III Le triomphe de Graissessac et la mésaventure de FilippiTibério ne s’était pas trompé en pronostiquant que le refus de Tue-la-Mort de se battre produirait le plus fâcheux effet et déterminerait le succès de son adversaire. Le résultat d’un aussi beau scrupule de conscience fut que, le dimanche suivant, jour du scrutin, M. Graissessac faillit mourir de joie en proclamant le triomphe de M. Ovilla et la défaite de son mortel ennemi. Filippi, qui était là, dut le soutenir. Enfin, tout se termina le mieux du monde au café de la Mairie, où Graissessac eut l’occasion de se réconforter aux dépens d’un vieux vin de Bellet servi par Bertomieu, le cabaretier, et d’une grappa de contrebande, à laquelle tous « les amis de l’ordre » firent fête sans aucune reconnaissance pour Tue-la-Mort, qui l’a


