III

2557 Mots

IIIJe suis convaincu que sue vin de M. Penouille avait été moins bon, le sieur Cocheret n’aurait pas émis une proposition si audacieuse. En demandant la main de Pauline, il balbutiait un peu. Était-ce timidité ? était-ce autre chose ? Le fait est qu’il avait dîné rustrement ; et je sais plus d’un poltron qui ne craint rien au sortir de table. M. Penouille, homme de sens profond, ne put s’empêcher de faire une comparaison entre la conduite du dentiste et les procédés du maître clerc. L’un connaissait Pauline depuis assez longtemps pour l’aimer d’amour solide ; l’autre venait de dîner auprès d’elle pour la première fois. L’un végétait encore dans une condition médiocre, au fond de l’étude de M. Ledoux ; l’autre avait une position faite, un bel appartement, un mobilier riche, et son portrait

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