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Chapitre 10 «Si seulement j’avais su…  que j’épousais aussi  une famille» Si vous pensez qu’après le mariage, vous vous retrouverez  juste tous les deux, vous vous trompez. Vous épousez une  famille, pour le meilleur et pour le pire. Car la famille de celui  ou celle que vous fréquentez ne disparaît pas le lendemain  du mariage. Bien sûr, vos parents vous laisseront partir en  voyage de noces, mais ensuite, ils s’attendront à faire partie  de votre vie. En épousant celui ou celle que vous aimez,  vous avez aussi épousé sa famille. Et dans certaines cultures, cette présence des parents est  beaucoup plus forte et évidente que dans d’autres. Il arrive  que la jeune femme emménage dans la maison de son  mari, qui vit lui-même avec ses parents, et qu’ils y restent  pour toujours. La dot a été payée, et elle appartient à sa  belle-famille. Sa belle-mère lui apprendra à être une bonne  épouse pour son fils. Dans la culture occidentale, les relations avec la belle-famille ne sont pas aussi officielles, mais  elles n’en sont pas moins réelles. Depuis plus de 30 ans, les couples avec lesquels j’ai des entretiens se plaignent à moi: y «Ma belle-mère veut me montrer comment faire la cuisine, mais cela fait dix ans que je cuisine. Je n’ai pas  besoin de son aide.» y «Mon beau-père ne m’aime pas. Il dit à ses amis que sa  fille est «mal tombée». Je pense qu’il aurait préféré que  je sois médecin ou avocat. En fait, je n’ose pas lui dire  qu’en tant que plombier, je gagne encore plus.» y «Ma belle-sœur et ma belle-mère ne m’invitent jamais  à participer à leurs activités. Elles invitent la femme du  frère de mon mari, mais pas moi.» y «Le frère de ma femme est fou de sports. Nous n’avons  pas grand-chose en commun. Je crois que ça fait des  années qu’il n’a pas lu un seul livre, et il ne s’intéresse  pas à la politique.» y «Mon beau-père est comptable. Chaque fois que nous  nous voyons, il me donne des conseils sur la manière  dont nous devrions gérer notre argent. Et honnêtement,  la plupart du temps, je ne vois pas les choses comme  lui. Mais j’essaie de rester courtois.» y «Le frère de mon mari lui dit toujours ce qu’il doit faire.  Je pense qu’il tient à son rôle de «grand frère». Mais  ça m’embête que mon mari se laisse aussi facilement  influencer. Si j’ai un avis différent, il se range toujours  du côté de son frère.» y «Mes beaux-parents donnent de l’argent à mon épouse  pour qu’elle puisse acheter des choses que nous ne  pouvons pas nous offrir. Ça ne me plaît pas du tout.  J’aimerais qu’ils nous laissent nous débrouiller seuls.» y «Mes beaux-parents arrivent chez nous à n’importe  quel moment et s’attendent à ce que nous laissions  tout tomber pour bavarder avec eux. Ça commence à m’énerver sérieusement. Je ne veux pas leur faire  de peine, mais j’aimerais bien qu’ils nous téléphonent  avant de venir pour voir si nous avons le temps de les  recevoir.» Quand vous vous mariez, vous entrez dans une famille élargie. Elle peut être composée d’un père, d’une mère, d’un  beau-père, d’une belle-mère, de frères et sœurs, de beauxfrères, de belles-sœurs, d’oncles, de tantes, de cousins, de  nièces, de neveux, d’enfants d’un premier mariage et, peut- être, d’un ex-mari ou d’une ex-femme. C’est une réalité qui  demeure et qui ne peut être ignorée. Que la relation soit  distante ou étroite, bonne ou mauvaise, elle existe, parce  que, en épousant celui ou celle que vous aimez, vous avez  aussi épousé sa famille. Bien entendu, la vie sera beaucoup plus facile si vous parvenez à développer une bonne relation avec cette famille élargie. La nature du contact que vous aurez avec chacun de  ses membres dépendra des occasions que vous aurez de  passer du temps avec eux. Si vous habitez à des centaines  de kilomètres de chez eux, la relation sera peut-être bonne  mais distante. Dans ce cas, les occasions de les voir se limiteront peut-être aux vacances, aux mariages et aux enterrements. En revanche, si vous habitez près les uns des autres,  il ne sera pas difficile de vous rencontrer régulièrement. Normalement, c’est avec les beaux-parents que la relation  est la plus proche. Ce sera donc là l’objet de notre chapitre. Ce dont il faudra tenir compte De quoi faudra-t-il tenir compte dans votre contact avec  vos beaux-parents? Il y a, à mon sens, cinq domaines dans lesquels il est important d’apprendre à se comprendre et à  trouver un terrain d’entente. 1. Les fêtes La première chose dont il faudra tenir compte dans les relations avec votre belle-famille est la question des jours de  fête. Et tout en haut de la liste, il y a la fête de Noël. Dans  la culture occidentale, c’est pour ainsi dire le moment où les  familles se retrouvent. Souvent, le problème, c’est que tant les parents que les  beaux-parents aimeraient vous avoir avec eux. Si vos deux  familles habitent dans la même ville, cela peut s’organiser. Si  ce n’est pas le cas mais qu’elles n’habitent pas trop loin l’une  de l’autre, vous pourrez par exemple passer le 24 décembre  dans une famille et le 25 dans l’autre. En revanche, si elles  habitent dans deux régions complètement différentes, vous  devrez vous arranger pour passer Noël dans une famille une  année et dans l’autre l’année d’après. Il faudra aussi prévoir  de rendre visite à celle qui ne vous aura pas vus à Noël lors  d’une autre fête importante pour elle. 2. Les traditions familiales Ensuite, il y a les traditions spécifiques à chaque famille. Une  jeune femme m’a dit un jour: «Avec ma sœur, nous avons  toujours invité notre maman au restaurant le jour de son anniversaire. Maintenant que je suis mariée, mon mari dit que  nous n’avons pas l’argent pour payer le vol en avion jusque  chez mes parents. C’est quelque chose que j’ai beaucoup  de peine à accepter. Je ne voudrais pas que ma mère et ma  sœur lui en veulent.» Et un jeune mari a dit: «Aussi loin que remontent mes souvenirs, le 4 juillet1 , les hommes de ma  famille vont à la pêche tôt le matin. Puis, nous passons la  journée tous ensemble. C’est la seule fois de l’année où je  vois tous mes cousins. Ma femme pense que nous devrions  passer cette journée avec ses parents, mais ils vont simplement au restaurant. On peut y aller n’importe quel autre jour  de l’année.» Les traditions familiales revêtent souvent une valeur sentimentale et, de ce fait, elles ne devraient jamais être prises  à la légère. 3. Les attentes de vos beaux-parents Vos beaux-parents auront aussi des attentes, et si vous n’avez  pas cherché à faire leur connaissance avant le mariage, vous  risquez d’être «pris par surprise». Un mari a dit un jour: «J’ai  découvert à mes dépens que, lorsque ma femme et moi allons  au restaurant avec ses parents, ils payent pour tout le monde  une fois et, la fois d’après, ils s’attendent à ce que ce soit moi  qui paye pour tout le monde. J’ai été extrêmement gêné le jour  où ma femme m’a dit: ‘C’est à ton tour de payer.’ Quand on  sort avec mes parents, c’est toujours eux qui payent. Je n’ai  jamais imaginé qu’il puisse en être autrement.» Certaines attentes relèvent du domaine religieux. Une jeune  épouse a dit: «J’ai découvert que quand nous passons le  week-end chez ses parents, ils s’attendent à ce que nous allions à la synagogue le vendredi soir, même si nous sommes  tous deux chrétiens. Je me sens très mal à l’aise, mais je ne  veux pas les froisser. Je me demande si, quand ils viendront  nous voir, ils nous accompagneront à l’église le dimanche.»  Et, de son côté, son mari a dit: «Quand nous rendons visite à tes parents, ils s’attendent à ce que je mette un costume  pour aller à l’église le dimanche matin, mais nous, nous fré- quentons une église plus moderne. Et je n’ai qu’un seul costume que j’ai acheté pour l’enterrement de ma grand-mère il  y a cinq ans; je n’aime pas le porter.» 4. Les travers de vos beaux-parents Il est aussi possible que vos beaux-parents respectifs aient  des comportements qui vous agacent ou qui vous dé- rangent. Par exemple, vous découvrirez peut-être que votre  beau-père sort avec des «copains» tous les jeudis soirs et  que, généralement, quand il rentre à la maison, il est ivre  et insulte sa femme. Peut-être que votre belle-mère parlera  régulièrement de ce problème à votre épouse qui, à son  tour, vous mettra au courant. Vous souhaiterez pouvoir faire  quelque chose, mais vous vous sentirez impuissant. Non  seulement le comportement de votre beau-père vous préoccupera, mais en plus, vous serez irrité parce que votre bellemère reviendra sans cesse sur le sujet avec votre épouse et  que, à chaque fois, cette dernière sera dans tous ses états. Celui qui écoute avec empathie ne porte aucun  jugement sur l’autre tant qu’il n’est pas certain  d’avoir réellement compris ce qu’il veut dire. Megan, qui était mariée depuis cinq mois, m’a dit lors d’un entretien: «Ma belle-mère est la femme la plus organisée et mé- thodique que je connaisse. Vous devriez voir ses armoires.  Chaque chaussure est à sa place et toutes ses tenues sont  rangées par couleur. Le problème, c’est que je ne suis pas  très organisée et que, quand elle vient chez nous, elle me  donne des conseils censés ‘me faciliter la vie’. Je regrette,mais ça ne me correspond tout simplement pas. En plus, je  n’ai pas le temps de ranger ma maison comme elle.» 5. Les convictions religieuses  de vos beaux-parents Vos beaux-parents seront peut-être aussi profondément attachés à des principes religieux qui différeront des vôtres. Un  jeune époux a dit: «Chaque fois que je suis avec son père,  il cherche à me convaincre que sa manière de concevoir la  vie chrétienne est la bonne. Je suis chrétien, mais je ne suis  pas aussi dogmatique et prétentieux que lui. Je pense que la  foi est une affaire personnelle et je n’apprécie pas qu’il fasse  ainsi pression sur moi pour que je sois d’accord avec lui.» Suzanne, qui a grandi dans une famille luthérienne, a dit:  «Sa famille vient d’un milieu baptiste et ils n’arrêtent pas de  me dire que je devrais me faire baptiser. J’ai été baptisée  enfant et je ne ressens pas la nécessité de me faire à nouveau baptiser. Pour eux, ça semble être un grand problème.  Je ne comprends pas.» La nécessité d’apprendre à écouter A propos de ces questions et de bien d’autres, vous vous  rendrez compte que vos beaux-parents, comme tout individu, ont des pensées, des sentiments et des désirs qui leur  sont propres. Et il est très possible que ceux-ci diffèrent  des vôtres. Comment, alors, pourrez-vous apprendre à bien  vous entendre avec eux? Tout d’abord, il vous faudra apprendre à les écouter en essayant de réellement comprendre ce qu’ils pensent, ce qui  les a conduits à telle ou telle conclusion et ce qu’elle repré- sente pour eux.Par nature, la plupart du temps, nous avons du mal à écouter. Nous écoutons souvent juste suffisamment longtemps  pour pouvoir émettre une objection, puis pour entrer dans  des débats interminables et inutiles. Mais celui qui écoute  avec empathie ne porte aucun jugement sur l’autre tant qu’il  n’est pas certain d’avoir réellement compris ce qu’il veut dire.  Cela implique parfois de lui demander de préciser sa pensée: «Si je comprends bien, tu dis que… C’est bien ça?» ou:  «Il me semble que tu me demandes de… C’est bien ça?» En commençant votre phrase par «je»,  vous montrez qu’il s’agit de la façon  dont vous ressentez les choses. Une fois que vous avez écouté la personne suffisamment  longtemps pour comprendre clairement ce qu’elle veut dire  et ce que sa conviction représente pour elle, vous êtes libre  de donner votre avis sur la chose. Puisque vous l’avez écoutée sans la juger, il lui sera plus facile d’entendre votre point  de vue. Pour pouvoir l’écouter avec empathie, vous ne devez pas  nécessairement être d’accord avec ses idées. En revanche,  il est important que vous soyez courtois à son égard, que  vous lui parliez gentiment et que vous respectiez ses opinions. S’il en est ainsi, il y a de fortes chances pour que  la personne respecte à son tour vos points de vue et vous  parle gentiment. C’est ainsi que naissent la compréhension  et le respect mutuels. Lorsque vous parlez avec vos beaux-parents, parlez toujours  pour vous-même. Au lieu de dire: «Vous me faites de la peine  en disant que…» dites plutôt: «Je me sens blessé(e) quand je  vous entends dire que…» En commençant votre phrase par «je», vous montrez qu’il s’agit de la façon dont vous ressentez  les choses. Si, au contraire, vous la commencez par «vous»,  vous les accusez, et ils réagiront probablement de manière  défensive. Dans le cas du beau-père alcoolique, le mari peut dire à sa  belle-mère: «Je me sens frustré quand Aurélie me raconte  que, chaque fois que vous discutez avec elle, vous lui parlez du problème d’alcool de votre mari et de son comportement grossier à votre égard. En fait, je me demande si vous  aimeriez que nous fassions quelque chose. Et si c’est le cas,  que pensez-vous que nous pourrions faire?» Cette entrée en  matière donnera certainement lieu à un échange constructif. La nécessité d’apprendre  à se mettre d’accord Ensuite, pour développer de bonnes relations avec la famille  de votre petit(e) ami(e), il est important d’apprendre à parvenir à un accord lorsqu’il y a des divergences de vue. Pour  que cela soit possible, il faut que quelqu’un fasse une proposition. Par exemple, Jérémie a dit à ses beaux-parents:  «Je sais que vous aimeriez qu’on passe Noël avec vous et,  bien sûr, mes parents ont le même désir. Puisque vous habitez à 800 km les uns des autres, il est évident que nous  ne pourrons pas être aux deux endroits en même temps.  Est-ce qu’on ne pourrait pas alterner entre Thanksgiving2  et  Noël? On pourrait passer Noël avec vous, et Thanksgiving avec ma famille. Et l’année prochaine, on ferait l’inverse.  J’essaie juste de trouver une solution qui convienne à nos  deux familles.»Jérémie a fait une proposition. Ensuite, ses beaux-parents ont  eu la possibilité de l’accepter, de la modifier ou d’en faire une  autre. L’écoute et le respect mutuels favorisent le consensus.  C’est ainsi qu’on parvient à trouver une solution qui convienne  à chacun. Alors, la relation s’en trouve renforcée. En posant des questions au lieu d’être dans l’exigence,  on facilite la compréhension mutuelle. Il est indispensable de discuter si l’on veut pouvoir trouver un  accord en cas de divergences de vue au sujet des jours de  fête, des traditions, des attentes, des comportements difficiles  à vivre et des convictions sur le plan de la foi. Au Psaume  133.1, David écrit: «Oh! Qu’il est agréable, qu’il est doux pour  des frères de demeurer ensemble!» C’est en cherchant des  solutions qu’on parvient à l’unité. En posant des questions au lieu d’être dans l’exigence, on  facilite la compréhension mutuelle et la «négociation». Voici  ce que Tim a expliqué à ses parents: «Nous aimons beaucoup vous avoir à la maison et passer du temps avec vous.  Mais j’ai une demande: Est-ce que, plutôt que de nous faire la  surprise, vous pourriez nous téléphoner à l’avance pour que  nous puissions voir si le moment de votre visite convient?  Je vous demande ça parce que, jeudi dernier, par exemple,  j’ai dû travailler jusqu’à minuit pour arriver à terminer mon  rapport, une fois que vous étiez partis. J’aurais préféré qu’on  se voie vendredi soir, car là, j’aurais été libre. Vous voyez ce  que je veux dire? Ce serait possible pour vous?» Tim a fait une proposition et formulé une demande. Ses parents pouvaient soit l’accepter, soit s’y opposer, soit proposer  autre chose, par exemple de venir toujours le même soir de la semaine, à moins d’un empêchement. Quoi qu’il en soit, en  procédant ainsi, Tim a pu garder une bonne relation avec eux. La nécessité d’apprendre  leur langage d’amour Un dernier élément permettant de développer des relations  saines et positives avec votre belle-famille est d’apprendre le  langage d’amour fondamental de vos beaux-parents et de le  «parler» régulièrement. S’ils se sentent véritablement aimés,  cela créera un climat positif et propice à la discussion en cas  de divergences de vue. Rien ne communique mieux l’amour  qu’un langage d’amour approprié. Si vous ne connaissez pas celui de vos beaux-parents, vous  pourriez leur offrir Les langages de l’amour. Les actes qui  disent «je t’aime». Une fois qu’ils auront lu ce livre et compris ce qu’est un langage d’amour, ils accepteront peut-être  d’en discuter avec vous. Vous pouvez aussi leur dire quel  est votre langage d’amour principal. Lorsque les membres  d’une famille parviennent à s’exprimer leur amour de manière  à être compris, cela favorise de bonnes relations. Karolyn et moi n’avons pas vécu de grandes difficultés dans  le contact avec nos familles respectives. Les deux premières  années de notre mariage, nous habitions si loin d’elles que  nous ne les voyions qu’à Noël. Heureusement, elles habitaient dans la même ville. Nous passions ainsi la veille de  Noël dans ma famille et le jour de Noël dans celle de ma  femme. Nous les voyions très peu, mais les relations étaient  bonnes. Le père de Karolyn était décédé avant notre mariage. Une  fois que j’ai eu terminé mes études, nous nous sommes rapprochés de nos familles. Ma belle-mère m’aimait beaucoup. Son langage d’amour était les actes de service. Après  avoir repeint sa maison, j’étais vraiment «dans ses petits papiers». Mes parents étaient serviables et conciliants, et ils ne  s’imposaient pas. Je n’aurais certainement pas été en mesure  de gérer des conflits familiaux. Karolyn et moi n’avions jamais  discuté de ce sujet. Je prends maintenant conscience de la  naïveté dans laquelle nous nous trouvions alors. Après avoir  reçu des centaines de couples dans mon bureau, je me rends  compte que nous étions une exception. La question de la relation des enfants avec un beau-père  ou une belle-mère est la plus grande source de  conflits dans les familles recomposées. Pour développer de bonnes relations avec des beauxparents, il faut généralement y consacrer du temps et des  efforts. J’espère que ce chapitre vous aidera à discerner les  éventuels sujets de discorde avec les vôtres et à réfléchir à  la manière dont vous vous y prendrez pour régler les diffé- rends. Plus vous vous préparerez dans ce domaine avant le  mariage, moins vous serez surpris après.
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