Chapitre 6

2082 Mots
Et la conversation continua. - Nous aimerions donc rencontrer votre mère pour avoir plus amples informations sur cette affaire, Nous voulons juste lui poser quelques questions. Rétorquais je. Roger Thibault se montrait très coopératif, il nous écoutait attentivement et ne montrait aucun signe de désintéressement. - J'aurais été ravi de vous aider mais ma mère est décédée il y a quelques mois déjà. - Nous en sommes vraiment navrés, vous avez nos sincères condoléances. Répondit Jean Claude. Jean Claude et moi, nous lévions donc tous les deux au même moment. - C'était un plaisir de discuter avec vous monsieur Thibault. Nous n'avons plus rien à faire ici, dit de nouveau Jean Claude. - C'était un plaisir pour moi de vous recevoir messieurs et désolé encore de n'avoir été d'aucune aide. On s'en alla aussitôt. Nous pouvions donc éliminer la piste Elisabeth Jardin de notre enquête, mais pas en tant que coupable car elle était toujours suspectée jusqu'à preuve du contraire. Il ne nous restait plus qu'à nous pencher sur le camarade de chambre de Bernard Montagnier. Mais pour ce dimanche là, c'était terminé pour nous. J'allai déposer Jean Claude chez lui et je rentrai chez moi. On était lundi matin et Jean Claude et moi étions déjà à la brigade. Il n'y avait pas de temps à perdre car cela faisait plusieurs jours déjà que nous étions sur cette affaire mais nous étions toujours au point zéro. Et comme prévu, la secrétaire du doyen de la faculté de droit et des Sciences politiques nous avait effectivement envoyé la liste des étudiants de la filière Sciences politiques résidants dans le campus durant l'année scolaire 1947-1948. Elle avait pris le soin de les classer en binômes, selon qu'ils l'étaient à l'époque. Cette femme était vraiment une vraie professionnelle, elle nous avait gracieusement facilité la tâche. Jean Claude et moi étions vraiment très pressés d'y jeter un coup d'œil. Et effectivement, Elisabeth Jardin et Jennifer du Pont étaient camarades de chambres. Bernard Montagnier lui, avait pour camarade de chambre Jacques du Bois. C'était parfait ! Nous n'avions plus qu'à rechercher Jacques du Bois. Et comme toujours, nous avions fait appel à ce bon vieux Karan. Et grâce à cette chère technologie, nous avions retrouvé la trace de monsieur du Bois. Jacques du Bois avait désormais 89 ans et était toujours vivant. Celui ci était dans une maison de retraite du nom de bonne espérance, celle ci se trouvait à Brive la Gaillarde. Ça ne nous coûtait rien y aller mais nous nous demandions s'il était toujours en état de nous parler ou même de se souvenir de l'époque où il n'était encore qu'un étudiant. Il était encore 9 heures du matin et de Paris à Brive, c'était environ 5 heures de temps par train. Donc en faisant nos calculs, si nous décidions d'y aller ce lundi là, nous y arriverions sûrement au plûtard à 3 heures de l'après midi. Et tout dépendrait alors du temps que nous mettrions dans cette ville. Et aussi des informations qu'on pourrait y avoir. Donc nous avions envisagé de rentrer le soir même si nous obtenions des réponses assez rapidement. Mais si ce n'était pas le cas, nous passerions la nuit dans un hôtel de la place et rentrions le lendemain matin. On passa très rapidement chacun chez lui afin de récupérer quelques affaires au cas ou. Et ensuite, on se retrouverait à la gare à 9:40 pile. J'avais aussi profité de la petite virée chez moi pour passer un petit coup de fil à ma mère et la prévenir du voyage que je comptais faire. Et comme prévu, Mon équipier et moi nous étions retrouvés à la gare à 9:40. On acheta nos tickets de train en direction Brive la Gaillarde. Le voyage fut assez long et on dormit tout le trajet durant, mon coéquipier et moi. Il était exactement 15:15 quand nous arrivâmes à Brive. Voyant l'heure, il était évident qu'on passerait la nuit dans la ville. On repéra d'abord un petit hôtel accueillant et on y déposa nos affaires. Chacun avait louer une chambre et aussitôt arrivé, direction la maison de retraite bonne espérance. Nous avions loué une voiture afin de faciliter nos déplacements. Enfin, nous étions à la maison de retraite. L'on alla se présenter à l'accueil et la réceptionniste nous envoya voir le directeur de l'établissement d'abord. On arriva à son bureau et on frappa à la porte. C'était une femme. - Bonjour messieurs, je vous attendais, nous dit elle. - Bonjour madame, brigade criminelle de Paris, Jean Claude du Pain et Fred Cheyrou, lui dit Jean Claude en montrant son insigne. - Sabrina du Bois, directrice de l'établissement pour personnes âgées bonne espérance. Que me vaut cette visite? - Et bien, nous enquêtons sur une vieille affaire qui a été réouverte il y a peu. Et nous aimerions interroger l'un de vos résidents. Dis je. - Je suis bien-sûr disposée à vous apporter mon aide. Auquel de mes résident voulez vous parler? - Jacques du Bois, dis je de nouveau. Quand je prononçai ce nom, cette femme fit une mine étrange, un peu comme si elle était surprise. - Mais que vous arrive t-il madame Du Bois? Il y a t-il un problème avec ce résident ? Demanda Jean Claude avec beaucoup de calme. - C'est juste que je suis un peu surprise parce qu'il s'agit là de mon père. Je ne comprends juste pas pourquoi est ce que la police viendrait lui poser des questions. - Rien de bien inquiétant, n'ayez crainte madame. Dis je à la dame. - C'est mademoiselle Du Bois si je puis me permettre, rétorqua t-elle. - Mademoiselle Du Bois, pouvons nous donc parler à Monsieur Du Bois ? Demanda Jean Claude. - J'ai bien peur que non, mon père n'est pas en état de vous parler car il est atteint Alzheimer. Vous n'en tirerez rien de bien bon. Répondit elle. Mais si vous m'en dites plus, je pourrez peut-être vous aider, mon père et moi étions très proches. Je sais un grand nombre de chose à son sujet. - Nous ne savons pas vraiment si vous pourriez avoir les informations dont nous avons besoin. Il s'agit en fait d'un crime qui avait été commis quand votre père n'était encore qu'un étudiant. Dis je. - Vous voulez parler du meurtre de Jennifer du Pont ? Demanda elle. - Effectivement, répondis je de nouveau. Jean Claude et moi étions en effet très surpris qu'elle soit au courant de cela. C'est vrai que quelqu'un avait été condamné à mort pour cette affaire mais il était peu probable qu'elle soit au courant de cela. Jean Claude et moi échangions des regards à cet instant précis. Cela ne voulait dire qu'une seule chose, nous avions tous les deux la même pensée, la même idée en tête. On se disait qu'on pouvait tirer bien des choses de Mademoiselle Du Bois. - Si je puis me permettre, qui vous en a parlé mademoiselle ? Demanda Jean Claude. - Et bien, je vous ai dit que mon père et moi avons toujours été très proches. Il m'avait raconté que son camarade de chambre et grand ami avait été condamné à mort pour le meurtre de sa petite amie de l'époque. Il disait bien-sûr que cela n'avait été qu'une grande injustice et que Bernard n'était pas capable de faire du mal à une mouche, encore moins tuer quelqu'un. Il disait que Bernard Montagnier aimait Jennifer Du Pont et qu'il n'aurait pas pu la tuer. Elle avait l'air d'en savoir assez sur cette histoire donc, il était impératif qu'on l'interroge. - Nous aimerons vous interroger à ce sujet, si bien sûr vous nous le permettez, Dit de nouveau Jean Claude. - Je suis à votre entière disposition. - Quelle relation entretenait votre père avec Bernard Montagnier ? - Mon père disait toujours que c'était là son meilleur ami. Bernard avait beau être mort mais mon père parlait de lui tout le temps. Tous les 05 octobre, papa nous disait : " Bernard aurait dû avoir tel ou tel âge aujourd'hui". Il me racontait souvent les folies de jeunesse qu'il faisait avec Bernard plus jeunes. Pendant que Sabrina du Bois parlait ainsi de son père, on aurait dit qu'elle s'était laissé transportée par beaucoup d'émotions. En la voyant ainsi submergée, il n'y avait pas de doute, son père était bien plus qu'un simple père pour elle, c'était son ami de longue date. - Vous avez parlé d'enfance. Est ce que ça veut dire que votre père et Bernard Montagnier étaient des amis d'enfance ? - Oui, ils étaient voisins depuis leur naissance et ils étaient allés à la même université, avaient le même âge, faisaient la même filière à l'université et de sur quoi, ils étaient camarades de chambres à l'université. Je connais l'histoire par cœur, papa en parlait tout le temps. Plus jamais il n'a eu un ami comme Bernard tout au long du reste de sa vie me disait il. - Pourriez vous avoir de vieilles photos d'enfance de votre père où figurent Bernard Montagnier ? Demanda Jean Claude. - Évidemment, mon père avait gardé avec lui deux albums photos de sa jeunesse. On peut y voir grand nombre de ses amis. Il avait l'habitude de les regarder quand il n'avait rien à faire. Et il nous les montrait à mon frère et moi en nous disant a chaque fois qui se trouvait sur les photos. - Vous les avez ici? Demanda de nouveau Jean Claude. - Non, elles sont chez moi. Si vous voulez, on peut s'y rendre. Je vis toute seule et je n'ai pas d'enfant. C'est juste à 5 minutes d'ici. Nous acceptâmes donc de la suivre chez elle volontier. Nous avions tous les deux envie d'en savoir plus sur l'amitié entre Du Bois et Montagnier. On l'attendit donc, le temps pour elle de laisser des instructions à son personnel. Mais pour calmer notre curiosité, Jean Claude et moi demandions donc à voir son père. Elle demanda à l'une de ses employés de nous mener jusqu'à la chambre de son père afin qu'on puisse le voir quelques minutes. La jeune femme était en fait infirmière. Pendant qu'elle nous conduisait jusqu'à la chambre où se trouvait Jacques Du Bois, on se permettait de lui poser quelques questions au sujet de son patient. Elle nous avait en effet confirmer que celui ci était atteint d'Alzheimer et qu'il ne se souvenait plus de grand chose. On avait eu la possibilité de le vérifier aussitôt qu'on arriva dans la chambre de celui ci. On se présenta en bonne et dûe forme chacun à son tour mais monsieur Du Bois lui, n'avait même pas pu nous dire son nom à lui. On ne le dérangea pas pendant longtemps et on s'en alla de suite rejoindre sa fille. Elle nous avait demandé de suivre sa voiture. Donc, elle était devant, et nous la suivions derrière. Elle avait en effet dit la vérité, sa maison n'était pas bien loin de la maison de retraite. On y était en cinq minutes à peine. On descendit de notre voiture et elle nous ouvrit la porte de chez elle. Elle nous accueillit en nous donnant de la place dans son salon. Elle nous avait bien-sûr demandé de faire comme chez nous. Jean Claude et moi n'avions pu nous empêcher de voir les photos qu'il y avait dans sa maison. Il y avait des photos de ses parents mais aussi les siennes et celles de son frère cadet. Sabrina ne mit pas long et elle nous ramena un gros carton plein. d'antiquités. Dans ce carton, il y avait notamment des albums photos avec des photos de jeunesse de son père. Jean Claude et moi commencions immédiatement à y jetter un coup d'oeil. On ne pu donc pas nous empêcher de remarquer que toutes les photos n'avaient pas l'air très vieilles. - Mademoiselle Du Bois, je n'ai pu m'empêcher de voir que ces photos ne sont pas aussi vielles qu'elles devraient l'être. Et j'aimerais s'il vous plaît savoir pourquoi. Lui dis je. - En fait, Je les ai fait nettoyer il y a deux ans environ. Elles tenaient tellement à cœur à mon père que je me sens parfois obligé d'en prendre soin. Jean Claude et moi continuons donc à regarder les photos. Au vu de ces images, il était impossible de contester l'amitié entre Du Bois et Montagnier. On pouvait voir dans ces albums qu'il se connaissaient effectivement depuis leur enfance. Mais heureusement, il y avait plein de photos d'eux de quand ils étaient à l'université. Il y avait notamment deux de ces photos qui avaient attiré mon attention. Elles me faisaient comme un effet de déjà vu.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER