Très vite, une violente tempête de sable s’est levée. Nous avions du mal à marcher, mais la tourmente a perdu peu à peu de sa virulence. Elle s’est calmée tout à fait, dévoilant une étendue dénudée d’une totale quiétude. Sous nos yeux se déployait un paysage majestueux, spectaculaire, façonné par le jeu du vent avec ces simples et minuscules particules que sont les grains de sable. Le spectacle était d’autant plus impressionnant que je voyais l’ombre jouer de façon dramatique avec la lumière au fur et à mesure que le soleil avançait dans le ciel, au point d’évoquer tout à la fois la naissance du monde et sa fin. Et pourtant, ce désert silencieux me faisait l’impression de n’être qu’une photo ; en tenant soigneusement compte des reliefs et des lignes de partage, je l’ai pliée en deux et gli


