14. Saint Antoine et le feu

488 Mots
14. Saint Antoine et le feuAutrefois le feu n’existait pas sur la terre et les hommes tremblaient de froid. Un jour ils décident d’aller parler à saint Antoine qui réside dans le désert. Ils arrivent et l’appellent. Saint Antoine sort d’une grotte et dit : qui êtes-vous ? – Nous sommes des hommes et nous tremblons de froid. Fais-nous la charité de nous donner un peu de feu. Alors saint Antoine qui avait bon cœur eut pitié et leur dit : – Attendez que j’aille le chercher. Il pense aller en enfer et il y va. Il prend un bâton de férule et un petit cochon en sa possession (avant d’être saint il était porcher et il n’avait pas voulu abandonner ce cochonnet). Il arrive en enfer. Il frappe et les diables demandent : – Qui est-ce ? Saint Antoine répond : – Ouvrez, je viens de la terre, je tremble de froid, laissez-moi me réchauffer un peu. Les diables ne voulaient pas lui ouvrir parce qu’ils disaient qu’il n’était pas un pécheur. Mais le saint continua à frapper plus fort alors les diables se lassèrent et ouvrirent la porte. Mais ils ne le laissèrent pas entrer, ils ont fait entrer le petit cochon seulement car ils pensaient que le porcelet était un démon comme eux, tandis que son patron était un saint. À peine entré, le petit cochon commence à fouir et à renverser tout ce qu’il trouve : fourches de fer, chaînes, chaudrons et tous les instruments dont usaient les diables pour punir les méchants. Le fait est que les diables, excédés et ne parvenant pas à interrompre le désastre que faisait le petit cochon, appelèrent saint Antoine et lui dirent : – Entre, Antoine, et fais tenir tranquille ton petit cochon, ou nous le jetons dehors. Le saint est entré, a donné un coup de bâton au petit cochon et l’a fait se tenir tranquille. Il dit alors : – Maintenant que j’y suis, je m’assois un moment pour me réchauffer, et il s’assied dans le passage. Et toutes les fois que les diables passaient, il leur donnait un coup de bâton. Alors les diables se mirent en rage, s’emparèrent du bâton et le jetèrent au feu. Le petit cochon, quand il vit le bâton dans le feu, a commencé à fouir encore plus qu’avant. Alors les diables, de nouveau lassés, demandent au saint de calmer le petit cochon. Le saint promet de le faire, pourvu qu’on lui rende son bâton. Les diables acceptent à condition qu’il fasse se tenir tranquille le cochonnet car c’était un véritable démon. Mais le bâton était en férule et l’intérieur du bois de férule est un peu spongieux ; à peine une étincelle le touche et voilà que l’intérieur s’allume sans que cela se voit du dehors. Le saint tire le bâton du feu et dit au petit cochon : allez, on s’en va. Ils se mettent en marche et retournent sur terre. Alors saint Antoine fait le signe de croix avec son bâton et dit : feu, feu – en tout lieu – sur toute la terre – feu joyeux. C’est ainsi que depuis ce jour le feu s’est répandu sur la terre. LES PAYS ET LEURS HABITANTS
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