Jacques a dit : retrouve ta famille en larmes.

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« Jacques » -Hann père nous sommes arrivés nous sommes chez nous, cela fait des années que je n'ai pas vu ma petite Amalia ou encore Jean, je me demande s'il est toujours aussi poule mouillée ? Et puis mère a un nouvel enfant ? Quel est son nom père, à quoi ressemble-t-il ? Le vieux, jure dans sa barbe en jetant dans ses chariots des sacs remplit de pacotilles en disant : -Même la plus grande des sorcelleries ne nous permet pas de savoir à quoi ressemble une personne qui n'est pas en face de nous. Je lui réponds très sur de moi, le regardant droit dans les yeux, avant de le narguer de ma réponse -Et les devineresses alors, comment font-elles pour savoir qui est qui sans ne jamais les avoir rencontrés ? Il se met à rire de toutes ses forces, il rit tellement fort que des gens s'arrêtent, pour le regarder faire. Il me demande avec mépris : -Et ton père est une devineresse peut être ?  Il trouve sa réponse tellement drôle qu'il ne peut pas s'empêcher de rire encore et encore sans ne jamais s'arrêter. Mon père me tire vers lui, et me chuchote : -Ne fait pas attention à lui mon fils, porte moi ses sacs et court voir ta sœur, j'ai réussi à trouver cette soie arabe dont elle me rabâchait les oreilles sans cesse. Je porte le sac sur mon dos, descends du ponton, la terre ferme me semble vaciller un peu, je ne suis plus habitué à être sur du sol. Je tape mes pieds bien fermement sur le sol, oui c'est bon je suis sur la terre ferme, pas besoin de trembler pour çi peu. Je suis Jacques le tombeur des dames, et le leader de mes hommes, je dois reprendre mes esprits. Je resserre bien mon sac autour de mon épaule. Et je me mets à courir à toute allure, la route n'a pas changé elle est toujours la même. J'esquive tous les trous habituels, traverse la première colline en la montant comme un brave sans jamais reprendre mon souffle. Je cours sur le long de la dernière pente, avant d'arriver chez nous, il faut traverser un champ de blé, qui est toujours là. Je me surprends à sourire, à tourner en rond et à hurler dans ce champ de blé. " Qu'il est bon de rentrer chez soi ! "  Sur le flan de la vallée où se trouvait ce champ, je peux apercevoir ma maison. Je la vois, là bénie par la lumière du dieu soleil, éblouissante, rayonnant de mille feux.  Je cours vers elle aussi vite que je peux, ne fait pas attention aux feuilles ou aux branches qui se sont accrochées dans mes cheveux pendant ma course. Je ne fais pas attention au fait que mon cœur batte la chamade tout au long de ma course, ne fait même plus attention au fait que j'ai arrêté de respirer, à la fin de cette dernière.  Mon souffle est tout simplement coupé, car je ne pensais pas retrouver, après huit longues années sur les routes, une si magnifique maison, remplit de l'amour de ma seule et unique famille.   Je suis juste devant l'entrée de mon foyer quand je cris à m'en casser les cordes vocales  : -Mère ! Amalia ! Jean ! Où êtes-vous ? Je suis rentré !
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