Chapitre VIII

2592 Mots

VIIILes soirées s’allongeaient. Le temps clair et la progression inexorable vers le solstice d’été octroyaient des fins de journées très agréables. Devant la pension Gloanec, les artistes sortaient quelques chaises sur lesquelles ils se balançaient en conversant bruyamment. Quelques promeneurs flânaient sur la place tandis que les habitants prenaient le frais sur le seuil de leurs maisons. Il n’y avait pas de règle mais chacun savait bien que les portes allaient se refermer dès que le jour finissant se laisserait déborder par la nuit. Un air plus chaud donnerait un sursis, un vent frais en sonnerait le glas. On attendait encore la patache de Quimperlé. Pour sa vacation du soir, elle partait après le dernier train de Paris qui s’arrêtait vers dix-huit heures trente. Le moment du départ va

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