XXIMadame de Barizel avait cru qu’après le départ de Savine le duc de Naurouse prendrait la place de celui-ci, se poserait franchement en prétendant, et, dans un temps qui, selon elle, ne devait pas être long, lui demanderait Corysandre. Cela semblait indiqué, car bien certainement, si le duc de Naurouse ne s’était pas encore prononcé, c’était Savine, Savine seul qui l’avait retenu ; Savine éloigné, les scrupules qui l’avaient arrêté n’existaient plus. Il n’avait qu’à parler. Chaque soir elle avait donc interrogé sa fille. – Que t’a dit le duc de Naurouse aujourd’hui ? – Rien de particulier. – Je vous ai laissés en tête-à-tête. – C’est justement pour cela, je crois bien, qu’il n’a rien dit : quand tu es avec nous ou quand nous sommes en public, il a toujours mille choses à me dire,


