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CHAPITRE 4 *** Méléa Anguile *** Aujourd’hui et comme la plupart du temps, je suis restée à la maison avec Jody. Le matin, j’ai reçu deux clientes qui sont venues récupérer des articles réservés et me donner mon argent. Le midi, j’ai mangé avec Corinne et Jody à la maison et l’on est restée à discuter longuement pendant qu’il faisait la sieste après le repas. J’attends toujours qu’elle me trouve la personne que j’ai demandé. Corine: Ma sœur n’a plus son contact mais ce qui est là c’est qu’elle va chercher. Moi: ça devient urgent pardon. Corine: Mais c’est comment ? Il ne fait plus ce que tu veux ? Moi: Humm Yannick est devenu bizarre je te dis que même hier, je l’ai chauffé à mort, il a préféré jouir dans ma bouche plutôt que de me prendre. Corine: Oh ? Mais peut-être qu’il était fatigué et il ne s’est pas contrôlé. Moi (la regardant): Je connais Yann, il ne refuse jamais mes fesses, même s’il a travaillé 12h d'affilée, même s’il a bu comme je ne sais quoi, même s’il est énervé, il ne dit jamais non ou repousse. Corine: hum Moi (souriante): Bon après j’avoue quand même qu’il s’est très bien rattrapé ce matin. Corine: hum le goût de ça ! Moi: J’ai même encore le frisson quand j’y pense. Mais bref, ça ne veut rien dire. Je le trouve trop rebelle en ce moment, il a toujours une excuse pour tout. Corine: Il te dit quoi ? Moi: Je lui dit que donne une date pour les présentations. Il sort que oh il n’a pas l’argent pour le moment, que oh il ne peut pas venir se présenter seul comme un orphelin. Corine (allongeant la bouche): Et il veut venir avec qui ? Sa sorcière de mère ? Moi: Huum et son frère ! Et l’on sait très bien que sa mère est décidée à mener la guerre contre moi. Je te dis que je rêve même déjà d’elle la nuit. Corine : Ils sont de Ndendé 9 routes c’est sûr ! Moi: Non de Tchibanga ! Mais bref là n’est pas le sujet. Corine: Et son frère ? Tu t’entends quand même avec lui ou pas du tout ? Moi: J'ai d’abord l’occasion de le voir ou lui parler où et quand ? Avec le chien méchant de copine qu’il traîne avec lui. Corine: Tu vas dire qu’il ne vient jamais voir son frère ou bien tu ne pars pas chez eux ? Moi: Depuis qu’il est papa là, je ne le vois plus ici, c’est Yannick qui passe là-bas chaque semaine. Son numéro même c’est sa go qui répond. Corine: Et tu vas me dire que là-bas aussi elle est normale ? Jusqu’à elle arrive à contrôler le gars comme ça ? Tu vas me dire que c’est naturel ? Moi: Et puis, il parait qu’elle est vite tomber enceinte du gars hein ! Personne ne la connaissait encore chez eux alors qu’elle était déjà enceinte. Corine (le regard éclairé): Mais attends un peu ? Moi: Quoi ? Tu penses à quoi ? Corine (me regardant): Si tu insistes autant avec Yannick, pourquoi tu ne lui fais pas simplement un enfant ? Moi (soutenant son regard): Je n’y avais pas pensé… Enfin pas pour le moment… Je voulais surtout qu’il vienne d’abord se présenter chez mes parents. Corine: Peut-être que tout ça va le pousser à accélérer les choses en même temps hein. Moi (réfléchissant): Huum pas faux ! Corine: Après tu fais comme tu veux, c’est ta vie et c'est toi qui vit avec la personne et qui le connaît le mieux. Moi (soupirant): Je vais étudier cette possibilité mais là Yann me prend la tête avec son comportement. Corine: Tu ne te dis pas que son ancienne femme avait peut-être raison par rapport à tout ce qu’il t’a dit sur elle ? Moi: Pas du tout, Yann voilà en quelques mois a investi dans une voiture et une maison. Ce qu’il n’a pas pu faire en 7 ans avec elle. A part lui faire 2 enfants et le stresser, elle a accompli quoi ? Corine: N’est-ce pas toi qui m’a dit qu’elle a construit et tout ça ? Moi: C’est normal vu qu’elle est allée vendre ses fesses à un homme qui a beaucoup plus d’argent. Corine: Ah ça ! Peut-être même qu’elle sortait avec le monsieur en question depuis longtemps. Moi (tournant les yeux): Mais bien-sûr ! Je soupçonne même qu’elle a couché avec le frère de Yannick. Corine: Oh ? Moi: Je te jure, ils sont trop proches un genre. Bref, je préfère ne pas m’égarer partout, je me concentre sur Yannick parce que les autres issues sont verrouillées pour le moment. Corine: En tout cas, je vais activer ma soeur encore cette semaine. Moi: Oui, fais ça pardon. Et sinon toi-même ? Corine (sourire): Ma copine, je te dis que le blanc c’est la base. Les expatriés qui sont versés là, il n’y a pas de belle-famille ou prières ou sorcières qui va venir te perturber. Je te parle, je suis en train de remplir mon compte en banque. Moi (grimaçant): Huuum mais l’affaire de laisser un vieux frippé avec le s**e non coupé monter sur moi, ne m’enchante pas. Corine: Ce ne sont que des détails. Si j’ai besoin après, je sais où aller me faire bien secouer. C'est bien si elle y trouve son compte, je préfère me gérer avec mes parents gabonais pardon. Elle est rentrée chez elle lorsque Jody s'est réveillé de sa sieste. J’aurai dû le mettre à la crèche parce qu’il s’ennuie chaque jour à la maison. J’ai fait un peu de jeu et coloriage avec lui en attendant l’heure de préparer le repas. Jody est timide comme enfant mais tu sens qu’il est très attentif et il comprend rapidement. Il aime bien quand les fils de Yannick sont là parce que ça lui fait de la compagnie. Mais eux, ils sont gonflés comme des pains et pas toujours agréables avec lui. En tout cas, lorsqu'ils sont là, ils ne gèrent pas Jody, chacun fait sa vie de son côté. Je n’aime pas les enfants de Yannick, ils sont trop insolents, depuis la première fois qu’ils ont dit que j’ai un gros front, je ne peux plus me les encadrer. Certes, ils ne me parlent jamais mais je vois bien comment ils me regardent, surtout l'aîné. Kenny parle beaucoup mais l'aîné observe et si tu t’en prends à son petit-frère, il se dresse comme un méchant loup. Lorsque Yannick est rentré à la maison, il était étrange tout d’un coup. Il avait une tête d’enterrement à tel point que j’ai cru qu’il allait m’annoncer que sa sorcière de mère est enfin morte. Il a tracé dans la chambre après avoir lancé un "bonsoir tout le monde”. Je n’ai même pas eu droit à un b****r pour vous dire. J’ai laissé ce que je faisais pour le suivre dans la chambre, il ne m’a même pas entendu entrer, il était en train de ranger sa veste en marmonnant entre ses lèvres. Moi (le regardant): Bébé tu as un problème ? Yann (marmonnant): Moi (m’approchant de lui): Yann ? Yann (levant le regard): Quoi ? Moi (arquant les sourcils): Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu parles seul ? Tu as un problème ? Yann (déboutonnant sa chemise): Non aucun… Je réfléchissais c’est tout. Moi (croisant les bras): Ah bon ? Et à quoi comme ça ? Yann (soupirant): Au travail, à la vie… Bref, je vais à la douche. Il a terminé de retirer ses vêtements et il est sorti de la chambre en caleçon en me laissant planter là. Il réfléchit ? C’est une nouvelle manière pour lui de réfléchir ? J’ai ramassé les vêtements qu’il a laissé traîner au sol en faisant le tri et allant les ranger au sale. J’entendais l’eau couler dans la douche et quand je suis passée près de la porte je l’ai entendu. Yann (grognant): Puain de m***e ! Fais chier. Moi (restant debout): Oh ? Il y a quel problème ? Puis plus rien, juste le bruit de l’eau. J’ai continué mon chemin. J’ai dressé la table et après avoir longuement réfléchi, j’ai fait deux vinaigrette balsamique et j’ai mis un peu de poudre dans celle de Yannick. Trop c'est trop, il commence à me fatiguer. Je ne comprends pas pourquoi ça n’agit plus ? Tchuiiip il faut que je trouve autre chose. Yann est ressorti en venant dans la cuisine où il s’est mis à tourner en rond. C’est quoi ce comportement ? Il a fumé ou quoi ? Je l’ai regardé et je remarque qu’il a porté ses vêtements à l’envers. Le tee-shirt à l’envers avec les coutures et les étiquettes visibles. Je crois qu’il a fumé c’est sûr ou qu’il a vraiment un problème parce qu’il n’a pas l’air saoul. Moi (le regardant de travers): Tu as mis ton tee-shirt à l’envers Yann ! Yann (tirant dessus): Pfff merci. Il a enlevé le tee-shirt en le retournant et le mettant correctement. Il s’est servi un verre d’eau fraîche qu’il a bu d’une traite avant de s’en resservir un deuxième qu”il a vidé de la même manière puis il s’est directement assis à table les yeux rivés vers la télévision. Jody s’est approché de lui en lui parlant qu’il ne répondait pas et avait le regard fixe. Moi (mettant les plats à table): L’enfant te parle Yannick ! Yann (baissant les yeux): Oui ? Jody (tendant une feuille): Regarde. Yann (prenant le dessin): C’est toi qui a colorié ? Jody: oui… avec maman. Yann (posant la feuille): C’est très bien, bonhomme. Jody: Demain, je vais encore faire. Moi: Jody assieds-toi on va manger. Yann lui a tiré la chaise et il a grimpé dessus. J’ai servi tout le monde et poussé la vinaigrette vers Yann. Il en a mis sur sa salade et il a mélangé le tout. Ce n’est pas le bon monsieur, je vois qu’il prend la salade avec sa fourchette, il ouvre la bouche, la nourriture retombe dans l’assiette et il se met à mâcher dans le vide en regardant toujours la télévision et il a répété le scénario plusieurs fois. Moi (fronçant les sourcils): Yann ? Tu vois ce que tu fais ou pas ? Yann (me regardant): Pardon… Il s’est mis à manger correctement. On dirait quelqu’un qui a reçu un goumin intergalactique. Ce genre de goumin où quelqu’un te sourit seulement dans la rue et tu commences à pleurer. Je ne l’ai jamais vu comme ça. Il avait la tête dans son assiette. Il a mangé toute sa salade en entrée avant de manger un morceau de poulet avec du manioc. D’habitude il discute quand-même mais là rien. Je me suis mise à faire la conversation mais le gars je sentais qu’il était ailleurs. Moi (me levant agacée): Bon comme aujourd’hui les gens sont comme des morts-vivants… Je préfère m’arrêter là. Jody (posant sa petite fourchette en plastique): Fini maman. Moi (débarrassant): C’est bien ! Yann (me regardant): Je pourrais avoir un yaourt ? Moi (le fixant): Ah ? Tu sais encore parler ? Yann (soupirant): stp … Un yaourt nature. Tu en veux Jody ? Jody (oui de la tête): A la fraise. Je suis venue déposer les yaourts nerveusement en ouvrant celui de Jody. Je suis partie dans la cuisine faire ma vaisselle tranquillement en pensant à comment régler tous mes problèmes. J’ai ensuite emmené Jody au lit, je lui ai lu une histoire. Tout ça ce sont les enfants de Yann, toujours en train de lire le soir sur leur lit et maintenant Jody me fatigue chaque fois à lire une histoire. Je suis allée prendre ma douche, j’ai préparé mon vagin pour Yann ce soir, ça fait longtemps. Je suis resté presque une heure dans la salle de bain et je suis ressortie toute propre, enduite de crème et en nuisette. Je suis rentrée sous les draps en l’attendant, je n’ai même pas un peu sommeil. Il est arrivé une demi-heure plus tard en se couchant sur le dos. Je me suis retournée pour l’enlacer. Moi (douce): Bébé ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Yann (la main sous sa nuque): Rien, juste une journée compliquée au boulot. Moi: C’est grave ? Yann (me regardant): Non… Moi (caressant son torse): Je veux que tu te détendes. Yann: Ok Je suis passée au-dessus de lui, je suis nue sous ma nuisette. J’ai posé sa main sur mes seins pour qu’il les presse et je me frottais contre son entrejambe en gémissant doucement. Je me suis penchée pour l’embrasser à pleine bouche, lui mordant le lobe de l’oreille, léchant son cou. Je me suis redressée doucement en sortant son s**e tendu de son caleçon. C’est accroupie que j’ai laissé sa queue se glisser en moi en gémissant pendant toute la pénétration. Je l’ai fait ressortir lentement puis je me suis à nouveau assise dessus en me mettant à le b****r. Yann (grognant): Continues comme ça ! Moi (les mains sur son torse): Ca te plait ? Yann (gifle sur mes fesses): Oui. Je me suis complètement assise en repliant mes jambes et j'ai joué de mes reins à l'en rendre complètement fou jusqu'à la jouissance. Il s'est mis à grogner très fort en me donnant de grands coups. Il est resté immobile en moi avant de se retirer. Je l'embrasse encore et encore et ensuite je me suis levée pour chercher un gant de toilette pour lui. Je suis ressortie aller faire pipi puis me rincer proprement en revenant me glisser ensuite sous les draps. Yann a roulé sur le côté en me prenant dans ses bras. Moi (soupirant d’aise): Je t’aime Yannick ! Yann (fermant les yeux): Moi aussi je t’aime Marielle. Mon cœur a fait un bond dans ma poitrine et je ne me suis pas maîtrisée. Je lui ai flanqué une énorme gifle sans prévenir, il a bondi. J’ai la rage, donc c’est ce à quoi il pense depuis tout à l’heure, je me suis assise sur le lit les bras croisés en lui lançant un regard meurtrier. Yann (rouge): Mais ça ne va pas ou quoi ?? Moi (furieuse): Donc on termine de f***********r et tu m’appelles par le prénom de ton ex ? Tu es fou Yann ? Yann : C’est toi qui est folle ! Moi (haussant la voix): Donc quand on b***e c’est à ton ex-femme que tu penses ? Yann (massant sa joue): Tu ne cries pas sur moi Méléa. Je me suis trompé, l’erreur est humaine. Moi (tremblante): Pas ce genre d’erreurs Yann, pas ce genre et surtout pas maintenant ok ? Yann: Et tu crois que c’est ce qui te permet de te gifler ? Moi: Tu le mérites ! Yann: Si je te rends la gifle-là Méléa, tu vas te retrouver à l’autre coin de Libreville. Moi (me redressant): Tentes un peu Yannick Koumba ! Tentes un peu de me toucher, tu vas voir que je suis bien folle. Yann: Je n’ai pas envie de me disputer avec toi. Moi: Ah bon ? Yann (froid): Sache simplement que c’est la dernière fois que tu lèves la main sur moi Méléa. Je ne suis pas ton égal ! Moi (le fixant): Et toi c’est la dernière fois que tu m’appelles par le prénom de ton EX. Yann (s’allongeant): pffff Moi: Tu ne me pfff pas Yann, tu ne … Yann (m'interrompant): Tu me fais chier Méléa OK ? Tu peux la fermer ? J’ai envie de dormir et t’entendre me rend fou. Moi (choquée): Tu es sérieux-là ? Yann: Et si tu n’es pas contente, tu vas dormir avec ton fils ou dans le salon ! J’étais tellement choquée par son attitude que je n’ai plus rien dit, je ne savais plus comment réagir. Il s’est allongé sur le côté en me tournant le dos. Je suis restée une bonne partie de la nuit en me demandant où est-ce que j’ai échoué et comment ça se fait qu’à ce stade il pense encore à elle. C’est depuis qu’on l’avait croisé à Casino qu’il est devenu comme ça. Il ne va pas me dire qu’il s’est réveillé simplement à cause de ça. Les jours qui ont suivi, Yannick ne me parlait plus. Pendant une semaine, il rentre et il vit ici comme si on était colocataires ou même que je n’existais pas. Quand il rentre, soit il n’a pas faim, soit il mange chez sa mère ou pire chez son frère. Pour moi, c’est un grand manque de respect. Tu manges chez ta mère ou ton frère pour montrer que tu es trop fâché contre qui ? Tu joues au c*n mais même si je t’ai giflé c’était à raison. Tchuiiiip Le lundi, Yannick est allé bosser et moi j'ai déposé Jody chez ma mère. Je suis allée à Casino et j'ai été au rayon cuisine. J'ai acheté un grand couteau et une bouteille de vin blanc. J'ai longé toute la rangée de caisses avant d'apercevoir Marielle qui discutait avec sa voisine de gauche. Moi (posant les articles): Bonjour. Marielle (levant les yeux): Bon...jour ! Moi: Oui regarde-moi bien quand je te parle. Marielle (me regardant): euh pardon ? Moi (soutenant son regard): Je suis venue pour te faire passer un message ma chère. Je ne sais pas à quoi tu joues mais quand on a perdu dans la vie, il faut le reconnaître. Marielle (arquant les sourcils): Moi (la fixant): Tu n'as pas été à la hauteur, tu as été une mauvaise épouse même en tant que mère c'est moyen. Tu as perdu Yannick, après 7 ans, aucune réalisation ma chérie. Marielle (passant mes 2 articles): Je ne vais pas prendre le temps de débattre avec toi. Tu as raison, j'ai échoué et l'échec est souvent bénéfique. Comme tu as trouvé le mari, j'espère que tu feras mieux que moi. Moi: J'ai commencé pour ta gouverne. Simplement reste à ta place. Je suis prête à tout pour garder mon foyer. Je n'aimerais pas avoir besoin d'utiliser mon couteau et savourer mon verre de vin les mains sales. Marielle (rire nerveux): J'espère que tu sais où tu es tombé et sur quoi tu comptes. Moi (balançant un billet de 10 000 fcfa): Continues simplement à faire la p**e dans le ministère. Marielle (furieuse): Ecoutes bien Méléa, ce n'est pas parce qu'on est en public que je ne peux pas te tabasser comme l'autre jour. Je ne suis pas ta camarade et je ne te permets plus de te pointer me parler de la sorte. Moi (tournant les yeux): Et tu crois que… Marielle (se levant): Tu la fermes quand je parle ! Moi (reculant légèrement): Marielle: La prochaine fois que tu te le permets, je ne vais pas te louper ! Concentre toi plutôt à bien tenir Yannick. Je te laisse ce fardeau. *** Prince Nzinga *** Soraya (tremblante): Prince… encore! Encoooore … oui bébé ! Moi (mettant la main devant sa bouche): Chut chut chuuuut Soraya (plongeant son regard dans le mien): huuuum… han… (oui de la tête) … Je l'ai ramené assise sur mes jambes et elle a enroulé ses bras autour de mon cou en plaquant ma tête contre sa poitrine. J'ai posé ma main sur son ventre pour qu'elle le creuse plus encore et j'aille plus loin. Soraya (les yeux revulsés): ooooooh my God !! Je wanda sur les filles qui font ça avec leur yeux lors du ngass. Ça me stresse vrai vrai. On dirait que tu es en train de rentrer en transe et ton âme va sortir. Les weys du vampaya. Soraya a fini par jouir et je l'embrasse fougueusement pour étouffer ses cris. Soraya (me regardant): C'est trop bon. Moi: Ce n'est pas fini bébé. Soraya: Fais de moi ce que tu veux. Je l'ai mis en levrette et je l'ai pilonné fougueusement. Nous sommes tombés lourdement sur le lit tous les deux. Apoutchou est douce, vraiment douce, j'adore la moiteur de sa féminité et elle est étroite à m'en rendre dingue. Les filles qui viennent de découvrir le ngass (s**e) sont trop chaudes et elles deviennent vite accroc. Soraya en redemande tout le temps, dès qu'elle me voit et qu'on se retrouve seuls et en intimité, je vois ses yeux brûler de désir. Elle va me vider l'énergie bientôt. Soraya (caressant mes lèvres): Il faudrait peut-être que l'on se bouge non ? Moi (caressant son minou): On est bien là non ? Soraya (couinant): Ta famille va bientôt rentrer, je pense. Moi (mordillant son téton): Ouais… Nous nous sommes embrassés langoureusement et lentement. Elle s'est rhabillée pour aller prendre une douche chez elle. Et moi dans la douche à l'extérieur. Elle a promis de revenir. C'est dimanche aujourd'hui alors on profite beaucoup plus ensemble le weekend. J'ai terminé ma douche et une heure plus tard, ma mère est rentrée de l'église avec ma sœur. Les deux garçons sont dans leurs bails dans le pivot. Je les ai viré pour me retrouver seuls avec Soraya et que l'on profite. Maman: Ca va ici ? Moi: Ouais c'est tranquille. Et vous ? Maman: Le culte était bien. Bon je vais faire à manger. Moi: ok c'est top. Soraya est revenue 2 heures plus tard comme si de rien était. Elle est toujours la bienvenue chez nous et en plus ma mère aime accueillir et prier pour les gens, ça me dépasse même souvent. Et avec toutes les prières là, God n'a toujours pas fait pleuvoir les tchana (l'argent) sur notre nkama (maison). En ce moment c'est vraiment wazé mabanga (difficile) pour nous. Ma mère taffe dans une entreprise privée et ils sont en faillite alors elle a bientôt deux mois d'impayés sur son salaire. Ma mère gagne 90 000 fcfa et c'est clairement avec ça que l'on se débrouille au quotidien. Je pense vraiment trouver un taf le week end parce que c'est kinda. Quand je sonnais (voler) un peu les gens, j'avais quand même mon gain pour faire mes bails. Mais c'est vraiment difficile de s'en sortir sans tomber dans les longueurs. La vie c'est chacun son chacun. Tu vas demander à qui de t'aider. Pour la semaine prochaine, je n'aurai pas le gain pour finir la semaine même pour le taxi. Je ne sais pas comment j'irai à l'école, pourtant ce n'est pas loin. Je vais taper ma Moïse (marcher) oklm. Il n'y a pas le choix. J'avoue que la tentation de sombrer à nouveau est grande. Soraya: Prince on peut discuter stp ? Moi : Viens on sort, on va faire les 100 pas. Soraya (me suivant); ok. Moi (prenant sa main): Je t'écoute. Soraya (me regardant): Je veux que les choses soient transparentes entre nous. Nous sommes un couple et je n'ai pas envie qu'il y ait de la gêne mais que l'on se soutienne à tous les niveaux. Moi: ok… Soraya: Alors pourquoi tu ne me parles pas ? Moi (la regardant): Parce que ce n'est pas dans ma nature de me plaindre et d'être défaitiste. Depuis le départ du daron, j'ai un peu pris le relai et malgré la desh, je garde la tête froide et je fala (cherche) des solutions. Soraya: Oui mais moi je peux t'aider et je veux vraiment le faire bébé. Si c'est compliqué tu me le dis et je te dépanne. Moi (lâchant sa main): Ouais mais ce n'est pas ma déraille. Soraya: Arrête de faire l'orgueilleux ! Moi (fronçant les sourcils): Je ne suis pas orgueilleux. Je ne veux pas dépendre de ma meuf et qu'elle sorte des sous à chaque reprise. Soraya: A chaque reprise ? Je ne l'ai jamais fait Prince. Mais là c'est compliqué et tu vas faire quoi ? Tu préfères aller voler? Moi: pfff ne raconte pas n'importe quoi. Ce n'est pas la première fois que l'on galère et ça va passer comme à chaque fois. On trouvera des solutions. Soraya (me fixant): Je veux t'aider. Si tu veux tu me rembourseras et si tu refuses…. Moi (soupirant): Soraya non ! Soraya (haussant la voix): Non quoi ? Non, pourquoi ? Tu es orgueilleux Prince et ça vire a la stupidité. Tu as honte de perdre tes couilles si ta meuf te donne de l'argent? Moi: Tu ne me parles pas comme ça. Soraya: donc mieux on arrête de parler parce que tu m'agaces ! Elle est partie sans rien ajouter de plus.
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