MALOU — La voilà, annonça le gangster en se redressant. Ses yeux brillaient comme ceux d’un loup. La femme aux talons hauts se dirigeait vers une petite Alfa Romeo rouge sang. Matéo mit le contact et laissa ronronner le moteur. Ils lui accordèrent une centaine de mètres d’avance. Marie-Louise dirigea sa voiture vers la ville, et plus précisément, vers le centre. Elle roula sur un boulevard puis se mit à ralentir, pour s’arrêter en double file devant un supermarché. Les trottoirs étaient encombrés de clients entrant et sortant du magasin. Matéo la doubla pour stopper plus loin. Ils pouvaient l’observer dans les rétroviseurs. La vitre passager s’abaissa et une jeune fille, d’origine vietnamienne ou thaïlandaise, surgit soudain de la foule pour se pencher par la fenêtre, la moitié de son


