3. Les cadeaux
Certaines personnes se sentent vraiment aimées lorsqu’on
leur offre un cadeau. Ce langage leur fait comprendre qu’on
a pensé à elles et qu’on tient à elles. Les meilleurs présents
sont ceux qui font réellement plaisir. Si vous donnez une
canne à pêche à quelqu’un qui n’aime pas la pêche, ce ne
sera probablement pas une preuve d’amour très parlante…
Comment pouvons-nous découvrir ce que l’autre aimerait recevoir? En posant des questions et en observant. Ecoutons
ses commentaires quand il (elle) reçoit des cadeaux de la
part d’autres personnes de la famille. Ecoutons bien, et nous
saurons ce qui lui fait le plus plaisir. Soyons attentifs aux
remarques qu’il (elle) fait en regardant un catalogue ou en
voyant une publicité à la télévision. S’il (elle) dit qu’il (elle)
aimerait bien quelque chose, notons-le. Nous pouvons aussi
lui demander ouvertement: «Si je voulais te faire un cadeau,
qu’est-ce qui te ferait plaisir?» Il vaut mieux lui offrir quelque
chose dont il (elle) a déjà parlé que de lui faire une surprise
avec un cadeau qu’il (elle) n’apprécie pas. Et il n’est pas né-
cessaire que cela coûte cher: une rose, du chocolat, une
jolie carte, un livre… tous ces petits présents exprimeront
clairement notre amour à l’être aimé si son langage d’amour
est celui des cadeaux.
4. Les moments de qualité
Consacrer du temps de qualité à une personne, c’est lui accorder une attention exclusive. Nous asseoir dans la même
pièce pour regarder la télévision n’est pas suffisant. Car alors,
notre attention n’est pas entière. Pour passer du temps de
qualité ensemble, il faut être dans la même pièce, certes,mais avec la télévision éteinte et le journal replié sur la table.
Il faut pouvoir se regarder l’un l’autre, se parler et s’écouter.
Nous pouvons aussi aller nous promener, pour autant que
notre but soit d’être avec celui ou celle que nous aimons, et
non pas uniquement de faire de l’exercice. Les couples qui
vont au restaurant mais qui ne se parlent pas ne sont pas
sensibles au langage des moments de qualité. Ils satisfont
simplement leur besoin physique, celui de se nourrir. Les
vrais moments de qualité disent: «Je fais cela parce que j’ai
envie d’être avec toi.»
Que nous travaillions ensemble au jardin ou partions faire du
camping, le but est que nous passions du temps l’un avec
l’autre.
Pour certaines personnes, rien ne vaut un moment de qualité. Cela leur permet de se sentir vraiment aimées.
5. Le toucher physique
Nous connaissons depuis longtemps l’importance du contact
physique. Différentes études ont montré que les bébés qui
sont câlinés et qui font l’objet de gestes de tendresse se développent beaucoup mieux sur le plan affectif que les bébés qui
vivent de longues périodes sans contact physique.
Dans chaque culture, il y a, entre membres du sexe opposé,
des touchers qui sont appropriés et d’autres qui sont inappropriés. Mais une chose est sûre, le toucher approprié est
affectueux, tandis que le toucher inapproprié est humiliant.
Pour la personne sensible à ce langage d’amour, rien ne parle
plus que le contact physique à propos.
Découvrir notre langage d’amour
Considérons, ci-après, trois moyens de découvrir notre langage d’amour fondamental.
Premièrement, nous pouvons observer notre propre comportement: comment exprimons-nous généralement notre
amour et notre reconnaissance aux autres? Si nous posons
toujours notre main sur l’épaule des gens ou si nous les serrons facilement dans nos bras, alors notre langage est probablement le toucher physique. Si nous aimons les encourager, il consiste certainement plus à prononcer des paroles
valorisantes. Si nous aimons leur offrir des cadeaux, nous
sommes peut-être contents d’en recevoir aussi. Et si nous
apprécions le moment des repas ou le temps passé à nous
promener avec eux, notre langage d’amour est plutôt celui
des moments de qualité. Enfin, si nous sommes sans cesse
en train de chercher à les aider, notre langage pourrait bien
être celui des services rendus. Le langage que nous parlons le plus souvent est très certainement celui auquel nous
sommes le plus sensibles.
Deuxièmement, nous pouvons nous demander ce qui nous
dérange le plus chez ceux qui nous entourent. Si nous nous
plaignons sans cesse de ce que personne ne nous aide,
nous parlons sûrement le langage des services rendus. Si
nous regrettons de ne pas passer assez de temps avec telle
ou telle personne, nous sommes particulièrement sensibles
aux moments de qualité. Si nous disons à un(e) ami(e) qui
rentre de voyage: «Tu ne m’as rien rapporté?» nous montrons
par là que les autres peuvent nous exprimer leur amour en
nous offrant des cadeaux. Et si nous disons: «Je pense que
tu n’auras jamais de geste affectueux à mon égard si je ne
commence pas», nous prouvons que le toucher physique est notre langage d’amour. Enfin, si nous nous plaignons de ne
jamais «rien faire de bien», cela indique peut-être que nous
apprécions particulièrement les paroles valorisantes. Ce que
nous reprochons aux autres de ne pas nous donner montre
ce que nous aimerions le plus recevoir de leur part.
Troisièmement, réfléchissons à ce que nous demandons le
plus souvent. Si nous disons à un ami qui part en voyage:
«N’oublie pas de me rapporter une surprise», c’est le signe
que les cadeaux sont importants pour nous. Si nous demandons: «Est-ce que tu aurais le temps de faire une promenade ce soir?» nous aspirons à un moment de qualité. Si
nous réclamons un massage du dos, nous montrons que le
toucher physique est un langage qui nous parle. Et si nous
demandons souvent de l’aide, les services rendus sont probablement notre langage d’amour. Enfin, si nous demandons: «Est-ce que j’ai fait un bon travail?» nous attachons
une importance particulière aux paroles valorisantes.
En réfléchissant à la manière dont nous exprimons généralement notre amour et notre reconnaissance et en passant en
revue nos plaintes et nos demandes les plus courantes, nous
parviendrons à déterminer notre propre langage d’amour. Encourageons la personne que nous aimons à faire de même.
Apprendre à parler un langage d’amour différent du nôtre
demande des efforts, c’est évident. Par exemple, la personne
qui n’a pas entendu de paroles valorisantes durant son enfance aura de la peine à en prononcer. Et celle qui a grandi
dans une famille aucunement démonstrative sur le plan affectueux devra apprendre le langage du toucher. Mais la bonne
nouvelle, c’est que tous ces langages peuvent être appris. Et
plus nous les parlons, plus ils deviennent faciles.
Le langage d’amour de ma femme est celui des services rendus. C’est pourquoi je passe l’aspirateur, je fais la vaisselle et je sors les poubelles. C’est un petit «sacrifice» qui permet
de maintenir la flamme de l’amour. Et pour ma part, je me
sens aimé quand on m’adresse des paroles valorisantes. Je
ne quitte donc jamais la maison sans que mon épouse m’ait
dit quelque chose d’encourageant. Et notre amour mutuel
est aujourd’hui bien plus profond que quand nous étions
portés par l’euphorie de la passion. Pour faire durer l’amour
dans un mariage, il faut passer de l’étape 1 à l’étape 2. Le
fait d’apprendre le langage d’amour préféré de l’autre durant
la période des fréquentations facilite la transition plus tard.
C’est ce que je vous souhaite