22.Alexis, en quittant la maison de la Topaze, était allé à son étude, et avait attendu patiemment. Une heure après, un commissionnaire avait apporté une lettre à son adresse. Cette lettre, sans signature, était conçue en ces termes : Si le comte Kraïleff veut avoir la preuve de la trahison de sa maîtresse, il doit quitter son étude à l’instant même, et demeurer caché dans un coin de Paris jusqu’à ce soir. Ce soir, à huit heures, il aura la preuve irrécusable qu’il veut avoir, en se rendant au café de la porte Montmartre, au coin de la rue de ce nom et du boulevard. Alexis hésita un moment. D’abord il eut envie de retourner rue Drouot, de pénétrer jusqu’à Topaze et de lui mettre ces lignes sous les yeux. Puis il se souvint des paroles de Mariette. — Si vous ne m’obéissez pas, lui a


