Chapitre Vingt-Cinq Les mots se collent au voile de mon palais, refusant de quitter ma bouche. C’est donc cela, ce qu’on ressent, lorsqu’on s’apprête à révéler un secret qu’on pensait garder jusqu’à son lit de mort, un secret tellement pesant qu’on ne se sent plus en mesure d’en porter le poids tout seul ? Possiblement. Et pourtant je doute éprouver le moindre soulagement. Encore moins d’absolution. — Ça doit te réconforter, au fond, de porter ton deuil comme on arbore un badge, dis-je dans un élan de cruauté. Elle frémit, et le couteau enfoncé dans mes entrailles fait un tour de plus. — De te draper de grands mots, comme l’honneur. La fidélité. Elle me jette un regard acéré. — Tu me reproches de ne pas être capable d’affronter la vérité, alors que c’est toi qui refuses de voir la vé


