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1376 Mots
PVD d'anna D'une main tremblante, j'enfonce la clé dans la serrure de la porte, actionne la serrure et l’ouvre. Les larmes me montent aux yeux, n'arrivant pas à réaliser que je vais vraiment franchir un nouveau pas dans ma vie. Eloïse qui était à mes côtés glisse doucement sa main dans la mienne pour m'apporter du soutien. J'aurais aimé que Hugo soit là. Je souris à Eloïse et ensemble, nous franchissons le seuil de ma nouvelle maison. Je me suis enfin décidé à acheter la maison la semaine dernière sous les encouragements d'Eloïse et maintenant que j'y suis, je ne regrette rien. Il y a bien-sûr des rénovations à faire, mais pour rien au monde, je ne voudrais échanger cette magnifique vue sur la mer que j'ai. Je me tourne vers Eloïse toute souriante et me dirige vers le jardin ; il y a plein de feuilles mortes, mais la terre est cultivable et c'est tout ce qu'il me fallait. La piscine a aussi besoin d'être rénovée. Je pense que je n'aurais pas pu trouver mieux. -C'est une jolie maison que vous avez là Ann -Merci ma chérie Je lui tire légèrement la joue et lui fais un bisou dessus. Eloïse, c'est comme la fille que je n'ai jamais eu. J'ai beaucoup d'affection à son égard et cela n'a rien à voir avec le fait qu'elle soit sortie avec mon fils. Je vais bientôt devoir me séparer d'elle, car son bras va presque totalement bien, La plaie qu'elle a sur le front cicatrise bien et les douleurs ressenties au niveau de sa cage thoracique se font moindres. -Tu vas avoir du pain sur la planche pour la rénovation et pour la décoration -Concernant la décoration… -Oui ? -Je me disais, comme tu travailles dans le secteur artistique, pourquoi ne pas t'embaucher ? Elle écarquille les yeux et joint les mains devant sa bouche puis son cœur avant de faire un bond sur place pour ensuite venir m'enlacer. -Oh, ouiiii. Oui ! Merci Ann. Tu verras, tu ne seras pas déçue -Avec toi, je ne l'ai jamais été Lolo n'a jamais connu sa mère. Cette dernière est morte à la suite infection pendant l'accouchement. Comme quelque chose qu'on n'a jamais eu ne peut pas nous manquer, cela n'a jamais été un trou dans sa vie ; surtout qu'elle avait un père aimant. Lorsqu'il fallait coiffer ou choisir une robe, Igor me confiait cela. Je me rappelle encore la panique qu'il a eue lors des premières règles de sa fille, c'était drôle et attendrissant à la fois. -Bon, maintenant qu'on a visité la maison, nous allons déjeuner à l'hôtel puis retourner à Paris -Déjà ? Mais non… je voulais encore profiter -Je ne veux pas que tu rates ton rendez-vous chez le docteur plus tard Elle croise les bras tel un enfant gâté. -Mais, il m'a vu la semaine dernière ! -C'est ce que justement, il avait dit Lolo ; il devait te voir chaque semaine afin de voir s'il n'y a pas de complications -pff Alors que je me dirige vers la sortie, elle m'emboîte le pas en traînant le pied. -Dépêche-toi sinon on risque de rater notre vol Elle marmonne quelque chose puis obtempère. C'était le genre de moment où on avait vraiment l'air d'une mère avec son ado en crise de puberté. Cela m'arrivait tout le temps avec Hugo et Alain me reprochait souvent de ne pas le laisser évoluer comme un ado normal. Pour Alain, “ado normal” rimait avec faire la fête, prendre des drogues et être collectionneur de filles. Je n'aurais jamais accepté que mon fils soit comme ça, sachant pertinemment ce que ça faisait d'avoir le cœur brisé par la personne qu'on aime le plus et pour qui on a accepté de sacrifier beaucoup de chose. Pour sortir de ma nouvelle maison et atteindre l'hôtel, cela nous a pris environ 10mn de marche, car la maison est sur une colline. On a pris un petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel. Eloïse a insisté pour qu'on prenne une table où la vue sur la mer était dégagée tant elle appréciait le spectacle offert. Elle voulait même se baigner à la piscine, mais je l'en ai bien-sûr empêché, car on avait juste le temps de prendre une douche. ... Le vol s'est plutôt bien passé. Eloïse n’a fait que dormir tandis que je réglais les derniers détails pour une commande. Lors de l'atterrissage, nous avons directement pris un taxi pour nous diriger à l'hôpital et malgré le fait qu'il n'y ait pas d'embouteillage, nous sommes arrivées en retard. Lorsque c'est à notre tour de passer, nous nous levons ensemble pour nous diriger vers la secrétaire médicale. Ici, tout le monde me considère comme la mère d'Eloïse et je ne cherche pas à le nier. Alors que nous nous approchons de l'administration, un jeune médecin fait son entrée dans la pièce, avec ce qui me semble être un dossier, mais je ne fais pas attention à lui. Moi : Bonjour La secrétaire : Bonjour, que puis-je pour vous ? Moi : C'est pour un rendez-vous pour mademoiselle Eloïse La secrétaire : Vous devriez voir quel médecin ? Moi : Le docteur Alexander La secrétaire : Le docteur Alexander est… Le jeune médecin : Le docteur Alexander est absent aujourd'hui. Il a une urgence familiale et c'est moi qui le remplace aujourd'hui. Je suis le docteur Williams, mais vous pouvez m'appeler docteur Drew… Il nous tend à chacune sa main et lorsqu'il se tourne vers Eloïse, il lui offre un sourire charmeur. Dr. Drew : C'est pour mademoiselle Lambert, n'est-ce pas ? Moi : Tout à fait Il attrape un cartable, l'ouvre et fait une lecture silencieuse après quoi il nous incite à le suivre. Dr. Drew : Bien, allons-y. Les femmes d'abord Il s'arrête sur le côté et nous indique le chemin de sa main libre. Plutôt charmant le nouveau et si je me fie à ce sourire niais sur les lèvres d'Eloïse, elle a un coup de cœur pour lui. Une fois dans son bureau, il ferme la porte après nous avoir offert à chacune une chaise après quoi il reprend la lecture du dossier. Dr. Drew : Bien, mademoiselle Eloïse Allyson Lambert, comment vous sentez-vous après cette fameuse chute ? Il s'approche d'Eloïse et commence à l’ausculter. Ça se voit que les deux sont un peu stressés ; les mains du docteur tremblent légèrement tandis qu'Eloïse n'ose même pas le regarder. Ils sont ridicules, mais j'ai trop hâte de voir comment l'approche va se faire et il a intérêt à être quelqu'un de bien ce docteur Williams. Eloïse : Eh bien, je me sens mieux depuis la dernière fois ; je serai peut-être plus moche avec mon front, mais je tiens le coup Dr. Drew : Pourtant je vous trouve tout à fait ravissante malgré toi Eloïse : Je suppose que c'est parce que vous ne m'avez pas connu avant que j'aie cette marque Dr. Drew : Je serais dans ce cas peut être tombé carrément amoureux Leurs regards se soudent et ils restent comme figés dans le temps pendant un moment. Qu'ils s'embrassent tant qu'ils y sont ! Moi : Alors docteur… comment va Eloïse ? Dr. Drew : Je… euh… hum hum… Le docteur tire légèrement sa cravate pour se donner contenance. Dr. Drew : Eh bien, nous allons faire quelques exercices pour vérifier sa respiration comme elle a les côtes un peu endommagées puis on va vérifier son bras. Comme ça a l'air d'aller au niveau du front qui a l'air tout mignon, ce ne sera pas la peine de faire une vérification de ce côté là Il fait un clin d'œil à Eloïse qui sourit comme une ado. Il s'exécute et fait tout ce qu'il avait mentionné et grâce au ciel, tout va bien. C'est le moment de partir et en homme galant, il va nous tenir la porte. Eloïse sort en première. Lorsque j'arrive à la hauteur du docteur, je profite pour lui glisser une mise en garde. Moi : Je vous préviens docteur, Eloïse est comme ma fille. Si vous lui faites du mal, je vous broie les couilles entre deux rochers Pour toute réponse, il me sourit après quoi je vais rejoindre Lolo.
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