Chapitre 5

2042 Mots
Après le boulot, j'étais passé chez ma mère. Je ne lui avait pas accordé autant de temps que d'habitude. Et j'étais rentré immédiatement après avoir dîner. Cela n'avait nullement déranger ma mère car elle savait bien que j'étais sur une nouvelle affaire que et j'avais besoin de beaucoup de repos aussi. Je rentrai donc chez moi et je pris une longue douche froide. Après la douche, j'allai directement me coucher. Je ne savais pas pourquoi mais j'avais de violents maux de tête. Cela était inexplicable car normalement, je n'avais rien fait du tout qui me donnerait un mal de tête. J'avais bien-sûr travaillé toute la journée mais ce n'était pas un travail de réflexion intense. J'aurais bien aimé prendre des cachets pour calmer ces maux mais, je détestais prendre des médicaments. Je préférais que le mal s'estompe seul. Je me disais donc qu'après avoir dormi, je me réveillerais sûrement sans maux de tête. Je m'en dormi très rapidement, mais tout comme la nuit précédente, je fis des rêves étranges. Mais cette fois ci, on aurait dit que j'étais avec une femme. Je ne distinguais pas très bien son visage mais on aurait dit qu'on était amoureux l'un de l'autre. Je l'avais d'abord embrasser dans une grande salle que je n'arrivais pas à distinguer. Et ensuite, nous étions assis sur le sol à l'air libre, un peu comme si nous faisions un pic n***e. Mais là, pendant que je faisais ce rêve, j'avais l'impression qu'il était réel. On aurait dit que je rêvais juste d'un souvenir que j'avais enfouis au fond de ma mémoire. Tout ça était tellement réel que je finis par me réveiller brusquement et effrayé. Le jour ne s'était pas encore levé que je me réveillai. Je pris mon téléphone pour regarder l'heure qu'il était et c'était affiché 1:23. Ne pouvant plus trouver le sommeil, je m'assis sur mon lit et je me mis à réfléchir par rapport au rêve que je venais de faire. Je finis pas me rendre compte que mon rêve ressemblait très portrait à l'histoire que Jennifer avait écrit dans son journal intime. En effet, Bernard Montagnier et elle s'était retrouvé à l'amphithéâtre et ils avaient aussi fait un pic n***e tous les deux. Mais pourquoi est ce que je faisais donc ce rêve ? Je me disais que peut-être mon cerveau essayait de résoudre l'affaire inconsciemment. Mais c'était tout de même très étrange. J'essayais donc de m'y en dissuader. Je me recouchai donc et je me rendormis. Aussitôt endormi, c'était toujours le même rêve, avec les mêmes personnes que je n'arrivais pas à identifier. Mais là, j'avais dormi jusqu'au matin, plus de réveil brusque pendant la nuit. Le plus inquiétant dans tout cela était que je me souvenais très bien de mes rêves au réveil. C'était comme si je rêvais de choses passées, ce n'était pas des rêves ordinaires. Mais là, je n'en étais pas du tout sûr, c'était juste l'impression que j'avais. C'était comme des visions du passé que j'avais en dormant. Mais cette fois, je comptais bien garder le silence et aller jusqu'au bout de cette histoire. Je ne comptais pas en parler à ma mère pour le moment. J'envisageais plutôt aller voir un psychologue si la chose persistait après plusieurs nuits. Mais pour le moment, je devais me préparer pour aller à la brigade. Jean Claude et moi devions nous y retrouver afin de nous rendre tous les deux à l'université de Bordeaux. Nous devions chercher plus d'informations sur la dite Audrey, celle que la victime a mentionné dans son journal. Il fallait qu'on ait un peu plus d'informations sur elle. Nous savions qu'elle faisait la même filière que la victime et le présumé coupable à l'époque. Car, Jennifer du Pont avait écrit dans son journal que Bernard disait vouloir aider Audrey avec un devoir. C'est très rapidement que je fis ma routine matinale ce jour là. Je passai un coup de fil à ma mère, je pris une douche, mon petit déjeuner et j'étais prêt pour rejoindre Jean Claude. C'est à 8 heure pile qu'on se retrouva à la brigade. Et sans perdre de temps, on se rendit à la gars pour prendre un train en direction de Bordeaux. Le trajet avait duré environ 3 heures et quelques minutes. Nous étions enfin à Bordeaux. Nous n'avions juste plus qu'à nous rendre à l'université. Nous avions bien-sûr un mandat qui nous donnait autorisation de faire des recherches dans le campus. Mais nous n'avions juste besoin que de la liste des étudiants qui étaient en deuxième année de sciences politiques durant l'année académique 1947-1948. Nous avions bien analysé les faits et c'était effectivement sur cette période là que nous pourrions retrouver la trace de cette Audrey. Le doyens de la faculté de droit de de sciences politiques fut très aimable avec nous et aussitôt, il demanda à sa secrétaire d'imprimer la liste qui nous intéressait. Ce doyen avait été tellement aimable avec nous qu'il nous donna son contact au cas où nous aurions encore besoin d'une information. Bien-sûr, le crime s'étant déroulé il y'a de nombreuses années, personne sur le campus ne pouvais se souvenir de de cette histoire. La plupart des personnes travaillant ou étudiants à l'université de Bordeaux à l'époque étaient sûrement déjà décédés. Nous avions à présent ce que nous désirions et nous rentrâmes aussitôt à Paris pour faire une meilleure analyse. C'est toujours par train qu'on rentra sur Paris. À peine arrivés, direction la brigade, nous devions fouiller et analyser les noms sur la liste. Tout se compliqua pour mon équipier et moi quand on vit que sur la liste, il y avait en effet 3 jeunes filles qui portaient le prénom Audrey. Il y avait notamment : Audrey Marchal, Audrey Anne Robichon et Audrey Desplantes. Le problème que nous rencontrâmes était que nous n'avions plus aucun indice permettant d'identifier la "Audrey" qui nous intéressait. Nous n'avions même pas une photo. Et surtout, les archives d'une université n'ont pas les informations du genre, telle personne était en couple avec telle autre. Ça devenait compliqué pour nous, mais au moins, nous avions trois noms. Et là, il fallait juste qu'on retrouve une personne proche de Jennifer du Pont ou de Bernard Montagnier qui pouvait nous parler de la dite Audrey. Pour cela, nous avions analysé les pistes que nous pouvions suivre pour retrouver la dite Audrey. Nous étions tombés d'accord sur trois pistes à suivre. Nous devions procéder par élimination, donc si l'une s'avérait ne pas être exploitable, il fallait se rabattre sur les autres pistes. Nous avions donc soit à fouiller dans la vie estudiantine de Bernard Montagnier afin de retrouver son camarade de chambre de l'époque, soit à faire des recherches sur chacune des trois Audrey et peut être aurions nous la chance que l'une d'elle soit toujours vivante, ou alors, nous devions recherche Elisabeth Jardin, la camarade de chambre de la victime. Mais dans tous ces trois cas, tout était risqué car les évènements dataient de plus de 60 ans, 71 ans pour être plus précis. Il était donc très probable que la plupart de ces personnes soit déjà décédée. Mais il fallait tenter le coup et faire des recherches. Dans tous les cas de figure possibles, que ce soit le camarade de chambre de Montagnier, Elisabeth Jardin ou même l'une des Audrey de la liste, au moins une de ces personnes était capable de mieux nous renseigner. Puisque Elisabeth Jardin, la colocataire de la victime était celle qui avait découvert le corps, nous avions trouvé plus judicieux de commencer par la rechercher elle. Il est bien vrai que nous avions sa déposition de l'époque mais dans cette déposition, il n'y avait pas l'information qu'on recherchait. Si elle était toujours vivante, elle pourrait mieux nous raconter les faits et aussi nous renseigner sur la fille dont parlait sa camarade de chambre. À la brigade, nous avions accès à un grand nombre d'informations, sans vouloir nous vanter, on pouvais retrouver la trace de n'importe quel français. La tâche revenait donc à karan Dubai, l'un des informaticiens de la brigade. Il lui a fallu juste une vingtaine de minutes pour qu'il retrouve Elisabeth Jardin. Elle avait en effet obtenu son diplôme et s'était mariée à un certain Robert Thibault puis avait divorcé. Elle avait eu deux enfants. Karan avait réussi à avoir toutes ces informations grâce à une prononciation de divorce qui avait donné à Elisabeth la garde partagée de ses deux enfants. Il y avait encore quelques traces d'elle jusqu'à une époque mais, les machines n'avaient plus rien à son sujet. C'était comme si dans sa vieillesse, elle s'était complètement coupée du monde. Elisabeth avait eu deux fils, Roger et Romuald Thibault. Romuald, le plus jeune de ses fils était décédé dans un accident de voiture en 2001 et Roger, lui, vivait à Paris. C'était donc un grand soulagement pour nous de savoir qu'il vivait aussi à Paris. Nous pouvions donc aisément lui rendre une petite visite. Nous avions envisagé d'aller chez lui le lendemain qui était un dimanche. On se disait qu'on aurait plus de chance de le trouver chez lui. Mais d'un autre côté, nous avions contacté le doyen afin qu'il nous aide à trouver qui était le camarade de chambre de Bernard Montagnier à l'université de Bordeaux à l'époque. Il nous avait de suite mis en contact avec sa secrétaire et c'était elle qui était désormais chargée de nous donner cette information. Elle avait promis de chercher donc nous savions que d'ici lundi, nous saurions sûrement qui c'était. La journée de travail était terminée pour nous et une fois de plus, Jean Claude et moi nous séparions sans aucune piste sérieuse. Cette affaire semblait donc être plus compliquée qu'elle n'en avait l'air. Nous n'avions presque pas de témoins, aucune information potentiel et le pire était que les personnes qu'on recherchait étaient probablement toutes décédées. Il est bien vrai qu'on était pas sensé travailler le dimanche mais il nous tenait à cœur de rencontrer le fils d'Élisabeth Jardin ce dimanche là. Il nous donnerait sûrement des informations sur l'endroit où se trouvait sa mère. Je devais donc passer prendre Jean Claude chez lui le lendemain matin afin que tous les deux, on se rende chez ce cher Roger Thibault. On rentra chacun chez soit, le lendemain arriva très vite. J'avais passé une agréable nuit et je n'avais plus fait ces rêves étranges que j'avais fait les nuits précédentes. J'étais content car je me disais que c'était passé et que je m'étais inquiété pour rien. Je passai prendre Jean Claude chez lui et on se rendit à l'adresse de ce cher Roger Thibault. Nous étions enfin devant sa porte. Le cadre était charmant et accueillant aussi. on frappa à la porte et une jeune fille vint nous ouvrir. On se présenta en tant que policier bien-sûr et elle nous dit entrer. Quand on lui dit qu'on était là pour parler à Roger Thibault, elle cria aussitôt : " Papi, il y a des personnes qui veulent te voir". C'était donc sa petite fille. Il vint aussitôt nous rejoindre dans le salon où nous avions pris place Jean Claude et moi. C'était un homme d'âge mûr, d'environ la cinquantaine, presque la soixantaine même. Il était assez dodu, de taille moyenne est très velu aussi. Comme tout à l'heure avec sa petite fille, on refit les présentations. - Bien le bonjour monsieur Thibault, Je suis Jean Claude du Pain et voici mon coéquipier Fred Cheyrou et nous sommes de la brigade criminelle, lui dit Jean Claude. - Bonjour messieurs, Roger Thibault. Que me vaut votre visite matinale? - Nous sommes là pour vous parler de votre mère, Elisabeth Jardin. Elle avait en fait été impliqué dans un crime qui avait eu lieu à l'université de Bordeaux quand elle y étudiait encore en 1948. C'était en fait elle qui avait découvert le corps sans vie de sa camarade de chambre. Pour aller droit au but, nous espérions que vous nous donniez l'adresse où se trouve votre mère car nous avons quelques questions à lui poser. Dis je. - Mais maman m'avait dit que l'affaire avait été classé quelques mois plûtard et que le coupable avait été puni, déclara Roger. - Et bien, l'affaire a été réouverte il y'a peu, répondit Jean Claude.
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