix tremblait au téléphone (Demandais-je) - C'était maman. Elle a fait une crise tout à l'heure. J'ignore ce qui l'a mis dans cet état. Elle avait reçu un appel. A la fin de la conversation elle s'est écroulée (Répondit-elle) Je me rapproche de Fatima. Apparemment son état venait de se stabiliser. Néanmoins elle était allongée. Elle peinait à s'exprimer, mais elle s'efforçait de me parler. Elle m'expliqua ce qui lui arrivait. D'abord sa fille Asbath et ensuite le décès de sa soeur jumelle. C'était cruel pour elle. Fatima n'avait pas simplement la force mentale de gérer tout cela. Je lui ai donné à manger. Ensuite je lui ai donné une tisane qu'elle prendra pour finalement l'obliger à se reposer. Elle devait récupérer sa forme avant de pouvoir pleurer la mort de sa soeur. Asbath et moi avons prit ensuite la route de l'hôpital où était hospitalisé la soeur de sa mère afin de récupérer son corps. En route, j'ai essayé d'avoir une conversation avec Asbath. Je l'a considère comme ma propre fille. La relation qui lie Fatima et moi est incroyable. Lorsque j'étais arrivée dans la famille BOUFALE, Fatima m'avait bien accueilli. Elle a fait tout son possible pour que je ne stresse pas. Elle était là pour moi. Pendant qu'Oulfath la deuxième épouse me rendait la vie impossible, Fatima me donnait la force et le courage de rester auprès de Ziyad. Nous avons lié une relation amicale. Nous nous entraidons comme des soeurs. Elle est là pour moi et je suis aussi là pour elle. Malgré tout ce que je disais, Asbath n'a voulu rien me révéler également. Elle me disait juste que tout allait bien. - Tu ne peux pas me dire que tout va bien. Si tu as passé la nuit dehors et que tu es rentrée dénudée toute taché de sang, il y a forcément une explication à cela. As-tu été agressée ? (Demandais-je) Elle réagit par un signe de la tête. Un signe qui affirmait qu'elle avait été agressée. J'ai poursuivi mon interrogatoire en demandant si elle avait également été violée. Elle m'affirmait que c'était exact. Aussitôt, elle se mit à couler les larmes. J'avais très mal pour elle. Asbath était traumatisée. Une fois à l'hôpital, nous avons réglé quelques frais avant de récupérer le corps de sa tante. Ensuite j'ai obligé Asbath à voir un psychologue. Je voyais qu'elle allait mal mentalement. Fatima est la première femme de toutes mais la dernière à accoucher. Sa fille Asbath était donc la benjamine. Moi j'ai un fils. Il s'appelle Youssef. J'ignore si c'est parce-que je m'entends bien avec Fatima que mon époux s'est mit à me négliger mais s'il y a une chose dont je suis certaine, c'est que Ziyad consacre tout son temps à sa quatrième épouse Aïchath. Heureusement que je ne suis pas une femme au chômage. Je ne dépends pas de mon époux. De toutes les femmes de Ziyad, je suis la seule à travailler. Mes coépouses sont juste à la maison. Bien avant d'épouser Ziyad, j'étais institutrice. Heureusement qu'il ne m'a pas obligé à abandonner mon travail. C'est de cela je vis. Grâce à ma stabilité financière je ne me préoccupe pas des affaires de Ziyad. (Asbath ) QUELQUES SEMAINES PLUS TARD Mon père me dégoûte. Je n'ai plus envie de vivre sous le même toit que lui. J'ai été violée, agressée par sa faute. Il m'envoi vers ma mère aux environs de minuit et ne me donne aucun moyen de transport. Il m'oblige à marcher. Il m'a simplement jeté dans la fosse aux lions. Une fois que j'ai été agressée, il me renia. Il dit des énormités sur ma modeste personne. Il me traite de tous les noms. Heureusement que l'homme n'est pas un Dieu. Si non l'humanité n'aurait aucun sens. Grâce à l'aide d'Haliyath ; la troisième épouse de mon père, j'arrive à me sentir mieux. Elle m'aide à récupérer psychologiquement. De toutes les femmes de mon père, c'est elle je respecte beaucoup en dehors de ma mère. J'ai passé plusieurs semaines à suivre un psychologue. J'avais besoin d'ordonner mes idées. Malgré que j'aille mieux physiquement, j'étais sérieusement atteint psychologiquement. Ma meilleure amie s'est mariée aujourd'hui. Elle s'appelle Khadidjath. Nous sommes comme des soeurs. L'événement était inoubliable .Il y avait tellement de choses magnifiques durant ce mariage. Avec beaucoup d'émotions et de moments de joies, Khadidjath a changée de statut. Elle est passée de jeune fille célibataire à celui de femme mariée tout en jurant amour et fidélité à l'homme avec lequel elle s'est engagée. C'était tellement beau que nous autres ses copines avions eu envie de nous marier également. Pour moi c'était un mariage réussi. La chance de vivre le vrai amour a sourit en premier à Khadidjath car elle s'est mariée à l'homme de ses rêves. Le matin de son mariage, les hommes terminaient de préparer la salle pendant que les femmes se préparaient dans le gîte. J'avais fais venir une coiffeuse et une maquilleuse sur place pour nous maquiller Khadidjath et moi. C'était un moment convivial car chacune se faisait préparer à son tour, l'une au maquillage et l'autre pour la coiffure puis on en a profité pour terminer les manucures. Je me suis portée volontaire d'aider Khadidjath à enfiler sa robe de mariée. Elle était stressée car nous n'avions pas fait d'essai et on était en retard. Pour ma robe à moi, j'ai choisie le modèle Daphné de la collection d'Amarildine pour la marque Rembo Styling. Quelques heures de maquillages plus tard nous voici à la Mairie. L'idée était de faire en premier un mariage civil puis ensuite viendra le mariage religieux. C'était magique. Tout comme Khadidjath, j'avais les larmes aux yeux du début jusqu'à la fin. C'était riche en émotion. Après la cérémonie, les jeunes mariés ont décidés d'ouvrir un bal, c'est-à-dire une soirée. Pendant que les ami(e)s dansaient moi j'étais assise toute seule dans un coin. Je ne suis pas trop fan de la danse car je m'y prends mal. Il y avait de l'ambiance. Plusieurs grands cierges magiques émettaient des lumières rose qui scintillaient dans toute la salle. C'était vraiment beau. Je me sentais gênée alors je sors prendre un peu d'air. Une fois dehors je contemplais le beau temps qu'il faisait. J'étais là à imaginer à quoi ressemblerait mon futur en tend que femme mariée. Du coup le mauvais souvenir de mon viol resurgit. Les larmes m'envahissent. Aussitôt j'entends des pas venir derrière moi. Je me retourne précipitamment et je tombe sur un homme aux pupilles bleues avec des reflets violets. Ils sont captivants. Ses cheveux noirs sont bien lisses. Comment peut-on être aussi parfait tout en simplicité ? On se fixe longuement .Il finit par me sourire. Un sourire que j'arrive à lui rendre difficilement. En une fraction de seconde je sens mon coeur s'arrêter. Il a l'air calme et totalement détendu. Mes yeux se perdent dans ses pupilles. Son regard s'adoucit et il me fait un faible sourire à nouveau. Je détourne précipitamment les yeux .Peut-il réellement ne pas entendre les battements accélérés de mon cœur? Je le sens tout proche de moi. Je le fixe à nouveau sans le vouloir. C'était comme si j'étais obligée de l'observer. Son regard pesait sur moi. D'une voix rauque et calme il dit : - Bonsoir mademoiselle. J'ignorais quoi lui répondre. Mon cœur rate un battement et mes yeux se perdent une dernière fois dans les siens. Je ne savais plus ce qui m'arrivait. Mon corps frissonnait. Mon cœur battait à vive allure. J'étais simplement muette tout en fixant son regard séduisant qui me tourmentait. Son parfum envoûtant m'obsédait. J'étais tourmentée, je tremblais toujours .Ce charmant monsieur passait son temps à me dévorer du regard. Honnêtement je ne pouvais plus résister à son charme. J'ai dû me séparer de lui. J'avoue que depuis mon viol, je n'avais pas le courage de me tenir face aux hommes. Je n'aimais plus leur compagnie. Surprise j'ai été de constater que ce charmant monsieur m'aspirait de la confiance. Je n'avais donc pas peur d'être en face de lui. Mais j'ai fini par lui fausser compagnie sans lui dire un mot. Du retour à la maison, j'étais épuisée. J'ai directement rejoins ma chambre. La fête fut belle et j'avais quelques migraines. J'ai pris un calmant puis je me suis couchée. ..DEUX HEURES APRÈS... Je me reposais tranquillement. Autour de vingt trois heures (23h), je me suis réveillée pour uriner. Je sors de ma chambre puis je me dirige vers les toilettes. Malgré que notre maison soit grande, nous avons une seule douche et nous utilisons les mêmes toilettes. Bien avant de satisfaire cette envie d'uriner, j'aperçois la chambre d'Aïchath (la 4e épouse de mon père) ouverte. Tout le monde dormait déjà. Mon intuition me disait qu'elle a dû oublier de fermer sa porte. Alors j'ai décidé de la rabattre. Aussitôt je m'approche de sa chambre et j'entendis des sons bizarres. Cela me semblait bizarre puisque c'était la voix d'Aïchath je percevais. Le son qu'émet sa voix montrait qu'elle était en plein ébats sexuels. Je sentais qu'elle faisait l'amour. Cela me paraissait très suspect car mon père était en mission. Il n'était donc pas à la maison. - Avec qui faisait-elle l'amour ? (C'était la question que je me posais) Je jette alors un coup d'il à l'intérieur de la chambre sans me faire repérer et je tombe net sur une abomination. Aïchath faisait l'amour avec son propre fils Mahrez. A suivre.
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