Il est 19h, Mady est assise sur le lit en position de cocon, il a peur et les larmes ne peuvent s’empêcher de sortir tout seul dans ces yeux. Il aurait envi d’appeler sa mère Aïda pour lui raconter tout ce qui se passe, mais à cause de tout ce remue-ménage, il ne sait pas où il a jeté son téléphone.
Mady dans sa tête : C’est vraiment de la m***e totale !
Le jeune homme est de plus en plus désespéré, d’autant plus qu’il s’est bien rendu compte que cette maison est une forteresse, il lui sera impossible de fuir sans éveiller l’attention de tout le monde.
Sur le coup de la fatigue et du désespoir, le sommeil commence à emporter le jeune homme qui est toujours assis sur le lit, ses deux genoux repliés devant lui et sa tête posée sur eux.
C’est alors qu’il entend la porte de la chambre s’ouvrir brutalement, ce qui le fait sursauter et quand il lève la tête, il voit Hector qui s’approche de lui avec son air furieux.
L’homme met un doigt sur sa bouche pour dire au garçon de ne pas crier, car il a bien vu que Mady est complètement effrayé.
Mady : Qu’est-ce que tu me veux encore ?
Le garçon parle avec une voix remplie de crainte et de frayeur et recule sur le lit en même temps pour être plus loin possible de l’homme.
Hector : Je suis venu me rassurer que tu n’avais pas ouvert ta grande bouche. Mais à ce que je vois, tu te comportes comme un bon garçon.
L’homme parle tout en s'asseyant sur les bords du lit.
Mady : Laisse-moi partir s’il te plait. Tu as eu ce que tu voulais non? Ton frère est mort alors, laisse moi retourner chez moi.
Le garçon supplie vraiment pour sa vie, car il l’a l’impression que cet homme va se débarrasser de lui pour qu'il ne dise pas à tout le monde ce qu’il avait fait.
Hector : Mon frère méritait de mourir, parce que c’était un prétentieux, arrogant, qui pensait qu’il valait mieux que tout le monde.
L’homme s’est mis debout maintenant pour parler et s’exprime avec colère dans la voix. Ce qui terrifie encore plus le jeune Mady. Hector continue de parler et fait les quatre cents pas dans la chambre.
Hector : Pourquoi mon père lui à tout laisser ? Même la gestion de l’entreprise familiale, alors que c’est moi son fils aîné. Ce gars m’a tout pris et en plus, il me prenait de haut, pensant qu’il valait mieux que moi. Maintenant, je vais voir qui rira le dernier, Eduardo.
Plus l’homme parlait, plus Mady commence à comprendre les choses.
C’est clairement une histoire de jalousie fraternelle et Hector en voulait tellement à son frère qu’il n’a vu d’autre solution que de tuer celui-ci. Mais le jeune homme ne comprend pas pourquoi Hector avait besoin de le mêler à tout ceci ?
Hector : Je sais très bien qu'Eduardo aurait préféré mourir plutôt que son nom soit mêlé avec une personne de ton genre. Alors, pour détruire encore plus son image et parce que j’avais besoin aussi de quelqu’un qui pourrait devenir son héritier et ainsi récupérer tout son argent pour moi. Alors, j’ai eu cette idée de génie de me faire passer pour lui et de t’épouser.
L'homme semble être fier de ce qu’il avait fait, il en rit même.
Mady est deux fois plus effrayer par l’esprit déranger d’Hector, il ne peut s’empêcher de pleurer encore et encore et de lui dire.;
Mady : Tu te rends compte que tu m’as détruit la vie ? Tu as brisé tous mes rêves, juste pour ta vengeance.
Hector change tout à coup d’attitude et essaie de s’approcher pour toucher le visage de Mady, mais celui-ci tourne sa tête à chaque fois, pour éviter le contact avec cet homme. Pourtant, avant tout cela, Mady se sentait rassurer à chaque fois que l’homme le touchait. Mais à présent, sa seule présence le dégoûte et lui donne envie de vomir.
Hector : Si tu fais tout ce que je te dis, rien ne t’arrivera. Au contraire, je pourrais même prendre soin de toi et de ta petite maman. Je pourrais même te donner tout le plaisir que tu voulais que je te donne.
Mady est de plus en plus choqué par l’attitude de cet homme.
Mady dans sa tête : Comment il peut dire ce genre de choses, alors qu’il est marié ?
Heureusement, l’homme ne tarde pas à quitter la chambre. Mais tout de suite après qu’il est parti, Mady s'effondre encore en larme et répète constamment ;
Mady : Il faut que j’arrive à sortir d’ici.
Pendant ce temps, Eduardo se reveil de nouveau sur le petit lit dans un coin, où Jibril et sa femme l’avait installé. L’homme se redresse et se met en position assise, bien que difficilement, car tout son corps lui fait mal et il a une fièvre brûlante.
Jibril : Vous ne devriez pas vous lever comme ça. Vous allez ouvrir encore plus vos plaies.
C’est Jibril qui rentre dans la pièce et se précipite pour tenir Eduardo par le dos.
Eduardo : Merci monsieur.
L’homme arrive à peine à parler
Jibril : Jubril. Mon nom est Jubril.
Le monsieur est maintenant accroupi devant Eduardo.
Eduardo : Merci, Jibril. Vous m’avez sauvé la vie, votre femme et vous.
Jibril : Vous me remercierez plus tard, quand vous serez complètement sorti d’affaire. Parce que si nous n'allons pas à l'hôpital rapidement, vous risquez de ne pas passer la nuit.
Le problème est que ni Jibril, ni sa femme ne possède de voiture et la clinique le plus proche d’eux se trouve à 20 minutes à pied.
Cependant, Jibril a réussi à avoir un ami au téléphone et celui-ci à une voiture. Il à promit de venir au plus vite pour venir chercher l’homme et l’emmener à l'hôpital.