XVII

925 Mots

XVIIMadame de Barizel, qui avait horreur du mouvement, passait sa vie couchée ou étendue, ne quittant son canapé ou son fauteuil qu’à la dernière extrémité et dans des circonstances tout à fait graves. Cependant, lorsque Savine, qu’elle avait conduit jusqu’à la porte du salon, ce qui chez elle était la plus grave preuve d’estime ou d’amitié qu’elle pût donner, fut parti, au lieu de revenir s’asseoir, elle se mit à marcher à grands pas, allant, revenant, sans savoir ce qu’elle faisait, poussée par les mouvements désordonnés qui l’agitaient. – Mourir garçon, répétait-elle machinalement, mourir garçon ! Pendant assez longtemps encore, elle marcha par le salon ; puis, un peu calmée, elle alla s’allonger sur un divan, et là elle continua de réfléchir. Enfin, s’étant arrêtée à une résolution,

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