Moi et mes vieux démons

4413 Mots
     L'épuisement, la fatigue...Pas une goutte de force en moi. Depuis une semaine !        Sept jours, cents soixante huit heures, six cents milles quatre mille huit secondes ! Le temps est long, beaucoup trop long sans lui... Pas un appel, pas un message, j'ai peur d'y penser. Je sais que la réponse est évidente, mais quand même, ça fait mal.   Il s'est barré en courant ...  Il a vu à quel point je suis cassée, et psychopathe, du coup il s'est barré aussi vite qu'il le pouvait sans rien laisser à part... Un nounours ?  Juste un leurre, pour lui donner le temps de fuir. Mon raisonnement tient la route, et non ce n'est pas la douleur de mes menstruations qui me font divaguer ! Mon raisonnement est p****n de clair.  Kathie est à côté de moi, quand je lui dis : - Tu vois le problème avec nous, genre les femmes... On doit passer notre temps à cacher notre véritable personnalité si on veut plaire à un homme. - Pourquoi tu dis ça ?  Mon index pointe l'écran de la télévision, on était en train de regarder Scandale. Elle hausse les sourcils apparemment peu convaincue. - Mais tu ne comprends pas ? Olivia Pope à la seconde où elle a joué les femmes de pouvoir, à la seconde où sa nature profonde de femme froide est ressortie, ce Président à la con là, il a voulu la changer pour qu'elle soit la femme stupide et naïve qu'il idéalise ! Je soupire, et me laisse glisser  sur le dossier du canapé.  Sur un ton décontracté Kathie me répond : - Je ne le vois pas comme ça. J'ai plus l'impression que le président il veut faire ressortir, ce côté d'elle car il sait que c'est le meilleur en elle, pour lui c'est la meilleure version d'elle, et il n'a qu'une envie c'est qu'elle soit toujours comme ça. - Mais son avis, n'est pas la vérité absolue... Pour Jack par exemple, c'est cette Olivia là qu'il aime. -Peut être, mais la question est quelle Olivia, Olivia Pope elle-même aime ? Je lui souris.  - Pas faux - D'accord, maintenant tu peux m'expliquer pourquoi tu veux faire un parallèle entre Monsieur Intense et le président ? C'est pas un peu nul, de me faire passer des messages par des métaphores cinématographiques ?  - Je ne vois pas de quoi tu parles ... Lui dis je avant d'aller en direction de la cuisine.  Kathie me suit, et vient s'assoir sur l'ilot central alors que je suis en train d'ouvrir le réfrigérateur.   - Tu ne vas pas me la faire à moi, tu flippes parce que tu as peur que ton petit cinéma de la dernière fois aie tout foutu en l'air. Je la fixes, avec un air sévère, et sort une bouteille d'eau que je dépose sur l'ilot. - Eh bien pas du tout ! Figure toi que je m'en fiches pas mal, de lui et de l'Ecosse... Elle se met à rire. - Chérie, appelle le ! Tu en meus d'envie de toutes façons - Non ! Pas envie, je ne veux ...  Elle me coupe la parole, et continue sur un ton suave -Lui montrer que tu es accro ?  Je lèves les yeux aux ciels, elle se met à rire. Semble si confiante quand elle dit :  - Déjà que tu lui as montré tes seins, je penses que ça a fait le taff.  Je hausse un sourcil l'air de lui dire " sérieux c'est pas strawberry comme attitude".  Le silence règne dans la pièce. Je soupire.  En fait, elle n'a pas compris. Ce n'est pas de l'amour que je ressens pour lui, c'est de l'attraction... Un trop plein d'hormones que je devais évacuer. Mais comme il ne semble pas sur la même longueur d'ondes... Bon disons les termes, comme je n'excite pas ce p****n de s****d de latino beaucoup trop beau ! Ce dont j'aurais besoin là tout de suite serait : - Partons en voyage ! De la gaîté dans ma voix, de la vérité dans ses mots. - Ouais, mais t'es fauchée. On se fixe toutes les deux, dans le silence, quand sorti de nul part nos rires s'ajoutent à l'ambiance. - Je sais, que je suis fauchée ! Mais c'est pas le sujet, en deux jours de taff j'ai assez pour un week-end. J'évites de lui parler de ma boîte à chaussures, remplie de billet, c'est un truc que je gardes pour les cas d'urgence. Et oui faire partir ma mère de mon appartement était une p****n d'urgence, pour ne pas dire la plus urgentissime des urgences ! -  Bon disons que tu vas taffer, mais dépenser deux jours de salaires pour un voyage, ce n'est pas un peu... - Stupide ?  - J'allais dire, précipité. - Hum, ouais tu as raison, je vais juste devoir travailler plus longtemps. - Disons une semaine ? - Ouais grave dans une semaine, on part en vacances. Kathie hausse les épaules, avant de retourner vers le salon pensive.  Je la suis à mon tour, lui demande soucieuse.  - Pourquoi tu fais cette tête ? - Tu sembles toujours enjouée pour ce genre de projet et quand le moment de partir vient, tu ne le lances jamais. Je voudrais lui dire qu'elle a tord, mais elle a raison. Seulement, ce n'était pas ma faute si à chaque fois qu'on avait un plan, elle et moi, lui en pensait autrement. Mais là c'est différent ma situation est différente. Je ne suis plus de la viande, du moins plus de la viande au menu. Je soupire, la prend par les épaules, avant de lui dire. - Cette fois c'est différent. - Tu comprends si je ne te fais pas totalement confiance...  - Mais je... Kathie ne laisse pas finir et ajoute. - On va faire un contrat ! Ben, si Kathie a dit alors Kathie a fait ...  C'est ainsi, qu'on se retrouve dans la rédaction d'un contrat.  Qui aurait cru que la fac de droit l'aurait autant changée ? C'est vrai que ma Kathie a toujours été une personne strict dans  sa manière de penser, mais maintenant s'ajoute à ça une obsession pour les contrats. Elle en fait tout le temps, elle en a un avec son boulanger, sa manucure et même le voiturier du gratte ciel dans lequel elle travaille, elle l'a fait en prétextant qu'il fallait réguler les pourboires qu'elle lui passe, apparemment elle dit que c'est du vol si il se retrouve avec plus de dix pourcents que son propre salaire à la fin du mois, en pourboire.  Moi je me dis, que ce gosse travaille dans le meilleur endroit au monde, vous imaginez ? Un sourire par ici et une bonne journée par là, et il gagne autant ? Si j'avais su à l'époque j'aurais postuler pour voiturier dans un grand établissement.  Mais la vie en a voulue autrement... Alors pour me changer les idées, je rédiges un contrat, avec ma Kathie. Je rédige un contrat souriante, mais à l'intérieur de moi, je dégoulines de peur.  Je vous en prie mon Dieu, que cet homme aie pitié de moi, même si cela semble improbable, même si le simple fait d'y penser me donner envie d'éclater de rire vue l'absurdité de la situation, même si c'est impossible, même si en rêver reviendrait à le trahir...  Juste pour un week-end...  Accordez moi, deux jours, deux si insignifiants jours dans l'histoire de l'humanité, pour que je puisses, respirer, avoir une vie normale, me remémorer la douceur d'une belle journée, sans la frayeur du lendemain, ce moment où il faut rendre des comptes.  Kathie tape sur mon épaule, machinalement, je prends le téléphone qu'elle me tend me mets à lire ce qu'il y'a écrit sur l'écran. « Clause 1 : Les signataires s'exposent à une semaine de travail où chacune devra donner le maximum de ces capacités que ce soit dans son métier principal ou dans ces occupations financières annexes. » « Clause 2 : les signataires après cette charge de travail devront faire un voyage au caraïbes les charges de voyage élémentaire (hôtel, billet d'avion) seront pris en charge par Kathie et si Mikaela souhaite ajouter des charges, elles seront financées à ces frais »      Je me tournes vers elle, et lui fait un nom de la tête. - Kathie ! Non. Tu m'as acheté un sac hier, et maintenant tu me paie des vacances ? S'il te plaît c'est trop, je vais les payer moi même.    Kathie soupire. Semble déçue quand elle me dit : - Chérie, tu as 25 ans et tu vis pour la première fois dans un appartement, tu es diplômée, tu as une licence en management, mais tu as un taff qui ne montre pas tes réelles capacités. Et la cerise sur le gâteau, tu es fauchée ! Tu penses réellement que je vais te laisser te ruiner encore plus ? Non chérie garde l'argent de ton taff et organise toi.      Mince alors, je ne peux pas lui dire que la réelle raison pour laquelle je n'ai pas eu mon propre appart plutôt c'était parce qu'un p****n d'héritier aimait avoir son jouet près de lui. De plus je peux bien m'acheter une maison, mais ce qui me bloque ce sont les justificatifs de salaires, on me paie en cache, je garde mon argent sur moi parce qu'il serait impossible de justifier une telle somme d'argent.           Comment je paie mon appart ? C'est sa société qui le fait, le loyer est juste déduit de mon salaire, et il a été clair pas question que je sois propriétaire d'une maison, ça donne des envies de se marier et d'avoir des enfants. Et ce n'est pas comme ci, un jouet avait ce genre de droits.           Mais là je suis bloquée, tu attends une réponse, et je ne peux rien te donner...   Je peux juste aller en ton sens. - Tu me rends folle quand tu as raison !      Te dis je avec un air faussement amusée. Oui la comédie, à force de cacher un tel secret je sais bien la jouer. Elle sait que je suis une prostituée, mais elle ne connait pas toutes les clauses du contrat. Si elle le savait elle m'aurait aider à porter plainte. Mais ça lui aurait plus amener des problèmes qu'autre chose. Oui, il aurait massacrer toute sa vie, jusqu'à son dernier espoir si elle avait oser me sortir de là. Il a toujours été un peu misogyne sur les bords, lui enlever son travail aurait été sa première punition.               Je souris en silence, il faut croire qu'en bon chien que je suis, je connais si bien mon maître. C'est alors qu'elle lit le reste des clauses. « Clause 3 : si une se désiste en disant ne pouvant pas être capable qu'importe soit la raison sauf le cas de la santé physique (accidents, problèmes cardiaques et autres) de voyager le week-end voulu, elle devra payer le carburant de l'autre pendant un mois, les virements pour effectuer cet achat se feront tous les lundis matin à 6h précises. »           Je lui lances un regard, impressionnée, mais quand même dubitative.  - Tu as sérieusement, mis cette clause pour être sur que je ne me désiste pas ?       Ma Kathie me répond souriante : - On est jamais trop prudent !     Malgré le manque de forces qui est en moi, je dois avouer qu'elle me met de bonne humeur.      Alors qu'on était en train de parler, le téléphone de Kathie se met à sonner, elle le décroche et se lève pour aller vers ma chambre. J'en profite pour sortir mon téléphone, il est déjà huit heures pas étonnant qu'elle reçoit des appels.  Heureusement, quand elle est venue chez moi, elle était déjà toute prête à aller travailler. Je n'arrive pas à croire que pendant toute cette semaine, elle est venue chaque matin pour m'alimenter en ramen instantanée, la seule chose que je ne vomis pas quand je suis en période, ça et le champagne ! On ne perd pas ces vielles habitudes...  Kathie réapparaît dans le salon, pas besoin d'être un géni pour savoir que ces prochains mots sont : - Je dois y aller. Je lui souris, avant de la prendre dans mes bras.  - On se revoit vendredi soir, à l'aéroport ? C'est aussi avec le sourire, qu'elle me hurle - Ouiiiiii ! Une porte qui se ferme et s'en va avec l'espoir d'une promesse.  Je joue avec le feu. Si il me dit non, que vais bien pouvoir dire à ma Kathie ?  Sérieusement, je peux être punie, si je m'en vais sans permission, et la case punition j'aimerais bien l'éviter. Je fermes les yeux, merde tout sauf ça ! Ne penses pas à ça, ne penses pas à ce qu'il t'a fait, ne pense pas à ça, respire Mikaela pitié respires !  je me roule sur le parquet du salon, pour essayer de me calmer mais rien n'y fait, tous ces mots, ces pensées, mon corps qui me brûlent, des ordres si vicieux, ma fierté disparue ! Mon agressivité dompté, moi le suppliant d'arrêter...  Je ne veux plus ressentir ça ! Plus jamais, c'est trop... Haletante, mes paumes de main glissent le long mes bras, pour calmer les poils qui se hérissent le long de ma chair.  Je soupire, j'inspire, j'expire ! Que de procédés qui ne serrent à rien face à cette peur viscérale. Je n'en peux plus de ma vie, elle est infernale ! Il m'a tout pris même la paix de mon esprit.  Un souvenir, un apaisement, une voix d'enfant, cette berceuse d'en temps.  " des images me reviennent, comme le souvenir tendre, d'une ancienne ritournelle, autrefois en décembre, Je me souviens, il me semble, des jeux qu'on inventait ensemble" C'est la gorge nouée, l'esprit embrumée. Que je chante la suite du couplet. "Je retrouve dans un sourire, la flamme des souvenirs, doucement un écho comme une braise sous la cendre, un murmure à mi-mots, que mon cœur veut comprendre" Un calme profond s'empare de moi et je m'endors.  Quand mes yeux se réouvrent, je suis dans mon lit. Une sensation désagréable, un homme au pouvoir inébranlable. Mon cœur qui se serre, un souvenir effrayant, une proximité assaillante. Des mots que je ne peux ignorer : - Tu as recommencée à faire des crises.  De la compassion ? Parfois, oui j'avais oublié que c'était dans ces mots là que je me disais qu'au fond tu pouvais aimer. Seulement étais ce une question ou une affirmation ? - Tu as un événement qui te perturbe ? Pourquoi tes crises sont réapparues ? La seule chose qui me perturbe c'est toi. Toi et tes surprenants élans de gentillesse. De la peur dans ma voix. - Je ne sais pas, je penses que j'ai craqué. - Pourquoi ?  Un ton à peine audible, quand ces mots sont murmurés : - Je penses que j'aurais besoin d'un congés. Mon Dieu, je l'ai dit ! J'ai envie de vomir, tellement la peur compressent mon cœur. Je me sens pâlir quand mes yeux, rencontrent sa fureur. Un ton calme, toujours celui qu'il utilise quand il est est deux doigts de devenir cet homme que j'ai toujours connue. Ce monstre sans état d'âme. - Un congés ? Un mot si simple, mais qui semble si terrifiant, entre ces lèvres. - Un congés ? Un mot si simple, qu'il vient de répéter.  De la panique dans ma voix. - Je... Voudrais... Juste deux jours... Juste deux jours, avec mes amis. - Tes amis ? Des amis ? Pourquoi répètent t'il mes mots avec un si grand dédain. De l'hésitation dans sa voix, quand il me demande : - Pourquoi je t'accorderais le droit de prendre un congés avec tes amis ? Les mots me manquent, le courage s'en va. Mes yeux qui se baissent, un signe de faiblesse. - Parce que je vous appartiens. - Très bien. Donc ? - C'est à vous de décider, si j'ai le droit de m'éloigner... Des mains qui se baladent le long de mon cou, des mots si agressifs mais en même temps si doux ... - Je regrette l'époque où tu avais un collier au cou.  Des lèvres, qui glissent le long de mon oreille, des mains qui empoignent mes seins. Ma respiration qui se tasse, mon sang qui se glace. De l'envie qui coule le long de mes vaisseaux sanguins, de l'envie qui redonne de la couleur à mon teint.  Des mots que j'entends : - Je n'avais pas à m'inquiéter, je savais qu'avec ce collier tu ne pouvais pas oublier à qui tu appartiens.  Une vérité qui m'échappe : - Je ne pourrais jamais oublier. Dans la précipitation, des mains me déshabillent, dans la précipitation, mes yeux se ferment, une envie qui me ronge mais que je ne pourrais pas assouvir encore une fois.  Un aveu qui le déçoit. - J'ai mes règles. Une autre finalité que j'aperçois. Un regard que je connais si bien, une action que j'avais l'habitude de faire tous les matins. Le zip de son pantalon qui s'ouvre, mes doigts qui s'approchent de l'élastique de son boxeur, un regard furtif qui croise le sien amusé. C'est la première fois que je teste un contact visuel, c'est électrisant. J'inspire, avant que mes lèvres ne goûtent la chair. J'expire quand le chair, entre dans ma gorge. Je m'attends à des mains qui attrapent mes cheveux pour aller plus profondément. Mais rien, absolument rien ! J'ai peur, il n'y rien de plus effrayant que la nouveauté. Vu que ses mains ne me forcent pas à aller plus profondément, je le fais de moi même...  Je m'y donnes, à mon art, celui que je me plais à appeler le  8e art, celui du corps. Un liquide qui remplit ma bouche, un liquide que je dois avaler, fade mais chaud.  Des mains, qui caressent ma joue, un regard fuyant le sien.  Pourquoi il fait ça ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi il me donne ce que j'ai toujours imploré à un moment où j'y étais arrivée. J'étais passé à autre chose, je connaissais ma place !  Tu me l'as dit tant de fois, je ne représente rien pour toi ! Je suis juste un jouet, un objet, je serres à satisfaire tes désirs, je n'ai aucun droit, alors arrête pitié arrête de me regarder comme un être humain... Ne me dit pas ces mots : - Tu m'appartiens, je sais que ce n'est pas facile de m'appartenir, je ne suis pas facile à vivre, je peux même être v*****t parfois, mais c'est parce que je n'aime pas partager, tu comprends ? J'acquiesce. Tous ces termes sont d'une incompréhension.  - Je n'aime pas te savoir loin de moi, ça m'énerve. Et pourtant tu dis en avoir besoin. Une question à double tranchant. - Tu n'apprécies plus ma présence ? Une réponse remplit de répondant. - Jamais !  Un sourire, celui d'un maître satisfait par la réponse de son chien.  Pathétique. Je suis pathétique.  Mais, je ne peux pas me battre contre lui, je suis prisonnière et je mentirais si je disais que ce style de relation, ne me plait guère.  - Bien, pourquoi tu veux aller en vacance avec tes amis ? - Je voudrais juste passer du temps avec eux. - Et tu ne peux pas le faire ici ? Auprès de moi ? Des questions poser sur un ton si précieux, et pourtant, je n'arrive pas à respirer, tout porte à croire, que c'est de la jalousie, de l'envie, de l'amour, et pourtant... Et pourtant ! Pourquoi je me sens dans l'incapacité d'exercer mon libre arbitre, pourquoi je me sens si prisonnière de ces mots... Je... C'est trop. Des larmes qui m'échappe, de la sincérité dans ma voix. - Je ne sais plus... Mon corps, qui éclatent en sanglots. Même une enfant semble avoir plus de discernement que moi, quand je suis avec lui, je sens juste si petite... - C'est normal. Tu veux rester avec moi.  C'est une vérité. Je veux rester avec lui, et ce côté de sa personnalité qui m'a donné envie de rester.  - Et pourtant, tu as fait une promesse n'est ce pas ? Comment il le sait ? Attendez ... Je suis sous surveillance ?  Donc il sait pour... Monsieur instense ?  Là, la peur regagne bel et bien mon ventre. Des mains glissent encore le long de ma silhouette. Des mots qui me déstabilisent, qui veulent que je me dévoile. - Oui, j'ai fais une promesse, oui je voudrais y aller, je n'ai jamais assez de temps pour voir mes amis, je n'ai jamais le temps de respirer... Je me retrouve couper par une main, qui attrape mon sein, un pouce et un index, qui triture la pointe de mon sein. Ma respiration qui se coupe, l'excitation qui continue de jouer sur mon discernement.  - Je ne parles pas de voyage. A vrai dire tu peux y aller, tes amis, Katherine, Armin et Alexis sont sans danger. Mais Adrian Foster par contre.  Ma respiration se coupe, quand sa main attrape mon cou, quand mes larmes se s'arrêtent plus de couler, quand ma main arrête son poignet, il est en train de m'étrangler !  Un ordre, si calme, un ton qui ne laisse rien transparaître. - Tu vas m'arrêter cette relation que tu entretiens avec Adrian Foster, et tu le feras tout de suite, devant moi, es ce que c'est clair ?        Je m'empresses d'acquiescer, et la seconde d'après il lâche mon cou.  C'était donc ça son but, il voulait que je comprennes...  Il ne partage pas ... Jamais.         J'essaie de reprendre un rythme de respiration viable.  Mais mes mimiques l'agacent. Il me passe mon téléphone.  "Devant moi" ... Son ordre était clair.  Des yeux qui me fixent, quand je vais dans numéro récents. Un bip, interminable, mes vaisseaux sanguins soumit à une pression autre que le poids de la terre, voir même supérieur. Cette force qui émane de son regard, elle ferrait pliée même le plus téméraire des combattants.  J'ai si peur, de ce qu'il peut bien se passer dans sa tête, que j'ai même peur de soupirer. Et pourtant, j'en aie besoin, il me prend trop d'air, quand je suis proche de lui, je n'arrive plus à respirer je suffoque, trop de présence, trop de prestance, de pouvoir... Un seul de ces mots me mettraient à terre, morte d'une overdose de sensations. Une voix qui me désenchante, pour une fois que j'aurais préférée ne pas l'entendre cette voix. Et pourtant, j'en rêve, une semaine le temps semble si long, cette voix, qui  me rappelle des souvenirs si peu, mais si profonds. La douleur dans mon cœur, quand je sais qu'il est pour moi, l'heure de lui dire : - Aurevoir... - Mikaela ?  - Aurevoir Adrian... Un rire, son rire, ce rire qui me rappellent de beaux souvenirs.  - On dit bonjour en général... Hum, Tout va bien vous êtes sobre ? S'il n'était pas en face de moi, je dirais que je suis ivre de toi... ça m'arrache le cœur de le dire mais.  - Oui je suis sobre, et d'ailleurs je vous dois la vérité.  - Je vous écoutes. - Je ... Je ne peux plus continuer. Un sens de particulier de l'humeur pourrait expliquer sa réaction... - Continuer de ... boire ?  C'est plus fort que moi, j'éclate de rire. Mais il la seconde où je lèves les yeux.  Je reçois une gifle monumentale.  Merde ! ça fait mal... Du moins pas plus mal que ce qui m'attend si je ne fais pas ce qu'il me dit. Mais, il a entendu, il faudrait être sourd pour ne pas avoir entendu cette gifle.  Je dois retrouver mes esprits et vite !  - Mikaela tout va bien ?  - Oui, oui. Adrian, je parles de vous et moi. C'est évidant que mon ton laisse paraître la contrainte. - Vous et moi ?  - Oui, on ne peut plus se voir, ça ne peut plus continuer. - Mais pourquoi ? - Parce que ... Je ne... Je...  Je n'y arrive pas, mon discours est décousu, je lève les yeux vers lui, il va me tuer si je ne trouves pas quelque chose et vite !  L'excuse la plus simple, était le vérité. - J'appartiens déjà à quelqu'un, je lui ai été infidèle, et ça ne peut plus continuer. Infidèle ? Waouh... Tu es un chien, les yeux sont loyaux, pas fidèles.  Un silence avant d'entendre sa réponse. - D'accord. Je suis désolé, j'aurais dû vous posez la question et ne pas vous mettre dans une situation de choix. Si j'avais le choix, je t'aurai choisi toi. Ne dit pas ces mots Adrian, non... Bats toi. - Je penses que je vais vous laissez. L'appel se coupe.  Je veux pleurer, j'ai envie de m'écrouler par terre, et de sangloter, je... C'est trop, il ne pouvait pas juste fermer les yeux, ils se tapent des filles à longueur de journées, les autres filles ont droit à un homme, à quelqu'un mais pas moi ! Pourquoi ? Si il le veut, il pourra toujours profiter de mon corps, mais je veux Adrian, je veux êtres près de lui, je savoir ce que ça fait d'aimer d'être aimer !  Mais lui, il m'aime pas, il ordonne, frappe, il b***e !  Je veux mon Adrian.  C'est trop, il m'en demande trop, je me bats contre moi-même mais je n'y arrive pas, je veux pleurer, je veux juste pleurer... C'est horrible, de ressentir autant de choses, c'est horrible de ne pas avoir le droit d'aimer, c'est horrible d'être condamnée à un seul rôle lui donner du plaisir jusqu'à ce que je sois vieille et toute ridée, et qu'il n'éprouvera plus aucun plaisir pour mon corps. Je me suis destinée, à être son trou préféré jusqu'à ce que la peau me colle sur les os.  Pourquoi ? Pourquoi ? Qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça... Je suis restée et alors ? Ce n'est pas une raison suffisante, et ce ne le sera jamais. Je veux mon Adrian.  Des mains qui saisissent mes épaules, des yeux qui fixent les miens.  Un calme avant la tempête. Une punition. Ce regard est celui de la punition. - Tu as ris.  Un ricanement sadique. - J'espère que tu riras autant quand je te fouetter jusqu'à ce que coule ton sang. Un vide se dessine au fond de ma rétine. C'est fou, c'est donc ça la perte de tout espoir. 
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER