Chapitre 27

2005 Mots
Je sentais que ma nuit allait être longue car j'étais tout préparer mentalement à passer la nuit seul dans ma chambre d'hôpital. Mais à ma grande surprise, je vis ma mère entrer dans la chambre. J'étais tout simplement déconcerté. Quelle tête de mule ma mère faisait ! Elle avait été incapable de se reposer pendant quelques heures car elle s'inquiétait pour moi. Je lui avais pourtant dit que tout irait bien pour moi et que le plus important était qu'elle se repose. Mais non, madame avait préféré jouer à la mère poule. Mais il faut avouer que je m'attendais à cette réaction de sa part, et même si le contraire m'aurait étonné, j'avais juste voulu y croire. Je comprenais bien sa réaction même si celle ci ne m'enchantait pas forcément. C'était juste son instinct maternel qui s'était emparé de sa réflexion. Et je savais bien que n'importe quelle maman à sa place aurait fait pareil donc, je ne lui en tenais pas rigueur. Et même si je voulais qu'elle reste chez elle, j'étais tout de même heureux qu'elle soit venue me tenir compagnie. Même si je ne voulais pas l'avouer, un peu de compagnie était la chose dont j'avais besoin. En voyant son visage, jamais je n'aurais pu lui reprocher le fait d'avoir voulu être avec son fils, la seule famille qu'elle ait. - Maman, tu sais que tu es une grosse tête de mule? lui dis je en lui souriant. - Tu ne pensais pas tout de même que j'allais dormir tranquillement chez moi sachant que tu es dans un hôpital ! rétorqua ma mère. - Je m'en doutais bien, ne t'en fais pas. Je suis très heureux de te savoir à mes côtes, tu m'as manqué maman, redis je. Elle prit une chaise et la posa tout près de mon lit, ensuite, elle prit place dessus, tout près de moi. Elle avait avec elle un panier dans lequel il y avait à manger. Je ne voulais vraiment pas manger mais je ne pouvais pas faire autrement car il fallait faire plaisir à ma mère. Et en plus, ça faisait longtemps que je n'avais pas manger de la nourriture faite par ses mains. C'était comme si je revenais de très loin. Elle me servi à manger et je dégustais son plat comme un gamin qui mangeait son plat Favori. J'étais bien tombé de haut car je pensais que je n'avais pas faim du tout.On aurait dit que la nourriture de ma mère avait réveillée mes papilles et mon esprit tout entier. J'avais même déjà oublié à quoi ressemblait sa fameuse soupe au poulet, mais là, je me régalais. Et je pris un second plat, puis un troisième. Ma mère était très heureuse. Elle ne pouvais cacher sa joie car l'expression sur son visage la trahissait amplement. Je finis de manger et elle rangeait les assiettes. Elle se mit à me regarder d'une manière étrange, comme si c'était la toute première fois qu'elle me voyait. - Tu m'as manqué aussi chéri, j'ai tellement eu peur de te perdre ces derniers jours. Je ne remercierai jamais assez le ciel de ne pas t'avoir arraché à moi, dit ma mère. Et pendant qu'elle me disait cela, elle fondit en larmes. C'était si brusque que je ne m'attendais pas à une telle réaction de sa part. Je pouvais comprendre l'angoisse qu'elle avait pu ressentir quand elle crût qu'elle me perdrait. Mais, je m'en voulais aussi d'avoir été là source de son angoisse. J'aimais ma mère plus que tout et elle était mon bien le plus precieux, la seule famille que j'avais. Je m'assis donc afin de pouvoir mieux atteindre la mère et essuyer ses larmes. - Je suis désolé maman, de t'avoir causé tant d'angoisse. Je t'aime et je déteste te voir couler des larmes surtout quand c'est de ma fautes. Je suis vivant donc cesse de pleurer s'il te plaît, dis je de nouveau. - Je sais bien tout cela mais c'est plus fort que moi, je n'ai pu m'empêcher de pleurer, je suis humaine après tout, redit ma mère. - Quitté donc cette chaise et prend place avec moi sur ce lit, j'ai envie que tu me bordes ce soir, dis je de nouveau. Elle quitta donc sa chaise et vint me rejoindre sur le lit. Elle se mit à une chanter une des vieilles berceuse qu'elle me chantait tout petit. Qu'est ce que je pe sentais bien dans les bras de ma mère ! C'était le paradis sur terre pour moi. - Chéri. - Maman. - C'est qui Frédérique ? me demanda t-elle. J'étais surpris que ma mère me pose une telle question. Et je me disais qu'elle voulait savoir car c'était Frédérique qui l'avait informé de mon état il y a quelques jours. - C'est une bonne amie à moi,mais pourquoi tu veux savoir ? demandais je. - Une bonne amie comme une petite amie? Rétorqua t-elle. - Non maman, une bonne amie comme une bonne amie et rien d'autre. Répondis je. - Tu es sûr ? Parce que ce n'est pas ce qu'il m'a semblé voir dans ses yeux à elle. Cette jeune femme était vraiment inquiète pour toi. Voilà pourquoi je me suis dit que c'était peut être ta petite amie. Mais je ne comprenais pas pourquoi tu me l'aurais caché si c'était le cas. Dis ma mère. - Elle était donc ici maman? - Je t'ai donné mes impressions mais tout ce qui t'intéresse c'est de ssavoir si elle était ici? Je suis sûre que tu as des sentiments pour cette fille, redit maman. - Bien-sûr que j'ai des sentiments pour elle, c'est une bonne amie je t'ai dit, rétorquais je. Ah maman! des fois, je ne savais pas vraiment que faire d'elle. Elle avait le don de savoir m'étouffer de questions auxquelles je ne voulais pas répondre. C'est vrai que je ressentais de l'attirance à l'égard de Frédérique mais je ne voulais pas forcément que ça se sache de cette manière. Je n'étais même pas encore sûr de mes sentiments mais Jean Claude et ma mère me faisaient déjà des leçons d'amour. - Pourquoi tu fais cette tête ? je t'ai juste dis ce que je pensais et toi, tu réagis exactement comme un homme amoureux qui a peur de ses sentiments, me dit maman. - Tu as gagné maman, je ressent quelque chose pour Frédérique. J'espère que tu es très fier d'avoir résolu le mystère détective! lui dis je à mon tour. - J'en étais sûre, J'espère que tu reussiras à la conquérir et qu'enfin, j'aurais des petits fils. Me dit elle. - Tu t'emballes trop vite là maman, je t'ai déjà dit ce que tu voulais entendre mais toi, tu n'as toujours pas répondu à ma question, dis je. - De quelle question tu parles ? - Je t'ai demandé tout à l'heure si Frédérique m'avait rendu visite pendant que j'étais inconscient, redis je. - Ah c'est vrai! Je me suis tellement emballée que j'ai oublié de répondre à ta question. Oui, ta chère Frédérique était là plus d'une fois si tu veux savoir. En plus, elle avait l'air très inquiète mais tu sais, j'étais là pour la rassurer. Redit ma mère. - Et alors, comment tu la trouves? lui demandais je encore. - Je dois t'avouer que je l'aime bien cette petite et en plus, elle est jolie. Si tu veux un conseil, tu devrais te dépêcher car elle ne t'attendra pas éternellement. Avoue lui tes sentiments avant qu'un autre ne le fasse. - Oh docteur love! Je vous promets de suivre vos précieux conseils, dis je à maman avec un ton sarcastique. Après cette conversation ruche en émotions, on resta de nouveau calme. Je ne savais pas à quoi mamn pensais mais je me disais qu'elle pensait peut-être à son amoureux à elle. mais quant à moi, je pensais à Frédérique et à la manière dont je lui avouerais mes sentiments. Jean Claude et ma mère m'encourageaient vraiment sur cette voie et moi, j'étais convaincu que c'était celle que je devais suivre. Je voulais que Frédérique devienne ma petite amie et qu'avec le temps, on apprenne à mieux se connaître et dans un futur plus lointain, qu'on aille au delà d'une simple amourette. Mais là, c'était juste mes pensées et ma volonté à moi, je ne savais pas quelle était l'opinion de Frédérique à ce sujet et ça m'inquiètais quand même. J'avais déjà eu à passer du temps avec elle mais jamais je n'avais eu L'impression qu'elle pouvait être amoureuse de moi. Néanmoins, Jean Claude et ma mère affirmait avoir vu de l'amour dans ses yeux. Je ne savais donc pas à quel sein me vouer, Néanmoins, il fallait que je tente ma chance pour avoir des idées un peu plus clair. Et comme disait toujours mon père : " Qui ne risque rien n'a rien". C'était donc tout décidé de mon côté, j'allais courtiser Frédérique et lui demander de sortir avec moi. Mais avant, il fallait que je sorte de cet hôpital. Le médecins et les infirmiers étaient passés me voir et rien ne leur avait paru anormal. Le médecin ne m'avait pas parlé de ma sortie mais il avait juste dit qu'il avait besoin de m'observer pendant quelques heures encore. Je voulais discuter encore un peu avec maman mais je me rendis compte qu'elle s'était endormie. Je voulais lui demander ce qu'elle avait fait de mon téléphone mais tant pis, j'étais obligé de remettre ma question au lendemain. Je ne pouvais tout simplement pas la réveiller pour lui parler de mon téléphone. Je restai éveillé quelques minutes encore puis, moi aussi je m'en dormi. C'est une infirmière qui nous réveilla le matin. J'avais très bien dormi et je me sentais très bien et ma mère aussi à ce que je voyais. L'infirmière était là pour voir comment est ce que j'allais. J'avais profité de sa présence pour oui demander quand est ce que je sortirais de cet endroit mais elle disait que cela ne dépendait pas d'elle mais du médecin qui m'avait suivi jusque là. Il ne me restait plus qu'à attendre qu'il vienne constater de lui même que j'étais déjà en mesure de sortir de l'hôpital. Je me lévai et je pris ma douche tout seul, c'était la première douche que je prenais depuis des jours. Ça m'avait fait un grand bien de sentir l'eau sillonner tous les parvis de mon corps. Ma mère avait décidé de rentrer chez elle pour me faire un petit déjeuné bien copieux. Elle disait qu'elle ne voulait pas du tout que je mange ce qu'on servait dans cet hôpital et puisque c'était elle le chef, j'étais obligé de l'attendre dans me plaindre bien-sûr. Mais pendant son absence, le médecin lui même vint me passer un. contrôle. Elle m'examina de fond en comble et finit par me dire que si tout allait bien durant la journée, il me laisserait sortir le lendemain matin. Ça m'allait très bien comme décision car j'avais sérieusement marre de cet endroit et mon lit me manquait assez. J'attendais la mère avec impatience pour lui annoncer cette bonne nouvelle. Je savais aussi que sortir de l'hôpital signifiait continuer mon enquête mais sur le moment, je ne me sentais pas du tout près. Je ne me souvenais toujours pas de tout ce qui s'était passé avec Jennifer dans ma tête pendant que j'étais inconscient or, j'avais la nette impression que c'était très important que je m'en souvienne. Et donc, je n'avais plus que quelques heures pour me rappeler. Je voulais à tout pris sortir de cet hôpital avec une idée précise de ce que je ferais ensuite par rapport à l'enquête. Mais une grande partie de mon être voulait profiter de cette journée de repos. Je voulais vraiment avoir une grande surprise aujourd'hui, un peu comme la venue de Frédérique. J'avais très envie de la revoir. Je voulais voir son sourire, je voulais qu'elle soit là, à mes côtes. J'espérais vraiment que mon souhait se réalise. Mais d'un autre côté, j'étais terrassé par la famine. j'avais très faim et je l'impatientais de voir ma mère entrer par cette porte avec mon petit déjeuné. Elle m'avait demandé de l'attendre et je ne pouvais que le faire.
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