XVIMalgré les savantes combinaisons de madame de Barizel, les choses continuèrent de suivre leur cours sans changement, c’est-à-dire sans que le prince Savine et le duc de Naurouse parlassent mariage. Leur empressement auprès de Corysandre ne laissait rien à désirer ; chaque jour c’étaient des parties nouvelles, des promenades à cheval et en voiture dans la Forêt-Noire, des excursions dans les villages voisins et dans les villes où il y avait quelque chose à voir, des petits voyages çà et là le long du Rhin ou dans les Vosges ; mais c’était tout. Savine se montrait ce qu’il avait toujours été : très éloquent en témoignages d’admiration. Il était impossible de voir des yeux plus tendres que ceux que le duc de Naurouse attachait sur Corysandre, d’entendre une voix plus douce que la sienne


