MATÉO Le ciel était couleur de fer et un air glacé envahissait la chambre. Lauterbach se recroquevillait tant bien que mal sur sa chaise alors qu’une main ferme le secouait. — Hé commissaire, réveille-toi, on a des choses à faire. Il ouvrit les yeux. Il les avait troubles, comme le reste. Matéo le fixait. Habillé, les cheveux plaqués en arrière, le visage esquinté, recouvert de pansements, mais le regard vif. — Ça va, ne t’inquiète pas, j’ai dormi comme un ours. Mais là, j’ai envie d’un vrai café, alors faut qu’on calte avant que le docteur ne ramène sa fraise. — Quoi… Quelle heure il est ? — 10 heures, y’a déjà eu une tournée de petit déjeuner, ça m’a rappelé le mitard. — Mais… tes examens, ton état ? — Je me sens bien, je te dis ! Et puis, je me suis avalé une boîte d’antalgiques


