Je dois avouer qu'il n'y a pas un moment que j'adores plus que ce moment où je suis totalement soule, j'ai juste l'impression d'être dans un autre monde, un monde loin de tout un monde l'un de nous... Loin de lui et moi.
Comme ci mon corps, n'existait plus que seul ma pensée pouvait virevolter dans les airs.
Mais j'ai la sale impression que même mes pensées sont régulées par ce dégénéré.
Nous avons une relation toxique.
Mon dieu une relation ?
Mais à qui est ce que je mens ?
Il me domine c'est tout.
Et pourtant. Je l'aimes. Mais le terme le plus exact serait je l'ai aimé. Je l'aimé, parce qu'il a su à mon moment de ma vie où je n'avais plus aucun espoir me donner ce dont j'avais besoin... De l'amour.
Si on peut appeler ça de l'amour...
Du moins ça se rapproche à cette chose que tous être a pu voir au moins de ces parents.
Les miens, ne m'ont rien donné. Ils m'ont abandonnés, dans un orphelinat, j'ai été recueillie à la rue.
Mais dans cet Orphelinat,j'ai trouvé une amie, qui est ma Kathie.
Mais la vie est une sombre p*****e pour une raison. Elle a été adopté, elle a été amené loin de moi et je suis juste restée avec moi et mes pensées.
Un moment difficile, les deux années qu'on a passé à l'internat. Elle et moi.
Mais j'ai été adopté, un jour par une dame; qui m'a juste enfoncé encore plus profondément dans le trou, où je me trouvais.
Quand j'ai eu la majorité, je suis partie pour aller vivre chez ma mère. Et je me suis cassée de chez ma mère quand j'ai eu ma licence. Tout ça, toute ma vie, n'est qu'une succession de mauvais choix.
Mais la plus grosse erreur de ma vie. Est bien le moment où j'ai décidé de rester.
Non pas pour l'amour, mais parce que je savais que je ne pouvais pas avoir chez n'importe qui d'autre, cette sécurité financière, et cette protection, qu'il m'apportait.
Et de cette assurance est née de l'attachement, de cet attachement, est né de l'amour et de cet amour, est né de la domination.
Un cycle long. Un cycle qui a duré un an. J'en aie eu des occasions pour m'en aller. Mais à force j'imagine, on finit par s'habituer.
La vérité est que je souffres. Je souffres d'un amour non partagé... Je l'aimes, non je l'ai aimé... Je l'ai idéalisé, il était la solution à ma souffre, il était le seul à me comprendre.
Il m'a tout donné, toute la protection dont j'avais besoin pour me reconstruire en tant que personne, se serait mentir si je disais que je ne suis pas tombée folle amoureuse de lui, se serait mentir si je disais que je ne suis totalement folle de toi.
Toi... Qui te comporte aujourd'hui comme le plus grand des salauds que le monde n'ai jamais porté en son sein.
Comme je rêverais revoir comme ces jours où tu me disais : Comment vas tu ma Elina ?
Ces jours où tu étais tellement gentil, doux, compréhensif. C'était si beau que je me disais que c'est impossible de rencontrer un homme aussi parfait ?
Est ce possible de ressentir un sentiment aussi fort ?
Je ne sais pas. Tout ce que je sais... Une chose qui soit sur, c'est que je t'aimes !
Non ! Je t'aimais ! Non ! Je t'aime.
Entre imparfait et passé, je ne sais plus quoi penser.
Que faire ? Que dire ?
Je me sens tellement perdue, quand je penses à toi et tes sourires impromptus, ta manie de me surveiller, de t'assurer que je sois au plus près de toi, toujours près de toi.
Tes habitudes qui me donnent l'impression de mériter qui tu es.
Je t'aimes bordel de merde, je n'y peux rien, tu m'as tant donné mais en même temps tant repris.
Mon corps... Mon cœur, mon âme !
Je t'appartiens espèce de sale pervers narcissique !
Je t'appartiens à un niveau qui me consomme de l'intérieur.
Je ne vois pas ma vie sans toi... Sûrement parce que tu m'as si bien élevée... Oui tu m'as élevé au point où, je ne sais pas...Je suis juste dans l'incapacité de vouloir un autre homme que toi.
Et pourtant, pourtant...
Je l'ai rencontré lui. Celui qui t'as fait peur au point de m'obliger à l'abandonner.
Oui je parle de lui. Ce nom que tu m'as interdit de prononcer Adrian Foster...
Ce nom qui séduit ma pensée, qui me plonge dans une sérénité presque enchanteresse.
Un ange, oui il est un ange qui m'a été envoyé par les dieux, pour que je me rendes compte de ma valeur.
Je ne suis peut être pas qu'un jouet...
Oui je suis un être. Qui respire, se nourrit, se déplace, peut être un animal. Car je n'ai aucune raison.
Un homme, ou animal raisonnable, se serait enfuit depuis longtemps, une personne raisonnable, n'aurait pas supporter un tel châtiment. Et pourtant, je suis restée.
Du début jusqu'à la fin, je les aie supporté, ces coups de cravache, je les aie imprégner dans le plus profond de mon être.
Quand mes yeux se ferment, je les sens, je la sens la douleur du cuir contre ma peau, le feu qui se dégage après le coup, le cri.
La puissance avec laquelle le coup suivant, s'applique, impitoyable. Les sévices, la punition. La douleur pour obtenir la soumission.
La raison pour laquelle j'ai dû me soulée. L'oublie. L'oublie d'une telle sensation.
Adrian... L'oublie de t'avoir perdu. Comme ça. Pour un caprice. A cause d'un manque de bravoure, pour éviter une punition que j'ai tout de même reçue.
C'est pour ça que mon corps est à moitié endolori, Oui cet alcool qui est un si vieil ami, celui qui me permet d'oublier, de faire table race du passé, d'entrapercevoir un futur où je pourrais être heureuse ! Libre !
Ce stupide moment où je pourrais être un homme et non un object, recroire en l'existence de mon âme sœur, de l'amour de ma vie, qui viendra me sauver sur un stupide cheval blanc !
Oui, ce chevalier j'aimerais tant qu'il soit Le seul homme qui a essayer d'apprendre à me connaître.
Adrian Foster
C'est simple, même si je le déni à première vue, au fond je ne peux pas mentir à mes sentiments, je suis dans l'incapacité, de me mentir à moi même plus longtemps.
Monsieur le prince charmant, votre princesse rêve que vous retrouviez la pantoufle de verre pour la mettre à ses pieds.
Votre belle aimerait vous échanger un b****r pour que vous redeveniez le beau et élégant maître de maison, ou encore dans un sommeil profond, votre princesse espère au fond de son cœur que vous viendrais l'enlever loin du dragon.
Si tu ne l'as pas compris.
Je te veux Adrian Foster... Non pas pour une nuit, ni un jour, mais une infinité de nuit et de jour.
Je le comprends maintenant, enfin je l'ai compris quand j'ai je devais partir.
Or Adrian, si seulement, je pouvais te le dire, si seulement je pouvais tout te dire. Mais j'ai beaucoup trop peur, de ton jugement, du fait que tu ne veilles plus de moi à cause de ça, de ma vie, de mon métier, que tu me fuis à cause de ce que je représentes. Rien du tout, même pas une mouche qui tourne autour des poubelles. Je ne suis rien, et je ne vaux rien.
Et pourtant ...
Je le sens dans chaque veine de mon corps, dans chaque atome qui compose la matière qu'est mon être, même dans la plus infime goutte de sang qui coule de mes capillaires, je le sais, je le sens, que je suis totalement folle de toi.
Je n'y peux rien... C'est de ta faute !
C'est à cause de toi, et de ton ton de voix beaucoup trop sexy pour être réelle !
Ta gentillesse inexplicable, l'intérêt que tu me portes, malgré toute la souffrance que tous mes mots ne cessent de t'exprimer.
Ne vois tu pas ?
À quel point je suis irrécupérable.
Ne vois pas tu pas ?
Le trou béant qui a crevé mon cœur.
Je suis détruite, seule, je me sens tellement nulle, vide, sans espoir.
La mort ou la liberté.
Sont les deux celles réalités qu'une femme comme moi pourrait espérer.
Mais à la seconde où je vous ai rencontré toi et ton stupide sourire, je me suis sentie importante, pour une fois, je me suis sentie valorisée, apprécier, désirer ?
Et rien ni personne ne pourra effacer ce sentiment. Je ne pourrais jamais l'oublier, parce qu'il s'agit de la plus belle chose qu'il soit.
Aimer... être aimer, par un être que nous aimons ?
Comme c'est ridicule, une fille, qui n'a jamais reçue d'amour, mais qui se plaît à parler d'amour.
J'adores me moquer de ceux qui sont amoureux. j'adores dire que je ne crois pas en l'amour, seulement, je le fais pas parce que c'est vrai mais parce que j'ai perdu tout espoir.
Mais...De l'espoir, tu m'en as donné.
Je sais que c'est impossible de tomber amoureux en deux jours. Mais je penses. Que là je suis amoureuse. Même si je ne sais pas ce que ça veut dire. Même si je ne l'ai jamais vécu. Ce qui se passe dans mon cœur la trace qu'il a laissé dans mon âme.
Oui je peux l'affirmer.
Je penses que pour la première fois de ma vie, je ressens quelques chose de vraie.
Je penses que je l'aimes.
Là après avoir pu entendre sa voix après une si longue semaine, sans lui, sans aucun signe de vie.
Je peux le dire, tout comme je le penses, ma pensée profonde, mon envie, mes pulsions.
Oui je peux les hurler maintenant. Adrian Foster ! Je t'aimes... Je t'aimes...
C'est si dur à penser, à imaginer qu'une femme comme moi, puisse penser à ce genre de choses, à l'amour ?
Une femme qui ne vaut rien.
Une femme qui ne s'appartient même pas.
Une femme qui ne possède aucune liberté ... Moi... Elina ? Mikaela ?Sa Mikaela ...
Je l'aimes. Je l'aimes...
Et je ne peux rien y faire.
C'est beaucoup trop vrai pour être faux. Beaucoup trop faux pour être vrai.
Après tout, je ne le connais même pas, j'ai appris son nom il y'a une semaine.
Ce ne serait pas un peu trop précipité ?
Oh ! Et puis merde ! Je m'en fous !
Que cela fasse, une seconde, une minute, un jour, un an, un bail, des décennies, des centaines de milliards d'année ! Je m'en fiches ! Totalement de la durée... Tout ce que je veux c'est lui ! p****n, c'est juste que je l'aimes !
Mais je l'ai perdu...
Adrian, pardonnes moi d'être si faible, pardonnes moi de ne pas avoir eu la force de te dire à quel point je t'aimes, parce que je suis totalement soule ? Non ce n'est pas le sujet. Parce que je ne crois plus en l'amour. Je n'y aie jamais cru, et pourtant quand je penses à toi.
Je souris ... Je souris ! Malgré toutes les souffrances qui rythment mon quotidien.
Je sais que si c'est toi... ça va parce que tu en vaux la peine. Tu en vaux la peine, de souffrir.
Et pourtant....
Encore une fois dans ma chambre, je me réveille, la peau à bout de souffle à cause du châtiment. Seule, épuisée, Vide, Soule pour oublier. Soule pour espérer.
La liberté.
Ma liberté, dans la pureté de ton regard.
Oui, on ne tombe pas amoureux en deux jours, mais je t'aimes Adrian Foster.
Je suis folle de toi.
Je t'en supplie revient moi...