— Autrefois, vivait un prince qui se déplaçait comme un pauvre sur sa jument... Il s’arrête, me regarde. Comme d’habitude, il sait manier l’art du sous-entendu pour emmener le public dans son récit. Les autres, comme prévu, se moquent copieusement de moi. Il continue après avoir souri. Le soleil baisse de plus en plus, l’ombre grandit autour du feu. — Et pourtant, ses affaires étaient si prospères qu’il avait du mal à cacher tout son or, ses diamants, son argent dans des salles obscures, secrètes. Des trésors parfois enfouis, mais toujours gardés par des hommes jour et nuit ! On disait qu’il ne savait même pas le montant de sa fortune tellement il était riche. — Yonan, je voudrais cinquante colliers de diamants. — Chut, écoutez la suite. Malgré tout, il n’avait pas d’envie, de désir,


