La lumière de fin de journée m’agresse, elle étincelle de mille feux. La sueur colle aux vêtements, la chaleur est suffocante. J’arrive devant la maison familiale, désagréablement surpris par ce que je découvre. Une petite foule bigarrée attend dehors, ce n’est pas bon signe. Je pénètre presque comme par effraction dans la salle dénudée aux murs rugueux, blanchis par la chaux. Dans la pièce sombre, je perds tous mes repères. Peu à peu, je commence à discerner les formes et les couleurs. Toute mon attention se porte d’abord sur ces surfaces craquelées par le temps. Puis des voix s’élèvent, des flammes de bougie vacillent. À leur clarté, des silhouettes se découpent en ombres chinoises. Des émotions me submergent. Mon frère Daoud, les yeux immenses de tristesse me prend par le bras et m’emmè


