PÉRÉGRINATIONS AVEC UN COQpar Jung Young-moon Traduit du coréen par Cha Hyang-mi, Choi Seo-yeon, Hwang Hee-young, Lee Jung-hwan, Lee Seung-shin, Lee Tae-yeon, Moon So-young et Park Jang-hee avec le concours de Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet Très tôt le matin, j’ai été réveillé par de longs appels lancés à plusieurs reprises. Après avoir tendu l’oreille un moment, j’ai reconnu le chant d’un coq. Pour interpréter ce qui m’avait fait l’effet d’hallucinations auditives, j’avais échafaudé de vagues hypothèses : j’avais pensé d’abord au tintement d’un triangle frappé doucement dans l’obscurité, puis aux appels étouffés de quelque personne dans les parages, enfin au chant d’un de ces oiseaux au long cou genre aigrette. Mais il était devenu clair qu’il s’agissait du chant d’un coq. Ce chant,


