XXC’était le malheur de Savine de ne pas inspirer confiance à ceux qui le connaissaient, et Roger le connaissait bien. Tout d’abord, il avait éprouvé un moment d’émotion quand, Savine lui avait dit : « J’ai fait mon examen de conscience et ma conscience m’a répondu que c’était avec Roger que Corysandre pouvait être heureuse » ; et cette émotion était devenue plus vive quand Savine, mettant la main sur son cœur, avait ajouté avec des larmes dans la voix : « Un de nous deux est de trop à Bade, je vous cède la place auprès de Corysandre. » Mais cette émotion, qui n’était pas descendue bien profondément en lui, n’avait pas étouffé la réflexion. Comment Savine accomplissait-il un pareil sacrifice, lui qui n’était pas l’homme des sacrifices et qui n’avait jamais écouté que la voix de l’intérêt


