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1480 Mots
Chapitre 3 : Billy (Iz) Après une longue attente c’était le moment tant attendue, pendant un court instant on pouvait voir le symbole l’armée gouvernementale sur le petit écran .puis d’un moment après quelques que interférences apercevoir un homme assis de peau foncée avec des cheveux grisonnant sur le haut de la tête qui portait de petites lunettes et qui était visiblement assommé par le poids de l’âge . Il prit la parole d’une voix étrange ,il peinait à prononcer chaque mots qui sortaient de sa bouche ,il était bien trop vieux pour diriger une nation et être sur le devant de la scène . Cela faisait cinquante ans qu’il était arrivé au pouvoir sur un coup d’état contre son regretté cousin Abuja NGOMO , qui était un dirigeant digne et bon qui se souciait de son peuple selon les anciens ,mais qui n’était pas apprécié des colons pour ses prises de positions . Alors ils avaient séduit Heing qui était proche de son regretté cousin ,il lui avait visiblement promis le fauteuil du pouvoir et les avantages qui suivent . C’est ainsi qu’un jour de novembre après 72heures de lutte au palais présidentiel le colonel Patrice Abuja fût capturé et exécuter à la demande de Heing ,juste que là il n’y avait pas encore de conflit dans le pays ,le seul conflit en ce temps était celui de l’indépendance contre les colons. Patrice Abuja NGOMO fût un grand homme et son héritage n’est point mort .on était très attentif à chaque paroles prononcées par le président de la République et ce que l’on redoutait tous était sur le point de se produire ,le message était très clair _vengez vos frères vos familles _soldats tuez les tous Exterminer moi tous ses enfants que les ruines et la mort ont engendrés _ À mort tous les Evousses _ À moooooort Telle était ses paroles la panique avait saisi tout le camp on était choqué et désemparée . Tout les rangs s agitaient , l’un des soldats de la puissance bleue nous ordonnait à plusieurs reprises de nous taire et de réformé les rangs , mais il en était de rien plus personne n’obéissait aux ordres c’était devenue le chaos dans la cours l’atmosphère devenait de plus en plus tendu dans le camp. Suites à notre refus d’obtempérer les soldats n’avaient pas d’autres choix que de pointé leurs armes sur nous car eux aussi commençaient à craindre pour leurs vie et la stabilité du camp . Malgré plusieurs armes pointé en nôtre direction personnes ne s’exécutait au contraire il y'avait encore plus de bruits dans le camp . Au vue de la situation l’un des soldats demandait l’ordre de nous neutraliser en tirant sur l’un d’entre nous . On avait vite fini par comprendre que l’un d’entre nous allait mourir ou plus si l’on n’obéissait pas à cet ordre ,le premier rang se reformait ,puis vint le second et le dernier. Mais dans ce dernier rang seule un Evousse n’avait toujours pas exécuter l’ordre. Il s’agissait de Billy ,il était restée hors de son rang immobile le regard perdue on aurait dit qu’il était possédé mais aussi effrayé . Les soldats n’arrêtaient pas de hurler sur lui mais rien . _ À terre , j’ai dis à terre _lève tes mains et obéi bon sang Un autre s’écriait un peu plus loin _Fais pas le c*n et mets toi en rang _on ne va pas hésiter à ouvrir le feu obéi merdeux Telle étaient les paroles du sergent Mendes il paraissait plus nerveux que le reste des soldats . Il était visiblement prêt à en découdre. Mais Billy ne réagissait toujours pas , à ce moment précis j’avais juger nécessaire de sortir de mon rang et saisie Billy par le bras en lui demandant d’arrêter et d’obéir et que les choses pourraient mal se terminer ,mais hélas il ne m’avait point écouter . Il sortit une lame dissimuler dans son short j’étais piégé et étonné était-ce bien ça l’étrange sensation de cette nuit dans mon lit ? Et là une pluie de balles tirer par les soldats venait s’abattre sur Billy . Le fait de l’avoir criblé de balles et littéralement tué sous mes yeux venait peut-être de me sauver la vie . Mais voudrait-il réellement s’en prendre à moi avec cette arme ? Je ne comprenais pas ,Billy gisait au sol dans une marre de sang, son sang je pouvais voir son âme quitter ses yeux sombres et en voir s'y échapper une fine larme . Ses derniers mots étaient > qui voulait dire dans sa langue maternelle > . Billy était d’un village du nord-ouest voisin du mien , ils étaient réputés pour la complexité de leur langue ,le ‘’Mbock'' . Le reste des Evousses et moi ne pouvions que lui rendre un dernier hommage en chant . Billy venait d’être tuer sous nos yeux ,on avait tellement flirté avec la mort que le voir partir maintenant après avoir pu sortir de la milice était un réel gâchis. Les grands chefs disaient que seule les plus forts se relevaient et les plus faibles restaient coucher sur le sol fauché par la mort . Pendant un court instant certains souvenirs enfouis au fond de moi refaisaient encore surface ,on aurait dit un volcan en pleine irruption. Les souvenirs de certaines nuits dans la milice prenaient encore place , durant ces dernières on fumait, buvait ,se droguait autour des jeux de cartes on se sentait comme les maîtres de ce monde qui ne nous appartenait point ,on était fou . On avait presqu’oublier nos familles ,la seule semblait être là milice. De retour face à la réalité on pouvait entendre le chant du guerrier repris par les frères EVOUSSES et ensuite par moi-même dans le camp de Gaïo. On aurait dit une chorale selon les religieux ,le désir était plus fort que nous on chantait de tout nos cœurs et toutes nos âmes. Chacune de nos paroles étaient comme un cris de SOS et un appel à demeurer fort comme son nom l’indiquait ,le chant du guerrier , n’être en Evousses mourir en Evousses. Agrippons nous de toutes nos forces à ce peu d’espoir , combien de jours ? combien de nuits ? Enfant d’une Afrique joyeuse meurtri par les hommes qui nous divisent et nous divisent encore et encore ,le destin pour nous a joué les bonnes cartes mais les hommes n’ont pas été de cet avis , enfants de la rive de droites , enfants de la rive de gauche Derrière nos âges se cache des larmes >> Je ne pouvais pour rien au monde oublié ces paroles . Elles me rappelaient l’enfant que j’avais cessé d’être lorsqu’il y’a deux ans la milice attaquait mon village m’arrachant à ma famille et faisait de moi un garçon Evousse un guerrier du mal ,une petite mort comme nous appelait souvent le kada ,le maître féticheurs de la milice qui l’avait entendu dans les médias à la radio. « Qui tue par le glève péri par le glève » Ces inscriptions étaient marquer sur l’une des voitures de la milice je ne sais pas à qui ce message s’adressai mais chacun en tirait sons sens pourtant le message semblait claire C’était un passage des écritures saintes dans la Bible. La triste journée de la disparition de Billy fût nommée Yora ce qui signifiait cries dans sa langue , aujourd’hui encore nous la célébrons . Billy n’avait peut-être pas tord ,dans la même journée on pouvait entendre les bruits des pas près de la porte du dortoir . C’était quelque chose d’inhabituelle ,en général les soldats faisaient la ronde en-dehors du dortoir je regardais autour de moi et je voyais des enfants effrayés et affamés. Les bruits des pas qui se rapprochaient de notre la porte de notre dortoir devenait de plus en plus insistant puis le moment que l’on redoutait le plus venait de se produire encore une fois.
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