EPISODE 1
Marchant derrière le chauffeur que mes parents ont disposé pour m'accoster à mon arrivée à Vienne, je discute avec ma mère au téléphone, la seule que je considère comme mon parent d'ailleurs. C'est difficile à expliquer mais je pense qu'un jour ça se saura, le pourquoi je ne considère pas mon « père » comme « père ».
⟨⟨ — Si mama. Le vol s'est bien passé sinon je ne serai pas entrain de te parler là.... Oui d'accord ne t'inquiètes pas. Je gère.... Te quiero mucho aussi mama. Si .. si ciao. ⟩⟩
Et je raccroche. Cette femme, bien qu'étant une vraie pipelette, c'est ma mère. Et je l'aime comme elle est. Arrivée près de la voiture, je râle. C'est toujours ma mère, elle veut toujours qu'on sache que nous ne sommes pas n'importe qui, mais moi je n'aime pas me faire voir. Et c'est aussi le pourquoi j'ai quitté mon pays natal qu'est l'Italie pour étudier à Vienne. La capitale de l'Autriche.
Je rentre dans la limousine blanche sous les regards exacerbés des gens qui nous regardent. Après être bien assis, j'enlève ma jackette et reste dans mon t-shirt manches courtes blanc de marque LucenT. Une marque que je kiffe au plus haut point.
Je mets la musique et me laisse aller sur l'ambiance festive qui règne à l'intérieur de la voiture que seul moi suis. C'est Dime_si_te_acuerdas de Bad Bunny. Un artiste de la chanson dont je suis un très grand fan. Après le passage de cette chanson sonne celle qui suit : Ahora_soy_peor de ce même artiste. Quelque minutes après, je sens la voiture se garée et avant que le chauffeur ne descende pour m'ouvrir la portière, je descends de moi-même et reste interdit devant ce que je vois.
Je sors mon portable et envoie un bref message à ma mère, sachant pertinemment qu'après l'avoir lu, elle sourira comme une dingue devant l'écran : ⟨⟨ Mama, TE QUIERO MUCHOOOOO !!! ⟩⟩. Je n'ai jamais vu une maison aussi belle. Toute en blanche. J'avance et ouvre la porte grâce à la clé qui se trouve dans la serrure m'attendant.
Plus amoureux de ma mère que moi, tu meurs. Je rentre dans le grand salon après être passé par une autre porte. La cuisine est en rouge écarlate et noire, la salle à manger bien rangée. Du côté droit du salon se trouve un escalier qui mène à l'étage supérieur. Après les avoir monté, je me retrouve dans un long couloir comprenant en tout huit chambres dont six avec de salle de bain. Ma mère, elle ne fait pas les chose à moitié.
Je me jette sur le lit de l'une des chambres que j'ai choisi à cause de l'espace. Je regarde par la fenêtre et vois la piscine et derrière la clôture de la maison une multitude de maisons de luxe. J'enlève mon t-shirt et reste en débardeur blanc avant de descendre au salon.
Je vois le chauffeur se tenir droit debout à côté de ma valise au milieu du salon. J'avance vers lui en griffonnant quelque chose sur le chèque dans mon chéquier que je déchire et lui tends. Il décline l'offre en me disant :
⟨⟨ — Votre paternel espère que vous vous sentirez à vos aises dans cette demeure.
— Dîtes à mon paternel, reprends-je en appuyant bien sur le mot, qu'il peut aller se faire foutre. Et tenez si vous ne voulez pas que je me fâche. Continuai-je en le fixant d'un air sombre. ⟩⟩
Il s'empressa de prendre le chèque de dix mille euros que je lui tends. Après une révérence, il tourne les talons et ressort de la maison. Je tire la valise jusqu'à ma chambre, enfin celle que j'ai choisi pour le moment et commence par ranger mes affaires.
***
Je me laisse tomber dans l'un des grands canapés du salon après avoir rangé les courses dans les étagères et dans le réfrigérateur. Les poulets et ailes de poulet dans le congélateur. _Qu'est ce que je vais m'ennuyer ici !_ pensai-je quand on sonne à ma porte. Je me lève nonchalant avant d'avancer pour ouvrir. À peine ouvre la porte que je reçois un jet d'eau en pleine face. Je râle de tout mon être sous le rire de Julia Robb's.
Cette fille c'est un cas. Je fonce sur elle manquant de trébucher en sautant par dessus ses valises quand elle court jusqu'à l'arrière de la maison. Je la vois debout devant la grande piscine, et oui la grande piscine, quand je fonce sur elle et tous deux nous tombons dans la piscine.
Je bats rapidement les pieds pour revenir à la surface de l'eau et la vois me lançant un scarface avec un sourire sardonique collé au visage. Je fais une moue désolée tout en gonflant mes joues d'air. Elle finit par sortir da la piscine sans mes dire mot.
Je la poursuit et à son niveau, je tente de poser ma main sur son épaule droit qu'elle tient en même temps et me fait balancer par dessus elle tout en s'abaissant. J'atterris face contre le gazon synthétique quand elle s'assoit sur mon dos pendant que mon corps me criait douleur et me souffle à l'oreille :
⟨⟨ — On ne baisse pas sa garde tant que l'arbitre n'a pas soufflé la fin du match, pequeño. ⟩⟩
Je la sens entrain de sourire et se lever pour me dépasser quand j'attrape à mon tour son pied la faisant perdre l'équilibre. Elle pousse un cri d'effroi quand je me lève aussi en titubant allant vers elle.
⟨⟨ — Et c'est la fin du match, chica ! ⟩⟩
Je deviens hilare en la voyant soulever son visage avec un peu d'herbe dans la gueule. Je tente de courir quand elle me suis elle aussi en course et rentre dans le salon. Ne sentant plus des pas de course derrière moi, je me tourne et la vois elle aussi interdite au milieu du salon qu'elle dévisage la bouche ouverte.
⟨⟨ — C'est jolie mon chez moi non ? Lui demandai-je.
— Chez nous ! Me corrige-t-elle. ⟩⟩
*À_suivre dans l'épisode 2.*