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Le mystère de la Cathédrale de Vannes

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La descente aux enfers de Nicolas Saint Guer…

Enfermé, torturé, l'archéologue n'a pas avoué où il a caché le manuscrit de l'Apocalypse. Cet ouvrage du Moyen Âge fut dissimulé pendant des siècles dans la cathédrale de Vannes et sa découverte pourrait bien faire basculer l'avenir de la planète.

Nicolas n'en a parlé qu'à deux personnes de confiance, Kate, la femme qu'il aime, et Pavel, son ami d'enfance.

Pavel, journaliste d'investigation, a-t-il été assassiné ?

Kate, repartie à Toronto, sera-t-elle traquée à son tour ?

Cette intrigue, à partir du golfe du Morbihan, en passant par la pointe de Penmarc'h, va prendre une dimension internationale…

EXTRAIT

Juste du papier journal jauni placardé à l’intérieur de la vitrine…

Dans la boutique, Kate, pieds joints, bras le long du corps, fixait l’encre d’imprimerie, sans voir les titres. La fibre de cellulose masquait au public l’indicible tragédie. Elle ferma les yeux et les entendit, les cris d’horreur qui ne cessaient de hanter le lieu. Depuis le drame, le magasin de souvenirs n’avait pas trouvé preneur. Trop de sang entachait les murs et aucun agent immobilier ne pouvait passer sous silence les meurtres. Deux ans auparavant, le 12 juillet entre 12 heures 20 et 12 heures 30, l’assassin avait surgi et abattu de sang-froid deux clients, Gilles Pelletier et sa femme, Émilie, épargnant Roselyne Le Corre, la vendeuse. Cette dernière fut retrouvée prostrée derrière le comptoir. À ses côtés, gisait la tête de Gilles Pelletier. Double mode opératoire, une blessure mortelle en plein cœur par arme à feu et une décapitation post-mortem pour l’homme. Cet acharnement et l’utilisation de deux armes distinctes perturbèrent fortement le groupe spécial, sept enquêteurs de la criminelle employés à temps plein, durant neuf mois, sur l’affaire.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Née à La Rochelle en 1960, où elle a grandi, Simone Ansquer vit aujourd'hui sur la Presqu'île de Quiberon. Passionnée par les voyages, les sports nautiques, l'histoire et la peinture, elle vous offre avec son troisième roman, un thriller à vous couper le souffle.

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I – La maison de l’assassin
I LA MAISON DE L’ASSASSIN 1er juin - Centre-ville de Vannes.Juste du papier journal jauni placardé à l’intérieur de la vitrine… Dans la boutique, Kate, pieds joints, bras le long du corps, fixait l’encre d’imprimerie, sans voir les titres. La fibre de cellulose masquait au public l’indicible tragédie. Elle ferma les yeux et les entendit, les cris d’horreur qui ne cessaient de hanter le lieu. Depuis le drame, le magasin de souvenirs n’avait pas trouvé preneur. Trop de sang entachait les murs et aucun agent immobilier ne pouvait passer sous silence les meurtres. Deux ans auparavant, le 12 juillet entre 12 heures 20 et 12 heures 30, l’assassin avait surgi et abattu de sang-froid deux clients, Gilles Pelletier et sa femme, Émilie, épargnant Roselyne Le Corre, la vendeuse. Cette dernière fut retrouvée prostrée derrière le comptoir. À ses côtés, gisait la tête de Gilles Pelletier. Double mode opératoire, une blessure mortelle en plein cœur par arme à feu et une décapitation post-mortem pour l’homme. Cet acharnement et l’utilisation de deux armes distinctes perturbèrent fortement le groupe spécial, sept enquêteurs de la criminelle employés à temps plein, durant neuf mois, sur l’affaire. Kate recula et trouva appui sur un présentoir vide. Le passé remonta par vagues. Elle se souvint de son arrivée à Vannes pour participer à l’enquête. Dès le début, elle avait eu du mal à se faire accepter par l’équipe, peu habituée à collaborer avec une psychologue d’une police d’outre-Atlantique. Profileuse, métisse, de surcroît Canadienne aux allures de sauterelle aux longs membres, Kate Skygall ne correspondait en rien à ce qu’ils avaient connu auparavant. Les premiers jours, sa singularité lui avait valu une mise à l’écart. Elle ne s’en était pas offusquée, acceptant le fait de ne pas être la bienvenue puisqu’imposée par les Affaires Étrangères. De plus, avec son physique dérangeant, elle avait l’habitude de devoir faire ses preuves. C’est en interrogeant mademoiselle Le Corre qu’elle marqua des points. Muette, cette femme, témoin des atrocités, ne cessait de se tâter le cou et hurlait dès qu’un inconnu s’approchait de sa personne. Avec une patiente extrême, Kate gagna sa confiance et réussit à recueillir de précieuses informations sur la façon de procéder du criminel. Appréhendé dans l’heure qui avait suivi les assassinats, il s’était enfoncé dans un complet mutisme pendant près de trois semaines. Néanmoins, elle en établit un profil convaincant. Ses tendances perfectionnistes étaient claires au vue de sa façon d’agir. Prenant son temps, il avait placé le cadavre de Gilles Pelletier sur un fauteuil en osier, puis avait réalisé une décapitation parfaite d’un unique coup de sabre. Il avait essuyé l’arme blanche avec un chiffon blanc avant de la coincer entre les cuisses de sa victime sans tête. Il ne suait pas, ne tremblait pas, agissait avec calme. Cet homme savait exactement que faire et comment le faire, il contrôlait ses émotions. Dans l’acte de décapiter, au plus haut point sadique et pervers, il ne cherchait pas à observer l’agonie. L’un des deux policiers en civil secoua le trousseau de clés puis plaqua sa main sur l’avant-bras de Kate. — Mademoiselle, nous devons y aller… Elle sursauta. — Oui… Sortons d’ici. Deux tours de verrou suffirent pour enfermer le mal à l’abri des regards. Onze mois que la porte n’avait été ouverte et elle le resterait encore pour bien des années. Pourtant, à quelques pas de là, Rue du Mené, les commerces fleurissaient sur les deux trottoirs, bien souvent ouverts en continu. À sens unique, les véhicules roulaient lentement sur la voie centrale. Les deux agents pressèrent le pas. Kate fit de même. De toute façon, elle ne se sentait pas l’âme à flâner, trop inquiète de la suite de la journée. Pour la première fois, la jeune femme allait visiter la maison d’un tueur, jusque-là, elle s’en était tenue aux scènes de crimes. Le trio emprunta les rues piétonnes, en passant par la Porte Prison, remonta jusqu’à la cathédrale Saint-Pierre, puis se dirigea vers la place des Lices. Mercredi, c’était jour de marché, grouillement de vie qui se contrefichait du macabre, un véritable spectacle gorgé de couleurs et d’odeurs, une matinée bénie des dieux, où l’on achète à l’étal des tomates parfumées, des glaïeuls mauves, des lunettes de soleil à petit prix. Kate ressentit, au-delà des marchandises étalées, l’éphémérité de l’événement… déballage à l’aube et cagettes vides sur la place l’après-midi venue. Le tourbillon bruyant de vie s’épuiserait avec la lumière du jour. Ce soir, la place retrouverait sa nudité. Elle s’imprégnait de ce bonheur fugace lorsque l’un des gendarmes s’arrêta net pour lui annoncer que le parcours qu’ils venaient d’emprunter était celui suivi par les Pelletier le jour de leur assassinat, enfin à l’envers, rectifia-t-il. Ainsi, Gilles P. avait rejoint son épouse devant les stands des maraîchers bio, ensuite ils s’étaient acheté tous deux, une crêpe de blé noir, « Saucisse » précisa l’officier de police, la dégustant en déambulant dans le centre-ville. Puis pause-déjeuner shopping qui s’était clôturée dans un bain de sang. Le déroulé et les lieux, Kate les connaissait parfaitement, mais elle n’en fit rien paraître. Ce trajet lui permettait de se replonger dans l’affaire en suivant un fil conducteur. À quoi bon ? songea-t-elle soudainement, l’enquête était close, Colard sous les verrous, que pouvait bien lui apporter ce retour en arrière morbide ? Pourtant, c’était bien elle qui l’avait souhaité, obligeant les autorités françaises à l’accompagner sur le terrain. Un dernier cauchemar… un passage obligé avant de changer de vie. Le groupe reprit sa route avec empressement pour effacer de leur mémoire l’acte horrible et passer à autre chose. Les policiers marchèrent plus vite et Kate peina à tenir le rythme. Du haut de son un mètre quatrevingt-quatre avec son corps d’orthoptère, elle aurait dû voler, pourtant la jeune femme éprouvait des difficultés à se déplacer. Foutu mal de pieds ! Elle se maudissait d’avoir mis ses ballerines neuves, ses dernières “Repetto”. Ses semelles glissaient sur les pavés trop lisses. En apercevant le goudron, elle sourit discrètement. Arrivé à proximité de la place de la République, le plus âgé des policiers se planta pour pointer du doigt l’agence bancaire où travaillait Gilles Pelletier, là où tout avait commencé. Kate souffla, ravie de cette halte. Index levé, l’homme expliqua : « À douze heures précises, Gilles Pelletier sort de la banque, cinq minutes après, il retrouve sa femme ; moins de trente minutes plus tard, ils sont abattus. Tous les témoignages ont été concordants… L’assassin les pistait. Après son forfait dans la boutique, il a agi très vite et de façon déterminée. Il a rejoint l’agence bancaire, fusil à canon scié caché sous son imperméable, a fait intrusion et commis… le reste, vous savez… un blessé, un mort par balle. Ce dernier se nommait Harrison Grey, un Canadien originaire de Toronto. » Ils reprirent le break garé sur le parking de la poste. En montant à l’arrière, Kate voulut se rassurer en touchant l’étui de son arme, désespérément vide. Elle se mordit la lèvre inférieure : « Non, cela suffit, trop vu, trop ressenti pour ne pas craquer ! » Elle se ressaisit, pensant : « cette fois est “the Last”, ma dernière mission ! » Elle se devait de passer la porte de la maison de l’enfer. Harrison Grey, âgé de tout juste vingthuit ans, avait des millions de rêves en tête avant de croiser la route du démon. Voilà, c’était pour lui qu’elle se trouvait là, pour être certaine que le profil tracé de son assassin, Auguste Colard, ne laissait aucune zone d’ombre. Idiotie de certitude puisque la probabilité de se tromper existait bel et bien. Lorsque le véhicule s’engagea dans l’impasse, elle fut étonnée de se retrouver au milieu d’une cité nouvelle. Tels des champignons, les pavillons parsemaient la campagne, à peine à quelques kilomètres de Vannes. Toutes plus jolies les unes que les autres, ces maisons lui parlaient de la province française, avec leurs volets bleu marine, leurs toits en ardoise, leurs jardins au carré avec de la pelouse à peine naissante. Elles lui chantaient l’arrivée prochaine de flopées de gamins. Les lieux l’appelaient pour tout lui dire : Kate ressentait les champs d’avant-hier, les bulldozers d’hier, les habitants de demain. Ainsi le killer avait habité ici, au milieu de la ruralité d’antan. La voie bitumée s’arrêta pour laisser place à un sentier impraticable en voiture. Ils se garèrent derrière un camion de déménagement et continuèrent leur chemin à pied. Un gamin portait un énorme nounours en peluche rousse, il leur fit un merveilleux sourire pour leur suggérer « Bienvenue dans mon chez-moi, mon nouveau quartier ! » Utilisant la patte de son ours, pour en faire un micro, il mima un show, sautillant puis tournoyant. Kate frissonna, repensant à sa première affaire, celle du lac de Viceroy. Décidément, ses démons ne la quitteraient jamais. Le sentier se fit mince, l’enfant disparut. Au-delà d’une colline boisée, Kate aperçut un nuage s’élevant du sol dans un immense champ. Une moissonneuse coupait le blé… au loin, pas si loin… Un fil électrique barrait l’accès à la parcelle. Elle se plia pour passer sous l’obstacle. En plus de ses chaussures inadaptées au périple, sa robe cintrée la gênait dans ses mouvements. Les pans de son trench léchèrent la terre. L’un des gendarmes se fit prévenant, lui proposant galamment sa main. Les Français, c’était aussi cela, ces gestes attentionnés. Les policiers canadiens agissaient différemment avec Kate, vraisemblablement parce que, là-bas, elle dissimulait sa féminité sous des pantalons trop larges. Non, tout simplement, ils ne se le seraient pas permis, la considérant comme un être à part avec des photos de cadavres plein sa sacoche. Les herbes folles envahissaient le lopin, jadis bien entretenu. Une poule apeurée tenta un envol, deux pies l’attaquaient, vision surréaliste. Kate crut discerner un potager à l’abandon, puis vit la niche du chien. La chaîne traînait sur le sol, suffisamment longue pour permettre à l’animal de s’ébattre, mais trop courte pour lui donner la possibilité de gratter les murs en tôle du mobile-home. Ils entrèrent en premier, elle hésita avant de gravir la marche en bois, respirant très fort, comme à son habitude, pour s’emplir de bonté. Ensuite, l’air lui deviendrait irrespirable, saturé par les souvenirs du monstre. Elle franchit le seuil, gonflée du dedans. Les détails les plus infimes racontaient tout de lui… Elle les prit en pleine face, un à un : le calendrier des postes punaisé sur le mur, la bêche au manche usé soigneusement rangée dans un coin à côté d’une paire de bottes, trois manuels posés sur une étagère en pin, un sur la pêche en rivière et deux sur la chasse. Elle s’avança jusqu’au coin cuisine. Au fond de l’évier en inox, une tasse prenait la poussière. Kate la déplaça machinalement et fut surprise de découvrir trois lettres, STW, minutieusement gravées dans le bac en aluminium. Cela ne figurait dans aucun rapport. Elle trouva ce même signe, reproduit à deux reprises sur le bord de la cuvette des toilettes et dans la douche. Le gendarme dit : — Il vivait seul avec son épagneul… Il a été abattu… Enfin la bête. Kate resta silencieuse ; dans vingt-quatre heures, elle reprenait un vol pour Toronto… Un rayon de soleil s’infiltra par la porte restée entrebâillée… Dans deux jours, elle tournerait définitivement la page. Bientôt, elle embarquerait sur le “Art Coast”, direction l’Arctique. Nicolas lui manquait, il viendrait à l’aéroport.

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