VIILe printemps était enfin là. La saison difficile avec ses pluies diluviennes semblait être terminée. Après crue et tempête, le climat affichait une nouvelle sérénité qui faisait preuve d’une certaine insolence face aux drames survenus. Le soleil léchait le toit des chaumières et donnait de l’éclat aux cascades des moulins. Les rues avaient perdu cette apparence morbide accentuée par les mares d’eau croupie qui les jalonnaient. Les pavés réapparaissaient sous la croûte de boue se morcelant en mosaïque désordonnée. Avec les premiers beaux jours et les bourgeons, les rapins étaient revenus. Ils occupaient plusieurs chambres chez Julia et, à la pension Gloanec, ils étaient quelques-uns à fréquenter la table d’hôte. Au manoir de Lézaven, Marie-Perrine Berger et ses deux filles hébergeaient


